Courteau veut éviter le pire

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, s'attend... (Rocket Lavoie, Le Quotidien)

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Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, s'attend à ce que les Olympiques reçoivent de bonnes nouvelles la semaine prochaine parce que le centre Robert-Guertin approche la fin de sa vie utile.

Rocket Lavoie, Le Quotidien

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(Saint-Jean) Les années se suivent et se ressemblent aux assises de la LHJMQ.

Chaque année, le commissaire Gilles Courteau doit répondre à des questions sur le dossier du nouveau domicile des Olympiques de Gatineau qui fait du sur place. Vendredi, dans son point de presse avant la tenue de la séance de sélection, Courteau a dit avoir bon espoir de passer au prochain chapitre de la saga Guertin.

La semaine prochaine, un projet de loi privé sera étudié en commission parlementaire à Québec. S'il est adopté, le projet de loi 227 va permettre à la Ville de Gatineau de s'entendre de gré à gré avec Vision multisports Outaouais pour la construction et la gestion du futur aréna Guertin et de trois glaces communautaires à la place de la Cité.

Il s'agira d'une semaine critique pour la survie des Olympiques. « Aux dernières indications, ça sentait très bon », a-t-il répondu dans son optimisme habituel.

Et si le projet de loi était rejeté ? Qu'en serait-il de l'avenir des Olympiques ?

« Si le projet ne passe pas, il faudra voir si le maire de Gatineau aura d'autres options. Il faudra voir s'il a un plan B. ».

Or, Maxime Pedneaud-Jobin et l'organisation des Olympiques ont déjà affirmé qu'ils n'avaient pas de plan B. Pour eux, ça passe où ça casse le 7 juin prochain parce que le centre Robert-Guertin approche la fin de sa vie utile.

Lorsque Le Droit lui a fait remarquer cette déclaration du maire, il a adopté un ton plus grave. « S'il n'y a pas de plan B, et bien, le vieux Bob commence à se faire très vieux... »

Si le projet de loi 227 devait avorter, les Olympiques pourraient ne pas avoir d'autres choix que de planter une affiche « à vendre » en face de leur domicile du secteur Hull.

St. John's attend

À l'extrémité est du Canada, il y a un groupe qui pourrait se réjouir du sort réservé aux Olympiques. Les IceCaps de St. John's viennent de perdre leur équipe de la Ligue américaine et leurs propriétaires tiennent absolument à mettre une équipe de hockey sur la glace de leur splendide Mile One Center.

Ce groupe serait prêt à allonger 6 millions $ sur la table pour obtenir une franchise d'expansion dans la LHJMQ, mais Gilles Courteau a été très clair à cet effet vendredi.

Les gouverneurs de sa ligue sont unanimes. Il n'y a pas de volonté de procéder à l'ajout d'une 19e formation au circuit. « Notre bassin de joueurs ne nous permet pas d'avoir plus que 18 équipes. La seule façon que St. John's pourra intégrer notre ligue, ça sera par une délocalisation. En ce moment, nos 18 équipes sont bien où elles sont. Personne ne veut déménager. »

Respirateur artificiel

Par contre, si les Olympiques n'ont plus de domicile, ils devront jouer quelque part. Le « Vieux Bob » ne pourra pas continuer à vivre sur le respirateur artificiel bien longuement.

Plus tôt cette année, le président Alain Sear avait d'ailleurs avoué qu'un groupe lui avait fait une offre non sollicitée pour acheter et déménager son club. Il ne pouvait pas le dire ouvertement, mais il s'agissait bien du groupe de Terre-Neuve.

Vendredi, Alain Sear a avancé qu'il ne voulait même pas penser à l'échec du projet de loi privé à Québec. « Je ne veux pas penser à un plan B. Nous plaçons toute notre confiance en nos élus et en la vision de la Ville de Gatineau. Toutes mes pensées et toutes mes énergies sont dirigées vers la construction d'un nouvel amphithéâtre sur le boulevard de la Cité. Oui, j'avais dû présenter une offre non sollicitée aux membres de mon conseil d'administration, mais personne n'a le goût de déménager l'équipe. Notre place, c'est à Gatineau. »

Alain Sear a dit que le rejet du projet de loi aurait l'effet d'une gifle au visage. « Il n'y a rien de sûr dans la vie, mais l'opinion publique est bonne et tout a été fait pour que le projet se réalise. »

Patenaude termine sa liste d'épicerie

Avant de prendre le chemin du Nouveau-Brunswick, le directeur général Marcel Patenaude ne disposait que de trois choix au repêchage dans les six premières rondes de la séance de sélection 2017.

Dans un repêchage réputé pour être beaucoup plus riche qu'à l'habitude, Patenaude trouvait que ça laissait une bien mince marge de manoeuvre à son équipe de dépisteurs.

Il voulait leur donner deux choix supplémentaires pour faire le plein de talent. Vendredi soir, à quelques heures de la séance de sélection de samedi, Patenaude croyait pouvoir réaliser son objectif.

En matinée, il a ajouté un choix de cinquième ronde en devant sacrifier un choix de troisième ronde en 2018.

Dividende tardif

Samedi matin, il pourrait mettre la main sur un choix de troisième ronde du Drakkar de Baie-Comeau. Ça pourrait aussi être un choix de deuxième ronde en 2018. « Je vais le savoir demain (samedi). C'est une transaction qui avait été réalisée par Benoît Groulx. Ça viendrait finaliser l'échange de Nicolas Meloche. Cette partie de l'échange avait été verbale. C'est un beau cadeau finalement », a dit Patenaude.

Si le tout se matérialise, il faudra saluer l'intégrité du directeur général Steve Ahern, qui honorerait un pacte verbal conclu avec le prédécesseur de Patenaude. Les mauvaises langues diront que le Drakkar a eu plus que sa part du lion dans cette transaction qui avait valu deux choix de première ronde à Baie-Comeau en plus de l'attaquant gatinois D'Artagnan Joly.

Potentiellement, les Olympiques auraient maintenant cinq choix dans les cinq premières rondes, à moins que la compensation pour Meloche vienne en 2018 avec un meilleur choix.

Échange compliqué

Les Olympiques ont dû faire quelques détours pour obtenir un choix de cinquième ronde supplémentaire vendredi matin. Le casse-tête part du fait que les Olympiques avaient versé un choix de cinquième ronde aux Huskies de Rouyn-Noranda l'été dernier pour faire l'acquisition de l'attaquant Charles-Olivier Ouimet.

Le problème, c'est que l'entente réelle prévoyait un choix de quatrième ronde. Au moment de conclure le marché, les Olympiques n'avaient pas ce choix. Ils ont donc versé un cinquième choix en attendant de récupérer un quatrième choix.

Ils y sont parvenus en expédiant un choix de troisième ronde en 2018 au Cap-Breton en retour de leur choix de quatrième ronde en 2017 (le 67e). Les Olympiques se sont ensuite tournés vers les Huskies pour leur donner ce choix. En retour, les Huskies ont donné le cinquième choix que leur avaient versé les Olympiques l'été dernier. Il s'agira du 75e choix de la séance de samedi.

Tard dans la soirée, Marcel Patenaude travaillait encore très fort pour préparer sa journée de samedi, mais il n'avait rien d'imminent à annoncer.

Si le passé est garant de l'avenir, cette situation pourrait changer bien rapidement sur le plancher du Harbour Station samedi matin.




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