Lafleur ne lance pas la serviette

L'entraîneur-chef de l'Intrépide de Gatineau midget AAA, Martin... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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L'entraîneur-chef de l'Intrépide de Gatineau midget AAA, Martin Lafleur

Martin Roy, Archives LeDroit

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Huit matches. Huit défaites.

Ce n'est pas comme ça que l'entraîneur-chef de l'Intrépide de Gatineau envisageait son début de saison dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Aussi décevant que cela puisse paraître sur papier, Martin Lafleur ne se laisse pas décourager. D'abord, il ne croit pas que la fiche de 0-8 est représentative de l'équipe qu'il a entre les mains. Aussi, une expérience vécue lors de son premier passage derrière le banc de l'Intrépide lui donne espoir de voir son club rebondir.

«À ma deuxième année avec l'Intrépide, nous avions perdu 10 matches de suite au mois de novembre. Ça ne nous avait pas empêchés d'atteindre la finale de la ligue contre Lévis.»

Ça s'était passé durant la saison 2004-05. L'Intrépide avait également battu Lévis en demi-finale du championnat canadien midget AAA cette année-là. Martin Lafleur n'a pas le choix de se faire philosophe. Il reste encore beaucoup de hockey à disputer cette année et vaut mieux que son équipe traverse une mauvaise passe en septembre qu'au mois de mars.

«Ceux qui n'ont pas vu nos matches peuvent penser que notre équipe est en déroute. La réalité, c'est que nous avons été dans le coup dans tous les matches sauf un. Encore là, dans la dégelée de 10-2, on menait 2-1 après une période. Chaque match, nous passons une courte période qui nous coûte plusieurs buts. Nos joueurs sont dédiés. Ils travaillent fort. Ils veulent s'en sortir. C'est encourageant de ce côté-là, sauf que les résultats n'ont pas encore suivi.»

Devant le filet, la situation est tout aussi compliquée. Les chiffres ne mentent pas. Les deux gardiens du club montrent des pourcentages d'efficacité de ,816 et ,829. Rien pour aider une équipe en perte de confiance. «Comme le reste de l'équipe, ils ont des hauts et des bas. Ils cherchent des solutions eux aussi», dit Lafleur.

Trois phases

L'entraîneur-chef de l'Intrépide a découpé le début de saison de son club en trois phases. «Au début, on assimilait le système de jeu. Des erreurs, surtout sur des revirements, nous ont coûté très cher. Après, c'est la confiance qui a commencé à faire défaut. Nous avons commencé à jouer dans le doute. L'exécution n'y était pas. Le week-end dernier a été notre meilleur. Malgré les défaites, nous avons limité l'équipe de première place de notre division à 21 tirs et nous avons compté cinq buts contre Saint-Eustache dimanche. Normalement, ça devrait être suffisant pour une victoire. Malgré le pointage de 7-5, nous avons resserré notre jeu, mais il faut être capable de le faire pendant 60 minutes. Nous ne l'avons pas encore fait cette année», ajoute Lafleur.

Surprise en attaque. Le meilleur compteur est Adam Gaudreau, un défenseur venu de l'extérieur. Xavier Simoneau n'a que quatre points et Nicolas Sauvé en a trois. Les deux vétérans devaient animer l'attaque gatinoise cette saison.

«Ils ont des chances. Ils sont menaçants. Ils travaillent fort, mais le club est dans une mauvaise passe et on dirait que rien ne fonctionne. Ils tiennent sûrement leurs bâtons trop serrés. D'autres ont pris le relais ce week-end. Je pense à Mathieu Cloutier, Mathieu Gagnon et Connor Romain.»

L'Intrépide attend impatiemment le retour au jeu de son capitaine, Alexandre Gagnon, d'ici deux semaines. Tristan Belliveau, un vétéran de trois saisons, devrait revenir au jeu en même temps.

«Nos vétérans nous manquent. Personne n'est content de notre fiche, mais le meilleur est à venir», conclut Lafleur.

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