Ben Bishop lance un message et une passe

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Le gardien Ben Bishop célèbre sa victoire aux côtés du défenseur Victor Hedman.

Chris O'Meara, Associated Press

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(TAMPA, Floride) On se doutait bien que Ben Bishop serait le joueur clé du Lightning cette saison. En défensive. Pas à l'attaque.

Pourtant, après un match, l'ex-gardien des Sénateurs totalise plus de points que son capitaine Steven Stamkos. Le Lightning n'aurait peut-être pas remporté son match inaugural s'il n'était pas un si bon passeur.

En prolongation, jeudi soir, Bishop est sorti de son filet pour aller stopper un dégagement des Panthers de la Floride. Il était au beau milieu d'un cercle de mises en jeu lorsqu'il a intercepté la rondelle.

Il a immédiatement largué une bombe que Victor Hedman a reçue «sur le tape» à la ligne bleue adverse.

Le gros défenseur suédois s'est présenté seul devant Roberto Luongo. Il a mis un terme au match.

«C'était un jeu relativement facile. Rien d'extraordinaire», a réagi Bishop, vendredi, avec la modestie qui le caractérise.

Hedman n'est pas d'accord. Du tout.

«"Bish" est extrêmement doué avec la rondelle. Quand je l'ai vu se lancer à l'assaut de la rondelle, j'ai tout de suite compris qu'il trouverait une façon de me l'envoyer sur la palette.»

Avec ce jeu, le discret Bishop a surtout lancé un message clair à toute la Ligue nationale de hockey.

Il a subi une délicate intervention chirurgicale au poignet droit le printemps dernier. Sa blessure l'a empêché de participer aux séries éliminatoires de la coupe Stanley pour la première fois de sa carrière. Son absence a clairement handicapé le Lightning, en première ronde, contre le Canadien de Montréal.

Six mois plus tard, tout semble rentré dans l'ordre.

«Je ne suis plus limité dans ce que je peux faire. Mon poignet peut encore se renforcer, mais sinon, je suis capable de jouer avec la rondelle sans problème. La douleur est complètement partie», assure-t-il.

Il a quand même trouvé l'été long. «J'ai passé mes premières semaines de vacances dans un plâtre. Un mois après l'opération, j'étais pratiquement incapable d'utiliser mon bras. Je me posais des questions. Je me voyais mal recommencer à jouer à un très haut niveau alors que j'étais incapable de me servir d'un de mes membres.»

«Je n'étais pas capable de lancer une balle de baseball. Pas capable de jouer au golf. Pas capable de jouer au tennis. En somme, je ne savais pas quoi faire de mon corps.»

Il se sentait mal, mais il se sentait encore plus mal quelques mois plus tôt alors que ses coéquipiers se faisaient balayer par le Canadien.

Dans le monde du hockey, Bishop est un modèle de patience. Il a passé quatre longues années à Peoria - une des pires villes des ligues mineures - à dominer la Ligue américaine avant d'obtenir une vraie chance de faire le saut dans la LNH.

Il venait de passer une saison à faire gagner une formation négligée pour finalement se retrouver sur la touche quelques jours avant le début de la «vraie» saison. Un autre rendez-vous raté.

«C'était dur, reconnaît-il. C'était dur, mais je ne me suis pas apitoyé sur mon sort. Cette blessure, c'était un accident. Je n'aurais rien pu faire pour l'éviter», dit-il.

Une nouvelle saison débute. Bishop a été bien soutenu par ses coéquipiers, jeudi. Dans le premier match de la saison, les Panthers ont décoché seulement 21 lancers vers son filet.

Le Lightning ne fait plus partie des équipes négligées. «Pour nous, ça ne change rien. Nous n'écoutions pas les analystes l'an dernier. Nous ne les écoutons pas davantage cette année.»

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