Métis Roelens a répondu aux attentes

Métis Roelens a captivé l'attention de son entraîneur... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Métis Roelens a captivé l'attention de son entraîneur Éric Landry lors du premier match intra-équipe des Olympiques au camp des recrues mercredi.

Etienne Ranger, Le Droit

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Les Olympiques l'ont attendu longtemps.

Au repêchage 2016 de la LHJMQ, ils avaient été la dernière équipe à réclamer un joueur. En quatrième ronde et au 65e rang, ils avaient enfin pu repêcher Métis Roelens, un grand attaquant du Blizzard du Séminaire St-François. L'attente n'était pas terminée. Au camp d'entraînement suivant, ce «premier choix»  avait choisi de ne pas se présenter en Outaouais. À ce moment, il négociait avec les contrecoups d'une blessure au cou. En plus, il se gardait une porte ouverte pour adhérer aux rangs collégiaux américains.

Une année a passé. Roelens a connu une excellente saison à 16 ans dans le midget AAA en récoltant 42 points en 40 matches. Chemin faisant, il a ainsi aidé son équipe à gagner la coupe Jimmy-Ferrari pendant les séries éliminatoires.

Avant de compléter sa saison, il avait également rassuré les Olympiques en signant une entente avec l'équipe. Il était même venu prendre part à un entraînement pour visiter les installations avec son père avant de s'engager avec l'équipe gatinoise.

Mercredi, au premier jour du camp des recrues, l'entraîneur-chef Éric Landry a pu évaluer le géant de 6'4'' pour la première fois pendant un match intra-équipe. Il n'a pas été déçu de l'attente.

«Il a été vraiment impressionnant. Je ne l'avais pas vraiment vu jouer avant. Son style de jeu est simple, mais efficace. Son gabarit fait en sorte qu'on le voit tout de suite. Pour un grand bonhomme, il patine bien. Il a été patient avec la rondelle. Il n'a pas précipité ses jeux. Pour un joueur de 17 ans, il a montré une belle maturité sur la patinoire à cette étape-ci du camp.»

Roelens n'a pas compté dans la victoire de 7-3 de son équipe, mais il a bien récolté quelques mentions d'aide. 

«Ça s'est bien passé. Notre trio a compté quelques buts et nous avons passé beaucoup de temps dans le territoire adverse», a dit le hockeyeur aux citoyennetés canadienne et belge.

Roelens s'est dit impressionné par la vitesse du jeu lors du premier match intra-équipe. «C'était du bon niveau. Ça frappait autant que dans le midget AAA sauf que le jeu était un peu plus rapide. Je m'attends à ce que le niveau augmente plus le camp va avancer. Je me suis entraîné fort tout l'été pour essayer de percer l'alignement des Olympiques cette année. Je suis dans ma meilleure forme à vie», a avancé le blondinet.

En pleine confiance

Roelens respirait la confiance sur la patinoire mercredi. Avec le recul, il pense même que son absence du dernier camp d'entraînement a peut-être été bénéfique.

«Je n'avais pas aimé mon année de 15 ans dans le midget AAA (6 points en 33 matches). J'avais été blessé au cou durant l'année et j'avais traîné cette blessure. Je ne me sentais pas trop prêt à faire le saut dans la LHJMQ. Je manquais de confiance. Avec la saison que nous avons connue au séminaire l'an dernier, c'est sûr que je suis plus confiant maintenant. Mon jeu a évolué, particulièrement sur le plan défensif. Je sais où me positionner sur la glace et c'est devenu plus facile de sortir de notre territoire», a dit celui qui a maintenu un différentiel de +16 selon les statistiques officielles de la Ligue midget AAA.

À 17 ans, Rolens est conscient que son gabarit est un atout pour un club de la LHJMQ, mais il se considère aussi un fabricant de jeu. «La dernière année m'a permis de devenir un bon joueur dans les deux sens de la patinoire. Je me suis aussi amélioré au cercle des mises en jeu.»

Reste à voir s'il pourra poursuivre sur sa lancée jeudi ainsi que dans le tournoi des recrues à Sherbrooke en fin de semaine prochaine.

Le gros test viendra dans la semaine suivante quand les vétérans feront leur entrée.

Charles-Antoine Roy se signale au jour un

Sans grande surprise, le premier match intra-équipe du camp des recrues des Olympiques de Gatineau a été dominé par des joueurs de 18 ans.

Les Noirs de Francis Wathier ont eu raison des Blancs de Ron Choules par la marque de 7-3. La troupe de l'ancien joueur des Stars de Dallas a été menée par les doublés de Jordan Chabot et de Charles-Antoine Roy. Le premier est un produit des Cantonniers de Magog. Il avait également épaté la galerie à son premier match des recrues l'an dernier avant de s'effacer par la suite. Roy est natif de Hull et s'était avéré la révélation du dernier camp.

Retranché dans la controverse par l'Intrépide de Gatineau midget AAA à 16 ans, il avait évolué au niveau midget AA avant de «forcer» les Olympiques à lui offrir un contrat de joueur affilié à 17 ans. Roy a passé la dernière saison au niveau collégial AAA, mais il a aussi disputé cinq matches dans l'uniforme des Olympiques.

Maintenant âgé de 18 ans, il ne laisse pas planer le doute sur ses intentions. «Je m'en viens ici pour faire le club, c'est sûr. J'ai confiance en mes habiletés pour y arriver. Aujourd'hui, c'est un bon début.»

Avantage, 18 ans

L'entraîneur-chef Éric Landry a aussi remarqué que ses joueurs nés en 1999 avaient eu l'avantage au premier jour du camp des recrues. «C'est normal. Ils sont plus forts physiquement. Ils sont plus prêts. On a vu que Roy et Alec Malo étaient en confiance parce qu'ils ont joué quelques matches dans notre ligue l'an dernier.»

Roy a aussi remarqué la différence qu'une saison pouvait faire. «Je suis plus gros que l'an dernier. Je suis plus confiant avec la rondelle. L'an dernier, j'ai été surpris de rester au camp si longuement, mais j'avais travaillé tellement fort pendant l'été. Je m'étais entraîné avec des joueurs de la LNH comme Derick Brassard, Ryan Spooner et Calvin de Haan à Ottawa.»

Tristan Belliveau, lui aussi âgé de 18 ans, a marqué un des autres buts des Noirs. L'Ontarien Griffin McGregor a réussi l'autre but contre un gardien. Le défenseur Marc-Olivier Alain a complété la marque dans un filet désert. Zachary Gravel, l'Américain Benjamin Raymond et Alex Vosniades ont marqué les buts des Blancs.

L'entraîneur-chef Éric Landry s'est montré satisfait de ce qu'il avait vu mercredi. «J'ai aimé la vitesse des joueurs, surtout en offensive. Il n'y a pas que les plus vieux qui ont bien joué. J'ai trouvé qu'Alexandre Pellerin, Yannick Abel, Jakob Fortier et Alexis Poulin avaient bien fait chez les 16 ans.»

À part Malo, Roy et Belliveau, l'Ontarien Samuel Hatto et le défenseur Charlie Lacombe ont paru très à l'aise chez les joueurs de 18 ans. Lacombe est arrivée mercredi matin. Il a été prêté par les Voltigeurs de Drummondville pour l'ensemble du camp. Le premier match a été ponctué de deux combats. Dans le premier, Brendan St-Louis a forcé la main de Dawson Winchester. Le fils de l'ancien soigneur des Olympiques, Brian St-Louis, a eu le dessus en insistant plus que son adversaire. Peu de temps après avoir marqué son but, Griffin McGregor a valsé avec Justin Dionne.

Le deuxième match intra-équipe sera disputé jeudi à 16 h.




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