En quête de joueurs fiers

Martin Lafleur est revenu dans le monde du... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Martin Lafleur est revenu dans le monde du hockey en 2013, après une pause de quelques années. Cette saison, il sera derrière le banc de l'Intrépide de Gatineau.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Martin Lafleur s'apprête à sauter sur la patinoire du Complexe Branchaud-Brière pour diriger une séance d'entraînement. Le camp de l'Intrépide de Gatineau est vieux de trois jours, à peine. Ses idées sont déjà très claires. Il sait pas mal où il s'en va.

«Nous voulons les meilleurs joueurs, mais nous allons avant tout privilégier les joueurs qui vont nous permettre de former la meilleure équipe possible», déclare-t-il.

«Je suis à la recherche de joueurs qui sont fiers. Il faut que les gars qui se joignent à nous aient vraiment envie de contribuer à la relance de l'Intrépide. S'ils font leur travail correctement, ils pourront se dire qu'ils ont contribué à quelque chose.»

Un blason à redorer

Il est vrai que l'équipe qui trône au sommet de la pyramide du hockey mineur en Outaouais n'a pas trop souvent fait honneur à la région, ces dernières années.

L'Intrépide n'a pas franchi la première ronde des séries éliminatoires une seule fois depuis 2008. L'équipe a carrément raté le tournoi printanier deux années consécutives, en2013 et2014.

À première vue, l'Intrépide a bien choisi son nouveau pilote. À son premier tour derrière le banc gatinois, en 2005, il avait mené sa troupe en grande finale du championnat canadien.

Il a prouvé sa valeur.

Évidemment, la Ligue de développement midget AAA du Québec comptait moins d'équipes il y a une dizaine d'années. Parce qu'elle a élargi ses cadres, le bassin de joueurs dans lequel Gatineau peut piger a rapetissé.

«Le bassin de joueurs... Je ne veux même pas en entendre parler, intervient Lafleur. À compter de maintenant, je veux qu'on se mette dans la tête qu'on est capables de rivaliser avec toutes les équipes de notre ligue.»

«Je n'essaierai pas de raconter aux gars qu'on sera une équipe de première position. Ce serait malhonnête.

«Si ça arrive, ce sera tant mieux. Je pense que le prochain pas à faire, c'est de redevenir une équipe compétitive. Cette saison, j'aimerais d'abord qu'il soit difficile d'affronter Gatineau.»

Lafleur est disparu de la scène du coaching en 2006. Il s'est déjà expliqué à ce sujet à quelques reprises. Jeune père de famille, il a décidé de mettre sa seconde carrière en veilleuse afin de consacrer davantage de temps à ses enfants.

Il s'est donné le droit de revenir quand Benoît Groulx lui a offert un poste d'adjoint, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, en 2013.

«La flamme ne s'était jamais vraiment éteinte. Quand je suis revenu dans le milieu, elle a recommencé à brûler encore plus fort», explique Lafleur.

Plus tôt cette semaine, Groulx se disait heureux de voir son ancien protégé renouer avec un rôle d'entraîneur-chef.

«Il faut que les gars qui se joignent à nous aient vraiment envie de contribuer à la relance de l'Intrépide.»

«J'aurai beaucoup de temps et de respect pour Martin Lafleur, confie-t-il. C'est un gars qui va faire ses preuves cette année. Il est très motivé, très organisé, très exigeant. Il comprend très bien les besoins des joueurs des années 2000.»

«Martin n'est pas uniquement un candidat de premier plan pour diriger l'Intrépide. Il est aussi un entraîneur de la relève qui aura un bel avenir à titre d'entraîneur-chef dans la LHJMQ», ajoute-t-il.

Lafleur aurait donc une autre motivation de vouloir redresser la barque à Branchaud-Brière.

«Je vais y aller une année à la fois, répond le principal intéressé. Je n'ai pas de plan à long terme, mais je ne ferme aucune porte.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer