L'avenir des Panthers passe par Denis Potvin

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Denis Potvin est un rouage important de la stratégie médiatique des nouveaux propriétaires des Panthers de la Floride.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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(SUNRISE) Denis Potvin est de retour chez lui, en Floride. On le sent sincèrement heureux.

« Je n'aurais jamais dû partir », affirme même le légendaire défenseur aux racines franco-ontariennes.

Potvin veut qu'un truc soit clair. Il ne regrette pas ses quatre saisons à décrire les matches des Sénateurs sur les ondes de Sportsnet. Il a cependant été « contraint » de rentrer chez lui, en 2010, parce que les anciens propriétaires des Panthers ne voulaient plus de lui. S'il n'avait pas été congédié, il aurait passé toute sa carrière de commentateur au soleil.

La vie fait parfois drôlement bien les choses. Dans le grand brouhaha qui a suivi l'octroi des droits de diffusion nationaux à Sportsnet, l'an dernier, Potvin a perdu son micro.

« Ma femme et moi, on avait décidé de rentrer en Floride. Je commençais à penser à la retraite »

« Ça n'a pas été long que les gens de Fox m'ont appelé. Ils m'ont parlé des nouveaux propriétaires des Panthers et de leurs grands objectifs. Ils m'ont dit qu'ils voulaient augmenter leur présence à la télévision. »

Ils voulaient lui rendre son ancien poste. Il a relevé le défi. Il décrira les 82 matches de la saison 2014-15. Il est heureux. Sincèrement.

L'homme de 60 ans sait cependant qu'un important défi l'attend. Les nouveaux proprios, Vinnie Viola et Doug Cifu, ont décidé de rompre avec plusieurs traditions du passé. Ils ont par exemple cessé d'offrir des billets gratuits à la tonne dans la communauté. Cela explique la baisse dramatique des assistances en ce début de saison.

La visibilité de la franchise à court terme et ses chances de survie à long terme passeront donc beaucoup par sa présence dans les médias.

« Ce sera un gros défi, convient Potvin. D'autres équipes l'ont fait. Vers la fin des années 1990, les Blackhawks de Chicago et les Bruins de Boston évoluaient dans de beaux grands amphithéâtres neufs et vides. Ils ont trouvé des façons de redresser leur situation. »

« Au cours des 10 dernières années, les Panthers ont participé aux séries éliminatoires seulement une fois et les anciens propriétaires se foutaient complètement de leur clientèle. Si on peut recommencer à gagner, ça va changer bien des choses. »

Le nouveau Karlsson

Durant son passage à Ottawa, Denis Potvin a pris le jeune Erik Karlsson sous son aile. Il est aujourd'hui très fier de voir son ancien protégé accéder au poste de capitaine.

« Cette année, Erik sera un nouveau bonhomme. Il est mature. Il va jouer avec son coeur. La passion, c'est la première qualité d'un bon capitaine », croit-il.

S'il veut continuer de jouer au mentor en Floride, le quadruple champion de la coupe Stanley a l'embarras du choix. Cinq des sept défenseurs des Panthers sont âgés de 24 ans et moins.

« Le grand Aaron Ekblad Il ne sera jamais capable de faire tout ce que Karlsson fait sur une patinoire. Je dirais qu'il va davantage ressembler à Shea Weber ou Alex Pietrangelo. Je suis surpris de voir toutes les responsabilités que Gerard Gallant est prêt à confier à un jeune de 18 ans. Ekblad passe déjà plus de 20 minutes par match sur la patinoire. »

« Erik Gudbranson a du caractère. Dans notre premier match, à Tampa, c'est lui qui s'est lancé sur Radko Gudas quand il a donné un coup de coude au visage de Scottie Upshall. »

« Il y a juste Dmitry Kulikov Il peut avoir deux ou trois bonnes présences consécutives sur la glace pour complètement disparaître durant la quatrième. »

sstlaurent@ledroit.com

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