Les Flames encore bien vivants

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Malgré l'absence de son capitaine étoile Mark Giordano, les Flames de Calgary s'accrochent à la dernière place donnant accès aux séries éliminatoires.

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Les Flames complétaient hier soir à Ottawa un très long voyage. Chassés de leur Saddledome par les meilleurs joueurs de curling au pays, ils ont passé deux semaines entières à se balader d'une ville à l'autre.

Ils devaient être vannés.

«Pas du tout. Au contraire. Nous sommes frais et dispos. Frais comme une rose», arguait Bob Hartley.

Il exagérait sans doute un brin. En s'exprimant ainsi, l'entraîneur-chef essayait d'envoyer un message clair à ses joueurs. «Si nous nous donnons le droit de penser que nous sommes fatigués, nous allons jouer comme un club fatigué», a-t-il expliqué aux journalistes.

Hartley ne se contentait pas de parler. Il donnait clairement l'exemple.

En ce dimanche matin, il affichait un enthousiasme débordant. Mieux, encore. Il pétait le feu.

«Tout part de nous autres», concède l'homme de Hawkesbury, en parlant de son équipe d'entraîneurs.

«Martin Gélinas, Jacques Cloutier, Jordan Sigalet et moi, nous sommes les porte-drapeaux de toute l'équipe. Pas question de commencer à se plaindre. Nous savions depuis le début de la saison qu'un très long voyage s'en venait. Pas question d'utiliser des excuses maintenant», dit-il.

Sans Giordano

Avoir la chance de travailler au quotidien avec l'équipe la plus surprenante de la LNH doit être assez revigorant, merci.

On ne donnait pas la moindre chance aux Flames en début de saison. On les croyait carrément morts, à la fin du mois de février, quand leur capitaine Mark Giordano a subi une blessure qui a mis un terme à leur saison.

Les Flames sont toujours vivants. Ils font toujours partie du top 8 dans l'Association Ouest. S'ils réussissent à se maintenir dans cette position pendant encore cinq semaines, leur coach sera considéré parmi les principaux aspirants au trophée Jack-Adams.

«Nous avons du caractère. Nous avons tellement bâti une belle culture d'organisation au cours des trois dernières années. Nous avons fait confiance à beaucoup de jeunes qui sont devenus de bons vétérans. Maintenant, quand de nouveaux jeunes joueurs arrivent, c'est bien plus facile pour eux. Le livre de recettes qu'ils doivent suivre est déjà écrit», dit-il.

«Je demande constamment l'excellence. Je suis bien conscient que c'est quelque chose d'extrêmement difficile à obtenir quand on travaille avec des êtres humains. Je continue quand même de croire qu'il faut avoir des attentes élevées pour obtenir de bons résultats.»

Poirier et ses parents

Parmi les jeunes joueurs qui doivent suivre le livre de recettes de Hartley cet hiver, on retrouve l'ancienne vedette des Olympiques de Gatineau Émile Poirier.

L'ailier gauche de 20 ans n'a pas joué, hier soir. Il a été laissé de côté dans un deuxième match d'affilée. Il a donc raté une belle occasion de jouer un premier match devant ses parents.

Ils étaient venus de Montréal, hier, dans l'espoir de le voir en uniforme. «J'ai quand même pu souper avec eux samedi soir. Tout n'est donc pas perdu», a indiqué celui qui a inscrit 30 points en 42 parties dans la Ligue américaine.

En plus de ne pas jouer en soirée, Poirier et les autres réservistes des Flames ont pris part à un entraînement très exigeant en matinée.

«Je suis quand même dans la LNH. J'essaie de savourer pleinement chaque instant.»

Sstlaurent@ledroit.com

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