Temple de la renommée

Pat Burns avec les autres grands du hockey

Line Burns, avec la bague du Temple de... (Photo Nathan Denette, PC)

Agrandir

Line Burns, avec la bague du Temple de la renommée du hockey de son mari, Pat.

Photo Nathan Denette, PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

C'est fait, Pat Burns fait maintenant partie des immortels du hockey.

De façon posthume, mais quand même, il a officiellement été intronisé au Temple de la renommée du hockey hier soir à Toronto, en même temps que les excellents joueurs que furent Dominik Hasek, Peter Forsberg, Mike Modano et Rob Blake ainsi que l'arbitre Bill McCreary.

«Le Pat en santé a dirigé le Canadien, les Maple Leafs, les Bruins et les Devils et leur a montré comment gagner en étant grand et fier, de façon intense et vraie.

«Le Pat malade a montré à sa famille et ses amis comment vivre en étant grand et fier, de façon intense et vraie. Comme un phare, il a guidé les autres toute sa vie, et sa lumière brille toujours», a déclaré sa veuve, Line Gignac, qui a accepté cet hommage en compagnie du fils de Pat, Jason.

«Pour un p'tit gars né dans le quartier St-Henri de Montréal, il n'y a pas de plus bel endroit pour passer l'éternité que dans le Temple de la renommée du hockey», a-t-elle ajouté, en remerciant particulièrement le dg des Devils du New Jersey Lou Lamoriello pour tout ce qu'il a fait pour Burns lors de ses derniers jours, alors que le cancer qui l'a emporté le 19 novembre 2010, il y a quatre ans demain.

Son fils a mis fin à la controverse qui entoure sa sélection trop tardive, alors qu'il aurait facilement pu faire son entrée dans ce Panthéon du sport dont il était passionné de son vivant, un peu comme l'ancien entraîneur adjoint des Sénateurs Roger Neilson l'avait fait en 2002.

«Il était satisfait de savoir que sa candidature avait été considérée, car il était passionné par le Temple. Il m'avait dit: "Cheer up Jason, je vais probablement rentrer un de ces jours. Si ça arrive, tu vas devoir faire le discours pour moi." J'ai donc de grands souliers à remplir...

«Il voulait que je remercie Charles Henry et Wayne Gretzky pour lui avoir donné son premier emploi (avec les Olympiques). Il a dit: "N'oublie pas de remercier les joueurs, ce sont eux qui le font pour toi." Les organisations des Canadiens, des Leafs, des Bruins et des Devils, avec M. Lamoriello. Et il voulait remercier les amateurs», a-t-il raconté.

«Être le fils de Pat Burns, ce fut un voyage en montagnes russes, des hauts et des bas... Mais là, je peux vous dire que c'est le sommet de la montagne qui est atteint avec son admission au Temple de la renommée du hockey», a-t-il renchéri.

Plusieurs de ses anciens joueurs étaient présents pour souligner l'occasion, comme Raymond Bourque, Doug Gilmour, Mats Sundin ainsi que les anciens Olympiques Pat Brisson et Luc Robitaille.

Membre du comité de sélection du Temple depuis cette année, ce dernier refusait de prendre le crédit pour l'entrée de Burns au Temple.

«Il le méritait, juste en regardant ses statistiques et tout ce qu'il a fait dans sa carrière. Je suis tellement fier pour lui, c'est spécial car c'était mon chum. Tout le monde a travaillé ensemble», a dit «Lucky Luc», de façon bien modeste.

«Moi, je suis convaincu que Luc a eu un gros mot à dire... Ça se peut fort bien que dans le hockey junior, ça va être le plus beau souvenir que je vais avoir», a confié un Charles Henry particulièrement émotif.

«L'important, c'est qu'il soit rentré», a dit son cousin Robin Burns, ancien joueur de la LNH, à ce sujet.

Pour Lamoriello, qui l'a rapatrié dans la LNH après son congédiement par les Bruins et lui a donné un club capable d'aller jusqu'au bout, c'était une soirée spéciale: «Il fait partie de la famille des Devils. Chez nous, il était l'entraîneur parfait pour l'équipe de vétérans qu'on avait. Il avait ses deux personnalités, c'est certain, mais il aura été courageux jusqu'à la fin», a-t-il dit.

L'entraîneur des Red Wings Mike Babcock n'a jamais travaillé avec Burns, mais il lui a rendu un bel hommage quand même: «Quand il a soulevé la coupe en 2003, j'étais de l'autre côté (avec Anaheim). C'était ma première année dans la ligue, Pat était là depuis longtemps, c'était spécial d'y être et il le méritait plus que moi», a-t-il souligné.

Le dernier mot va aller à Pat Burns lui-même, une citation qu'il avait donnée lors de sa dernière apparition publique, lors de l'inauguration de l'aréna qui porte son nom à Stanstead.

«Tu ne pleures pas parce que ça se termine, tu es heureux que ce soit arrivé. Moi, je suis heureux que ça soit arrivé.»

Partager

À lire aussi

  • La réputation de Pat Burns

    Hockey

    La réputation de Pat Burns

    La réputation de dur attribuée à Pat Burns ne relevait pas de la légende urbaine. »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer