Benoit-Oliver Groulx et le désir de vaincre

Contrairement à son illustre père, Benoît-Olivier Groulx est... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Contrairement à son illustre père, Benoît-Olivier Groulx est d'abord et avant tout un joueur.

Etienne Ranger, LeDroit

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Certains l'oublient peut-être, mais avant de connaître du succès derrière le banc des Olympiques de Gatineau, Benoît Groulx avait été un prolifique compteur dans la Ligue midget AAA du Québec, la LHJMQ, ainsi qu'en Europe.

La pomme ne tombe jamais loin de l'arbre, dit le proverbe. La preuve, c'est que le fils unique de l'entraîneur le plus décoré du circuit Courteau pourrait surpasser les exploits du père sur glace. 

Benoît-Olivier Groulx a eu 15 ans au début du mois de février. En plus d'avoir déjà franchi la barre des six pieds, il est considéré comme un des meilleurs joueurs d'âge bantam au Québec.

Dans la Ligue d'excellence AAA du Québec, il a compté 26 buts en 26 parties de la saison régulière avec l'Intrépide de l'Outaouais. Il mène l'équipe avec 44 points. Tête d'affiche de son club au tournoi bantam Royal-Brassard de Gatineau cette semaine avec Xavier Simoneau (13 ans), Groulx a amorcé sa semaine en force en récoltant un tour du chapeau dans une victoire de 7-1 contre les Little Flyers de Philadelphie.

Dans sa tête, le capitaine de l'Intrépide se voit gravir les échelons du hockey jusqu'à la LNH. «Je veux faire carrière au hockey. Je suis maniaque de ce sport. À l'école, tous mes travaux sont faits en fonction du hockey. Mes présentations orales en français parlent de hockey!»

Son entraîneur, Jean-François Lavergne, estime que le jeune gatinois possède tous les outils pour réussir. «Il se démarque des autres en raison de son leadership. Il possède un physique avantageux. Son tir du poignet est de calibre junior majeur, même que je suis sûr qu'il y a des joueurs dans la LHJMQ qui aimeraient avoir son tir. Son coup de patin est supérieur à la moyenne. Il joue avec fougue. Il est très solide sur le plan technique et tactique.»

Pour Jean-François Lavergne, le meilleur mot pour décrire Benoît-Oliver, c'est «compétiteur». «Il peut tout faire sur une patinoire, mais son désir de gagner est exceptionnel. On voit que c'est un joueur qui a dû s'abreuver des bases du hockey transmises par son père.»

Benoît-Olivier Groulx, lui, insiste pour dire qu'il bat de ses propres ailes et que son père peut maintenant s'occuper de progresser dans sa propre carrière.

«Mon père n'intervient pas souvent pour parler de mon hockey. Il ne m'a jamais poussé. Il m'a laissé devenir ce que je voulais être. J'ai toujours voulu jouer. Mon père avait un penchant pour le coaching quand il était jeune. Il a fait ce qu'il devait faire ici. Il est temps qu'il parte et qu'il chemine dans sa carrière!»

Tout en puissance

Les idoles du jeune surdoué ont changé au fil des ans. Récemment, c'est sur l'attaquant Jamie Benn, des Stars de Dallas, qu'il veut calquer son style de jeu. Un style de jeu différent du joueur de finesse qu'était son père.

«Je suis un attaquant en puissance. J'ai un bon tir et j'aime m'impliquer dans le match en distribuant des mises en échec.»

Pour arriver à faire carrière dans le hockey, Benoît-Olivier Groulx ne ménage pas les efforts. «Dès que j'ai une chance, je sors un seau de rondelles et je prends des tirs. Quand mon père dit qu'il a oublié quelque chose à l'aréna, je l'accompagne et je tire encore. Dehors, je prends des tirs parce que quelque part dans le monde, il peut y avoir quelqu'un qui travaille plus fort que moi!»

Sans l'ombre d'un doute, le hockey procure de grandes sensations au no57 de l'Intrépide.

«L'aréna est ma deuxième maison. Il n'y a rien de mieux que de gagner des matches ou des tournois avec mes coéquipiers.»

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