Stewart aimerait rester à Buffalo

Chris Stewart choisit d'ignorer les rumeurs qui courent... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Chris Stewart choisit d'ignorer les rumeurs qui courent à son sujet, incluant celles qui l'envoient à Ottawa.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Chris Stewart est bien au fait des rumeurs. Les potineurs professionnels l'ont échangé à Ottawa une bonne douzaine de fois au cours de la dernière année.

«Une destination parmi tant d'autres», réagit, pas trop impressionné, le gros ailier torontois.

«On dirait qu'une nouvelle ville s'ajoute à ma liste de destinations possibles chaque jour», ajoute-t-il sur le même ton vaguement désintéressé.

Mais Stewart appartient toujours aux Sabres.

Quand il s'est retrouvé à Buffalo, l'hiver dernier, tous les potineurs s'entendaient. Son séjour dans l'ouest de l'État de New York serait de courte durée. Une question de jours. De semaines, peut-être.

Stewart n'a pas bougé. Ça fera bientôt un an.

Montagnes russes

«Le monde du hockey, c'est comme des grosses montagnes russes. Si tu veux faire un tour de montagnes russes, tu dois être prêt à vivre des hauts et des bas», dit-il.

Stewart veut qu'on sache qu'il n'accorde pas trop de crédibilité aux rumeurs. Pourtant, il semble très bien au courant de ce qu'on dit et de ce qu'on écrit à son sujet.

«Ma famille est toujours à l'affût de ces histoires. Ma femme aime bien se tenir au courant, aussi. Elle lit vos articles. Moi, je leur répète toujours de ne rien croire. Si je dois être échangé un jour, je serai échangé. C'est ça qui est ça.»

Stewart n'est pas fou non plus. Son contrat arrive à échéance. Les Sabres - même s'ils jouent mieux depuis quelques semaines - ne devraient pas prendre part aux séries éliminatoires. Les astres sont alignés.

D'ici la date limite des transactions, une des «folles» rumeurs finira par se confirmer. Il devra déménager.

Peu importe la destination, il ne sera pas content.

«Il y a un bel esprit de camaraderie dans notre vestiaire. Vraiment. Les Sabres, c'est un groupe tissé serré. Nous croyons en nous. Nous savons que si nous n'avons qu'à offrir un effort soutenu pendant 60 minutes pour obtenir une bonne chance de gagner. Nos gardiens sont assez bons pour nous garder dans tous les matches.»

Stewart, un attaquant qui a déjà connu une saison de 28 buts en début de carrière, commence tranquillement à contribuer aux succès des surprenants Sabres. Quand il est débarqué au Centre Canadian Tire, hier, il avait inscrit cinq points à ses six dernières parties.

«Juste avant le début de cette séquence, j'ai passé une soirée sur la galerie de la presse. Ça peut expliquer, en partie, mon réveil. Ça m'a ouvert les yeux. Ce soir-là, j'étais embarrassé. Je l'ai pris personnel.»

Stewart a été rayé de la formation le 9 décembre alors que les Kings de Los Angeles étaient de passage à Buffalo. L'attaquant était embarrassé... et il en voulait un peu à son entraîneur, Ted Nolan.

«Teddy sait vraiment sur quels boutons il doit appuyer. Il m'a mis le feu au derrière. J'espère que le feu va continuer à brûler pendant un bout de temps.»

Les détracteurs de Stewart lui reprochent un manque de passion. Nolan est donc bien content d'avoir trouvé les «boutons» qui lui ont permis de l'allumer pendant une courte période.

«Quand Stu joue comme il est capable, il fait des trucs que peu de joueurs peuvent faire. Beaucoup d'équipes aimeraient compter sur un joueur comme Stu... quand il joue comme il est capable.»

La transaction. Elle semble inévitable.

«Je me fiche bien de la destination, réagit le joueur. Je serai heureux n'importe où tant qu'on me donne la chance de jouer au hockey.»

Sstlaurent@ledroit.com

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