Le marché penche en faveur de Vermette

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Antoine Vermette se plaît avec les Coyotes, mais les négociations pour un nouveau contrat traînent.

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(GLENDALE, ARIZONA) Antoine Vermette pourrait faire un gros coup d'argent l'été prochain.

C'est une simple question de timing. Depuis toujours, les vétérans qui offrent leurs services au plus offrant le 1er juillet font de bonnes affaires. En 2015, la loi de l'offre et de la demande risque de favoriser encore davantage les joueurs autonomes sans compensation.

Les attaquants de qualité qui seront à la recherche d'un contrat seront, dans la plupart des cas, très âgés. À 32 ans, Vermette sera un des plus jeunes du groupe.

Ce doit être, à un certain niveau, plutôt excitant. «J'essaie de ne pas penser à ça. Je sais que ce n'est pas une réponse bien excitante. Ce n'est certainement pas celle que vous voulez entendre. Mais c'est la réalité», a-t-il réagi ce week-end.

Vermette a plus tard avoué qu'il est heureux en Arizona. Il aurait bien aimé imiter Bobby Ryan, Jason Spezza et Nick Foligno. Il aurait bien voulu signer, en début de saison, un contrat qui lui aurait permis de prolonger son association avec les Coyotes.

Quand il voulait négocier, ses patrons n'étaient pas disponibles. Tandis qu'on négociait la vente de 51% des parts de l'équipe au gestionnaire de fonds de couverture Andrew Barroway, le directeur général Don Maloney avait les mains liées.

Même si la transaction a été officialisée le 31 décembre, Vermette a l'impression que Maloney ne sait toujours pas à quoi ressemblera son budget d'opération pour la prochaine saison.

Quand il patiente, le joueur qui écoule les dernières semaines de son contrat a le temps de se poser des questions.

Vermette pourrait par exemple se trouver bien loin de sa famille. Environ 3750 kilomètres séparent Phoenix et Québec.

«C'est certain que ce n'est pas à la porte, mais les gens sont toujours contents de venir nous visiter. Mes beaux-parents sont chez nous en ce moment. Ils sont venus pour les Fêtes. Ils ont décidé de prolonger leur séjour», explique l'ancien attaquant des Sénateurs, qui deviendra père pour la deuxième fois en 2015.

«Je vous répète que Phoenix, c'est une bonne place pour moi. C'est un environnement positif. Ma femme est bien ici. Point de vue hockey, c'est très bien. Je dis ça même si, cette année, les résultats collectifs ne sont pas ceux qu'on voudrait...»

Le désir d'appartenir à une formation gagnante pourrait, en fin de compte, jouer un grand rôle dans sa plus grosse décision des prochains mois.

Les Coyotes ont remporté cinq de leurs huit derniers matches, mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. La formation qui a participé à la finale de l'Association Ouest en 2012 pourrait bien rater les séries éliminatoires pour une troisième année consécutive.

Ça va mal

Ça va tellement mal que l'entraîneur-chef Dave Tippett s'est même permis de critiquer un de ses piliers devant les médias canadiens, vendredi.

«Nous avons un gros problème devant le filet. Mike Smith connaît une saison très décevante. Personne ne l'a vue venir, celle-là. Nos jeunes défenseurs ont connu une première moitié de saison passable. Les entraîneurs ont toujours une longue liste de choses à améliorer. À l'heure actuelle, je dirais que le travail de notre gardien arrive au sommet de la liste.»

Vermette, de son côté, va plutôt bien. Il était le premier centre des Coyotes, samedi. S'il continue comme ça, il connaîtra sa troisième saison de 50 points dans la LNH.

Sstlaurent@ledroit.com

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