Les premières négociations de Pat Brisson

Pat Brisson... (NHLPA)

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Pat Brisson

NHLPA

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Avant de représenter plusieurs des plus grandes vedettes de la LNH, Sidney Crosby en tête, Pat Brisson avait dû négocier son propre contrat de joueur de 20 ans avec les Olympiques de Hull dirigés par Pat Burns.

« Ce furent mes premières négociations. Je pensais que Pat allait me tuer », lance Brisson en riant lorsque joint à son bureau de Los Angeles, où il dirige la division hockey de la prestigieuse agence CAA (Creative Artists Agency).

Brisson s'était inscrit à l'Université d'Ottawa et devait jouer pour les Gee Gees cette saison-là, après deux campagnes avec les Voltigeurs de Drummondville et une autre à Verdun. Il aurait cependant préféré jouer une dernière saison junior à Hull si possible, et il avait approché Burns pendant le camp d'entraînement. Les Olympiques ont eu de la difficulté à obtenir ses droits de Drummondville, qui exigeait beaucoup pour ses services.

« Je suis allé voir Pat à tous les deux ou trois jours pendant trois semaines. La saison a finalement débuté sans moi, puis après deux semaines, ils se sont finalement entendus pour conclure un échange. C'était un dimanche, le lundi matin je vais à l'aréna et je débarque dans la chambre, nous avions un match ce soir-là à Laval », se remémore-t-il.

« J'entre dans le bureau de Pat et avant de signer mon contrat, je lui demande quel sera mon salaire. Il me répond 150 $ par semaine, si je me souviens bien. Je demeurais en appartement à Ottawa et mes cours coûtaient chers, je lui ai donc répondu que ce n'était pas suffisant, que ça me prendrait au moins 250 $ par semaine pour arriver. Ça l'a mis en furie, il n'en revenait pas. Il m'a renvoyé dans la chambre en disant : "Attends, j'appelle Charlie (Henry)." Je pensais que c'était terminé pour moi avant de commencer », poursuit-il.

Même quand Henry lui a dit qu'il n'était « pas correct » de faire de telles demandes, Brisson a tenu son bout et il a finalement réussi à avoir ce qu'il voulait.

« Une fois qu'on s'est entendu, Pat m'a dit : "Toi, tu as besoin de tenir ton bout." Il était comme ça, il était prêt à aller au batte pour toi, mais tu étais mieux de répondre à ses attentes sinon... »

Ce soir-là à Laval, des Olympiques renforcés par l'arrivée de l'ailier droit de 20 ans se sont inclinés 7-2 contre le Titan. « On perdait 5-0 après une période et demie. Je me souviens que Pat avait fait venir un gars dans le milieu du vestiaire pour lui donner de la m...»

Brisson en a finalement donné pour leur argent aux Olympiques cette saison-là, complétant le dynamique duo de Luc Robitaille et Guy Rouleau (191 points chacun) en amassant 37 buts et 83 points en 59 parties de saison régulière, en plus d'ajouter 14 buts et 32 points lors des 15 parties des séries, 15 gains d'affilée.

Burns aimait bien Brisson, assez pour l'inviter au camp des Canadiens de Sherbrooke lorsqu'il est passé derrière leur banc en 1987, ce dernier revenant en Amérique après une saison en Europe. « Il était prêt à me faire signer un contrat d'essai de 25 parties mais c'est là, le 12 ou le 13 octobre 1987, que j'ai décidé d'arrêter de jouer au hockey. J'ai dit à Pat que je m'en allais en Californie pour rejoindre Luc (Robitaille) et enseigner le hockey. Il a respecté ma décision et on est toujours demeuré en contact par la suite », raconte-t-il.

Pat Brisson était d'ailleurs présent quand les Devils ont procuré sa seule coupe Stanley à Pat Burns en 2003, et il sera là aussi lundi lorsqu'il fera son entrée au Temple de la renommée du hockey.

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