En l'honneur de Babcock père

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Mike Babcock est resté à son poste derrière le banc des Red Wings malgré le décès de son père.

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(DÉTROIT) La vie de Mike Babcock ne sera plus jamais la même.

«Je parlais à mon père chaque jour. Chaque jour, après nos séances d'entraînement, quand je m'installais derrière le volant de mon camion, je lui passais un coup de fil et il m'accompagnait durant mes déplacements. Ce ne sera plus possible, maintenant. Je devrai trouver quelqu'un d'autre avec qui discuter», confiait l'entraîneur-chef des Red Wings, hier matin.

Mike Babcock père a rendu l'âme samedi soir, à Saskatoon. Il était âgé de 78 ans.

Mike fils n'est pas triste d'avoir perdu son père. Dans un sens, il est même soulagé. Son paternel était malade depuis longtemps. Ses problèmes cardiaques et pulmonaires lui rendaient l'existence très difficile.

«Le temps était venu pour lui de partir. Il avait de gros ennuis. Pour être honnête avec vous, je priais pour qu'il puisse partir. Même si je suis triste, aujourd'hui, je suis aussi très reconnaissant.»

Babcock fils, un homme dur, a parlé avec beaucoup de candeur de l'homme qui l'a élevé durant son point de presse d'avant-match.

Il a expliqué pourquoi il était important pour lui, durant les premières journées de son deuil, de rester à son poste derrière le banc des Wings.

«Dans ma famille, il est important de remplir ses obligations. Mon père aurait voulu que je continue à faire mon travail du mieux que je peux après son décès. Travailler, c'est la meilleure façon que j'ai trouvée de lui rendre hommage.»

Selon le calendrier, les Wings doivent profiter d'une journée de congé aujourd'hui. Leur entraîneur en profitera pour sauter dans un avion en direction de la Saskatchewan. On profitera de sa visite-éclair dans sa province natale pour célébrer ses funérailles.

Le coach sera de retour à son poste demain soir pour diriger son équipe dans un autre match important au Joe Louis Arena. Les Red Wings recevront alors la visite des Bruins de Boston.

«Mon père ne ratait jamais un match des Wings. Il était devant son écran de télévision chaque soir. Son voisin d'en face exploitait une ferme. Il y avait toujours de la visite. Tout le monde était bienvenu à la maison sur l'heure du souper. Il n'y avait qu'une règle à respecter. Personne n'avait le droit de parler pendant le match. Je suis convaincu qu'il sera toujours fidèle au poste là où il se trouve maintenant», complète le fils, tout en se définissant comme un «homme de Foi».

DU PAIN SUR LA PLANCHE

Babcock entend vivre son deuil en se gardant le plus occupé possible.

Il ne devrait certainement pas trop s'ennuyer dans les prochains mois. Quand la saison sera terminée, il devra se pencher sur son avenir.

Certaines organisations très bien nanties, comme les Sabres de Buffalo et les Maple Leafs de Toronto, n'attendraient qu'il confirme son départ de Détroit pour lui offrir un pont d'or.

En attendant, il se prépare à diriger les Wings en séries dans une dixième année consécutive.

À l'instar de Dave Cameron, il se demande ces jours-ci sur quel gardien miser. Jimmy Howard est son homme de confiance depuis les tout débuts, mais le jeune Petr Mrazek occupe de plus en plus de place...

«Je pourrais vous dire que je vais miser sur celui qui veut le plus gagner, mais en réalité, le désir de vaincre ne fait pas foi de tout. Moi-même, je veux gagner chaque soir. Si je m'installais devant le filet, je ne serais pas nécessairement capable d'arrêter la rondelle...»

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