De policier à entraîneur dans la LNH

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Pat Burns.

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Bien avant de patrouiller derrière les bancs de la Ligue nationale de hockey, et de parler de hockey à la radio et la télévision entre deux emplois, Pat Burns ne demandait pas mieux que de discuter de son sport de prédilection avec ses collègues de la Police de Gatineau.

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Mario Harel (notre photo) et John Janusz ont côtoyé Pat Burns au sein de la Police de Gatineau.

MARTIN ROY, Archives LeDroit

«Le lundi matin, avant nos réunions pour discuter de nos enquêtes, il pouvait parler de hockey pendant une heure en prenant un café. Il décortiquait le match du samedi pour nous, un peu comme les Guy Carbonneau et Michel Bergeron le font maintenant à la télé. On l'écoutait et on riait un peu de lui à l'époque, sans se douter jusqu'où son amour du hockey allait le mener. Finalement, ça l'a mené assez loin», racontait récemment son ancien partenaire John Janusz, plus tard le chef de police de Gatineau.

C'était bien avant que Burns obtienne des congés sabbatiques pour diriger les Olympiques de Hull, de la LHJMQ, et même avant qu'il ne fasse ses premiers pas comme entraîneur au hockey mineur. Janusz s'était joint au service de police de Gatineau en 1973, après Burns, qui avait fait ses débuts comme policier à Ottawa, y était déjà. L'entraîneur y aura passé 16 ans en tout.

«J'ai été affecté à la même équipe que lui et on s'est retrouvé souvent à patrouiller ensemble. Plus tard, nous sommes tous les deux devenus enquêteurs et on a été appelés à travailler ensemble à nouveau. C'est certain que souvent, vu qu'il dirigeait des équipes de hockey, j'étais appelé à couvrir pour lui alors qu'il prenait des pauses. Mais quand on avait besoin de lui, il était toujours de retour à temps», se rappelle-t-il.

Le fait d'avoir été policier a certes aidé le jeune entraîneur qu'il était à gagner une certaine crédibilité auprès des joueurs, à établir son autorité. Son caractère bouillant de descendant irlandais également.

«Les gens se souviennent des crisettes qu'il pouvait faire entre les périodes, mais Pat était aussi un gars capable de parler aux joueurs, d'avoir du plaisir avec eux quand c'était le temps... Mais comme entraîneur comme lorsqu'il était policier, quand il n'était pas de bonne humeur, tu le savais», ajoute Janusz, qui fait partie du comité de la Fondation Pat-Burns lancée par la Ville l'année avant son décès.

Son meilleur souvenir de son ami a été sa conquête de la coupe Stanley en 2003, après une finale d'association contre les Sénateurs à laquelle il avait pu assister en personne. «Je n'étais pas du genre à lui demander des billets tout le temps, mais pour cette série à Ottawa, il m'avait dit qu'il tenait à ce que je sois là. Puis à l'été, j'ai pu boire dans la coupe avec lui lors de son party au lac Memphrémagog. Je lui serai toujours reconnaissant de m'avoir fait vivre cette expérience unique», souligne-t-il.

Entraîneur et collègue

Pour l'actuel chef de la Police de Gatineau, Mario Harel, cette entrée de Pat Burns parmi les grands du hockey vient couronner son rôle d'ambassadeur de la région à travers l'Amérique.

«Ça fait un petit velours qu'un des nôtres entre au Temple de la renommée, c'est certain, car nous avons tous suivi ses exploits dans la LNH. Pour moi, ça fait un peu bizarre également, car il m'a coaché au niveau midget AA à Gatineau, j'avais été rappelé du BB en fin de saison en vue des championnats provinciaux. Quelques années plus tard, quand je suis rentré à la police, il était encore là comme enquêteur. Ça faisait bizarre à l'époque et c'est encore bizarre aujourd'hui», confiait-il récemment.

Pour le jeune de 16 ans qu'il était lorsqu'il a joué pour lui, Burns était évidemment assez intimidant: «Il était très intense et il avait cette façon de motiver ses joueurs pour être certain qu'ils performent une fois rendus sur la patinoire. Pour un jeune de 15-16 ans, il était intimidant, c'est certain. Du fait qu'il était policier, de un, et aussi parce qu'il avait un caractère très fort. Il était très volubile, très intense. Personne n'avait le goût de niaiser dans la chambre.»

Mbrassard@ledroit.com

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