Entrée tardive par la grande porte pour Pat Burns

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À la fin de sa vie, alors qu'il était en train de perdre son combat contre la maladie, une campagne avait été menée pour convaincre le comité de sélection de permettre à Pat Burns de faire son entrée au Panthéon de son vivant. En vain. Plus de quatre ans plus tard, il sera finalement intronisé à titre posthume.

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Il est né à Montréal et est décédé dans les Cantons de l'Est, une région qu'il affectionnait particulièrement.

Mais c'est à Gatineau que Pat Burns a grandi et qu'il a fait ses premiers pas comme entraîneur. Des pas qui vont le mener, de façon posthume, jusqu'au sommet de cette profession, une intronisation au Temple de la renommée du hockey ce lundi à Toronto à titre de bâtisseur.

Il y entrera par la porte d'en avant, aux côtés de grands noms qu'il a côtoyés au fil de sa carrière de 14 saisons dans la LNH, interrompue à la fin de la saison 2003-2004 pour cause de maladie, un cancer qui devait finalement l'emporter six ans plus tard. Peter Forsberg, Dominik Hasek, Rob Blake et Mike Modano seront honorés en même temps dans la catégorie des joueurs, de même que Bill McCreary dans celle des arbitres. Les festivités débutent vendredi avec un match des Maple Leafs de Toronto contre les Penguins de Pittsburgh, suivi d'un match d'anciennes légendes dimanche au Air Canada Center.

« C'est le summum quand tu as travaillé dans le hockey, de rentrer au Temple de la renommée. C'est une grosse affaire pour nous (sa famille), et je sais que pour lui aussi, c'était quelque chose de gros... J'espère de tout mon coeur qu'à quelque part, il pourra voir ça et en profiter », confiait récemment son fils Jason, qui acceptera l'honneur pour lui lors de la cérémonie de lundi soir, avec sa veuve Line.

Intronisation posthume

À la fin de sa vie, alors qu'il était en train de perdre son combat, une campagne avait été menée pour convaincre le comité de sélection de permettre à Burns de faire son entrée au Panthéon de son vivant. En vain.

« Je n'ai pas trop d'influence, mais j'ai parlé à tout le monde pour dire comment il a été oublié. C'est un crime de ne pas l'avoir fait lorsqu'il en était à ses derniers jours car il le méritait », affirme Charles Henry, son ancien patron avec les Olympiques de Hull (Gatineau).

Son curriculum vitae était effectivement bien garni : seul homme à avoir remporté le trophée Jack-Adams d'entraîneur de l'année dans la LNH à trois reprises, avec trois clubs différents (Montréal, Toronto et Boston), il a aussi gagné la coupe Stanley en 2003 à sa première saison à la barre des Devils du New Jersey. Il a mené le Canadien à la finale de la coupe Stanley lors de sa première saison dans la LNH en 1988, et les Leafs à deux finales d'association, en 1993 et 1994.

Un record « Olympiques »

C'est sans parler de la coupe du Président remporté en 1985-1986 avec les Olympiques, qui ont établi un record en remportant 15 gains de suite sans subir de défaite en route vers ce championnat (les séries étaient alors des cinq de neuf). Menés par Luc Robitaille et feu Guy Rouleau, ils s'étaient inclinés ensuite en finale pour la coupe Memorial. Après une troisième et dernière saison avec les Olympiques, il était embauché par le Canadien pour diriger son club-école de Sherbrooke, dans la Ligue américaine, ce qu'il n'a fait qu'un an avant de succéder à Jean Perron derrière le banc du Tricolore.

« Je pense que pour lui, juste le fait d'avoir été considéré dans la dernière année de sa vie, c'était un petit velours. Je pense qu'en étant considéré, il savait qu'il rentrerait un jour. C'est certain que ça aurait été mieux que ce soit de son vivant, son discours aurait probablement été meilleur que le mien va l'être. Mais l'honneur reste le même, sa plaque va être là pour toujours », mentionne Jason Burns, son fils qui, comme sa fille Maureen, habite à Gatineau.

« Il va être parmi les grands des grands et sa place là est pleinement méritée », affirme avec raison un de ses successeurs à la barre des Olympiques, l'entraîneur actuel Benoît Groulx.

Quand la maladie l'a forcé à démissionner de son poste avec les Devils, avant les séries de 2004, il venait d'enregistrer sa 501e victoire en carrière à l'âge de 52 ans, ce qui le laisse présentement au 17e rang de tous les temps pour les victoires en saison régulière par un entraîneur.

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