Gala de la LNH: Jonathan Pitre vole la vedette

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Le «dépisteur d'un jour» Jonathan Pitre a charmé tout le monde mercredi soir. Il a même eu droit à une ovation.

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(LAS VEGAS) Les Sénateurs d'Ottawa n'ont pas été les grands gagnants de la soirée de gala de la LNH mercredi soir, ce titre allant plutôt à Carey Price et ses quatre titres, dont les deux trophées de joueur par excellence.

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Carey Price repart de Las Vegas avec quatre trophées individuels.

Jake Roth, USA TODAY Sports

Ils ne sont quand même pas repartis les mains vides alors qu'Erik Karlsson a mis la main sur son deuxième trophée Norris de meilleur défenseur.

Une de leurs sources d'inspiration de la dernière saison, leur «dépisteur d'un jour» Jonathan Pitre, a aussi volé la vedette quand il a été présenté à la foule en même temps que tous les autres Sénateurs présents, Mark Stone, Andrew Hammond, Cody Ceci et Bryan Murray, en plus de l'ex-Sénateur Daniel Alfredsson.

«Tu es notre héros», lui a lancé Karlsson en annonçant que la LNH l'invite au match des étoiles de l'an prochain à Nashville, alors que la Fondation LNH fera un don à Debra Canada, l'organisation qui appuie les familles comme la sienne affectées par l'épidermolyse bulleuse.

Le jeune Pitre, portant un habit que lui a acheté Sidney Crosby, a eu droit à une ovation debout de toutes ses idoles éparpillées sur le parterre de du MGM Grand Arena. «J'étais très, très surpris, je ne savais pas ce qui arriverait en allant sur l'estrade, a confié après coup le jeune homme de Russell, dans l'est ontarien. C'était vraiment cool. Le plus important dans tout ça, c'est de conscientiser les gens (à sa maladie).»

Le grand amateur de hockey n'était pas trop déçu pour ses favoris qui n'ont pas gagné, Mark Stone voyant Aaron Ekblad, des Panthers, remporter le trophée Calder de recrue de l'année, alors qu'Andrew Hammond n'a pas été retenu pour le Masterton pour la persévérance, qui est allé à un autre gardien, Devan Dubnyk, du Wild du Minnesota.

«Ceux qui ont gagné le méritaient, analysait Jonathan, l'enfant papillon. Mais c'est un peu plate que les Sénateurs n'aient pas tous gagné.»

Karlsson, qui avait gagné le même titre en 2012, a aussi eu une pensée pour feu Mark Reeds, l'entraîneur adjoint décédé en fin de saison, en plus de mentionner les maladies qui ont frappé le dg Bryan Murray et le propriétaire Eugene Melnyk.

«C'est un bon feeling, c'est certain. C'est gros, mais ça ne serait jamais arrivé si on n'avait pas eu notre séquence incroyable en fin de saison», a noté le capitaine, qui a gagné malgré le fait que Drew Doughty, des Kings, ait obtenu plus de votes de première place (53 contre 44) que lui. P.K. Subban, du Canadien, était l'autre finaliste et il a terminé troisième.

Consolation pour Mark Stone, il a été nommé sur l'équipe d'étoiles des recrues, alors que Karlsson était évidemment sur la première équipe d'étoiles. Hammond a quant à lui reçu une poignée de votes pour le Vézina et le Hart, sa séquence de 20-1-2 en fin de saison amenant les Sénateurs en séries.

La soirée de Price

Price a gagné les trophées Ted Lindsay et Hart en tant que joueur le plus utile selon les joueurs et les journalistes, en plus de mettre la main sur le trophée Vézina, choisi par les directeurs généraux, et le trophée Jennings pour la meilleure moyenne d'équipe (partagé avec Corey Crawford, des Blackhawks).

«C'est une soirée dont je vais me rappeler pour toujours, j'accepte ça avec beaucoup d'humilité. Surtout celui choisi par les joueurs, sans offenser personne d'autre. Je compétitionne contre ces gars-là, on va à la guerre et qu'ils aient voté pour moi, c'est spécial», a-t-il lancé.

Dernière connection locale avec cette soirée, Steve Yzerman, du Lightning de Tampa Bay et originaire du quartier Nepean d'Ottawa, a mérité le trophée du directeur général de l'année, choisi par ses pairs.

Les autres trophées sont allés à Patrice Bergeron, des Bruins (Selke, attaquant défensif), Jiri Hudler, des Flames (Lady Bing, joueur gentilhomme), Jamie Benn, des Stars (Art Ross, plus de points), Alex Ovechkine, des Capitals (Maurice-Richard, plus de buts), Jonathan Toews, des Blackhawks (Mark Messier, leadership), Brent Burns, des Sharks (Fondation LNH, contribution communautaire), et Henrik Zetterberg, des Red Wings (King Clancy, leadership sur et hors glace).

Le Jack-Adams va comme prévu à Hartley

Bob Hartley a accepté bien humblement le trophée Jack-Adams d'entraîneur de l'année dans la LNH qui lui a été remis bien logiquement mercredi.

«À part ma femme, il n'y a personne qui va au Saddledome pour me regarder. Elle est la seule. Quand vous êtes assez intelligent pour réaliser ça, vous devez braquer les projecteurs sur les joueurs, ce sont eux que les gens viennent voir et qu'ils appuient à gros prix», a raconté l'entraîneur-chef des Flames de Calgary, primé devant Alain Vigneault, des Rangers, et Peter Laviolette, des Predators.

Le «p'tit gars de Hawkesbury» a quand même profité de la tribune qui lui était offerte mercredi soir pour passer un message important à son avis, remerciant tous les entraîneurs du hockey mineur pour leur travail au cours de son boniment.

«Depuis que j'ai depuis 18 ans, je travaille dans des écoles de hockey à tous les étés. Les jeunes, c'est un peu les racines de notre sport. Les entraîneurs de hockey mineur, ce sont eux qui font les sacrifices, souvent de façon bénévole. Ils passent des heures incalculables dans les arénas à enseigner aux jeunes, à leur témoigner leur passion pour le sport et je pense que souvent on les oublie. S'il n'y a pas de hockey mineur, il n'y a pas de Ligue nationale», a-t-il confié.

Hartley en a fait du chemin depuis le temps où il travaillait dans une usine de Hawkesbury tout en dirigeant les Hawks dans la Ligue centrale. En chemin, il a gagné une coupe Stanley au Colorado avec celui à qui il a succédé comme gagnant du Jack-Adams, Patrick Roy. Il a aussi été congédié deux fois, par l'Avalanche et les Thrashers d'Atlanta, avant d'aboutir à Calgary il y a deux ans.

«J'ai changé parce que j'ai pris de l'expérience... C'est plus facile maintenant, tu sais quelle est la bonne façon de travailler et la mauvaise. Tu essaies des choses, tu continues à utiliser celles qui fonctionnent et tu mets à la poubelle celles qui ne marchent pas. Mais comme entraîneur, ce n'est pas toi le point de mire, c'est toujours l'organisation. Gagner le Jack-Adams, c'est une réflexion sur toute l'organisation», estime-t-il.

Hartley est quand même flatté de voir son nom se retrouver sur un trophée où on retrouve des entraîneurs qui sont de ses idoles.

«Jeune, de voir Scotty Bowman gagner plusieurs coupes Stanley à Montréal. Et à Calgary, j'ai la chance de cotoyer Al MacNeil tous les jours, lui qui a gagné plusieurs championnats. Il faut toujours regarder derrière nous, il y a des gens qui nous ont tracé la voie et il faut les respecter», a-t-il ajouté.

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