Un anniversaire marquant pour Groulx

Benoît-Olivier Groulx... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Benoît-Olivier Groulx

Etienne Ranger, LeDroit

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Benoît-Olivier Groulx n'oubliera jamais la journée où il célébrera ses 16 ans.

Samedi prochain, plutôt que de souligner le grand jour avec sa famille ou ses amis, le hockeyeur de l'Intrépide de Gatineau sautera dans un avion afin de réaliser son rêve de représenter le Canada sur la scène internationale. Après trois jours à Calgary où se rassembleront les meilleurs joueurs nés en 2000 à travers le pays, l'équipe s'envolera vers la Norvège pour participer à la deuxième édition des Jeux olympiques de la jeunesse.

Là-bas, la compétition olympique rassemblera huit nations. Benoît-Olivier Groulx n'a jamais été aussi fébrile à l'idée de prendre part à un tournoi.

«Je ne savais même pas que ces jeux existaient avant cette année. C'est mon père (Benoît Groulx) qui m'a dit que mon nom était sur une liste de 60 candidats à travers le pays au début de l'année. Quand j'ai su ce que ça représentait, j'étais vraiment excité. C'était devenu un de mes objectifs à atteindre cette saison», raconte celui qui domine le classement des compteurs chez les recrues de la Ligue midget AAA du Québec avec 21 buts et 51 points en 41 parties.

L'attaquant de 6' 2" a eu la chance de voir le jour en 2000. Les premiers Jeux olympiques de la jeunesse ont eu lieu en 2012 et ils sont disputés aux quatre ans.

«Ce sera ma première expérience avec une équipe nationale. Chaque jour, je rêve de jouer au Championnat du monde junior. Je regarde tous les tournois à la télé depuis que je suis tout petit. Pour moi, l'occasion qui se présente est la première étape vers mon objectif de jouer pour Équipe Canada junior.»

Sur la scène internationale, Benoît-Olivier Groulx a eu le privilège de vivre des émotions incomparables en côtoyant son père qui a mené le Canada vers la médaille d'or en 2015.

«J'ai vu tous les matches à Montréal et Toronto. J'ai vécu les plus grosses sensations de ma vie dans ce tournoi parce que mon père était derrière le banc. Quand je l'ai vu soulever un des plus prestigieux trophées qui existe au hockey devant moi et 20 000 personnes, c'était complètement fou. Je veux goûter à cette expérience à mon tour.»

Né à Rouen, en France, pendant que Benoît Groulx était encore un hockeyeur professionnel, Benoît-Olivier a déjà mis les pieds sur le Vieux Continent. «En 2009, mon père m'a fait visiter l'endroit où je suis né. L'été dernier, je suis allé en Finlande avec quelques joueurs du Canada dans un échange culturel. J'ai hâte de voir la Norvège même si on nous a dit que notre horaire sera très chargé. Au moins, je sais que nous vivrons dans le village olympique de Lillehammer.»

Benoît-Olivier Groulx sera un des quatre Québécois avec Équipe Canada U16. Ils rateront tous le reste de la saison régulière de leurs équipes respectives. Pour le meilleur marqueur de l'Intrépide, c'est la partie moins plaisante de l'aventure. Il reste encore cinq matches à l'Intrépide avant le début des séries éliminatoires.

«C'est plate de quitter mon équipe, mais c'est l'occasion pour d'autres de prendre le relais en haussant leur jeu d'un cran. J'ai confiance en mes coéquipiers. Quand je reviendrai, nous ferons un bout de chemin dans les séries.»

Le problème, c'est que les Jeux olympiques se terminent le 22 février. Groulx rentrera de Norvège le 23 février, date du début des séries. «Je ne connais pas l'heure de mon arrivée, mais si j'arrive 15 minutes avant le match, je vais jouer, peu importe la fatigue ou le décalage horaire. Quand tu joues, tu ne ressens pas de fatigue!»

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