Nicolas Deslauriers fait sa niche chez les Sabres

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Nicolas Deslauriers

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(BUFFALO) La carrière de l'ancien Olympique Nicolas Deslauriers a pris un tout autre tournant depuis qu'il est rendu avec les Sabres de Buffalo. Celle d'André Benoit également, mais pas dans la même direction.

Alors que le Franco-Ontarien originaire de St-Albert connaît un début de saison difficile à son arrivée dans l'état de New York, après deux solides saisons au Colorado et auparavant avec les Sénateurs en 2012-2013, Deslauriers s'impose en tant qu'attaquant de puissance, moins d'un an après avoir été muté de son ancien poste de défenseur.

Dans un des premiers échanges de Tim Murray après son arrivée comme directeur général, Deslauriers a été acquis de l'organisation des Kings de Los Angeles en mars dernier, avec un autre joueur (Hudson Fasching) en retour de Brayden McNabb, Jonathan Parker et deux choix de deuxième ronde (2014 et 2015).

Il a deux buts et six passes en 30 parties cette saison (avant le match d'hier), un total modeste qui est quand même le sixième meilleur de son club, mais il mène aussi l'équipe avec 93 mises en échec, la plupart très solides.

«Depuis l'an passé, c'est tout un gros changement pour moi. Je ne pensais jamais que j'aurais joué tous nos matches cette saison, et maintenant je commence à jouer en 'P.K.' (désavantage numérique), donc mon temps de glace monte. Et en avant en plus, c'est tout un changement pour moi», a-t-il raconté hier matin, quelques heures avant d'affronter les Sénateurs.

C'est au début de la saison dernière avec les Kings qu'il a été appelé à changer de position, après deux ans dans l'organisation des Kings. Retranché à la fin d'un camp où il avait joué sporadiquement lors de son seul match hors-concours, il s'est rapporté au camp du club école de Manchester, qui avait un surplus de défenseurs et une pénurie d'attaquants.

«Au début, je ne pensais pas que ce serait bon pour moi (de changer). Mais je l'ai fait pour dépanner lors de deux parties hors-concours, et j'ai compté quatre buts en deux matches. Ils m'ont dit: 'OK, on va t'essayer en avant'. Ensuite, pour les 15 premiers matches de la saison, je jouais sur la quatrième ligne et je n'avais pas de point. J'ai appelé mon agent pour tenter de sortir de là, mais il ne s'est rien passé. Puis on m'a essayé sur la première ligne et je me suis mis à ramasser des points à tous les matches, en plus d'en faire à la pointe sur le jeu de puissance», relatait-il.

L'arrière qui avait aidé les Olympiques à atteindre la finale de la LHJMQ en 2011 - remportée par les puissants SeaDogs de Saint-Jean - est donc devenu un ailier gauche à temps plein, et son passage aux Sabres lui a permis d'accéder à la LNH en fin de saison l'an passé, marquant un but en 17 parties. Après un été passé à s'entraîner à Buffalo, il s'est taillé un poste à temps plein au camp d'entraînement.

Benoit, lui, s'est amené avec les Sabres parce que l'Avalanche ne lui a pas consenti de contrat après une campagne où il avait récolté 28 points, dont 7 buts, en 79 rencontres, autant de sommets personnels en carrière. Il a donc accepté un contrat d'un an (pour 800000$) offert par Tim Murray, une diminution de salaire pour lui.

«Ma saison (au Colorado) avait bien été, mais ils voulaient faire des changements et c'est ce qu'ils ont fait. Ça fait partie de la game, il faut composer avec ça, tu n'as pas le choix. J'aimerais certes obtenir un contrat de plus qu'un an à un moment donné, c'est pour ça que je continue à travailler, pour avoir une situation plus stable», a-t-il indiqué.

Comme les Sabres, celui qui a l'entraîneur des gardiens des Sénateurs Rick Wamsley comme beau-père a connu un début de saison ardu: il n'a qu'une passe à sa fiche avec un différentiel de moins-10, ce qui lui a valu d'être relégué aux gradins à 10 reprises.

«La saison n'a pas commencé comme on le voulait, mais là, c'est mieux... Je suis dans un bout moins facile, mais c'est à souhaiter que ça se replace. Je travaille fort, je fais de l'extra sur la glace et hors glace. La seule chose que je peux faire, c'est travailler», a ajouté Benoit, qui a disputé un cinquième match de suite hier soir contre les Sénateurs.

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