Les Olympiques débarquent à Sydney

Éric Landry tentera d'imiter Benoît Groulx en créant... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Éric Landry tentera d'imiter Benoît Groulx en créant la surprise d'éliminer un club mieux placé que le sien au classement général de la LHJMQ.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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La longue session de 68 matches est terminée dans la LHJMQ. Il est temps de passer aux examens finaux, ceux qui détermineront les notes de passage.

Les Olympiques de Gatineau ont appris de leurs erreurs durant la dernière campagne. Ils ont frôlé la catastrophe alors qu'ils risquaient une exclusion des séries éliminatoires au mois de janvier. Un coup de balai derrière le banc a fouetté l'équipe au point où elle s'est mise à jouer à son plein potentiel dans ses 20 derniers matches.

C'est donc avec confiance que la troupe d'Éric Landry s'est envolée vers Sydney jeudi pour terminer sa préparation en vue de sa série contre les Screaming Eagles du Cap-Breton. « Nous rentrons dans les séries au bon moment. Nous sommes sur le haut de la vague », a lancé celui qui fera ses débuts en séries éliminatoires comme entraîneur-chef d'une équipe de la LHJMQ.

Landry sait pourquoi les « Eagles » ont connu une bonne campagne, récoltant 12 points de plus que les Olympiques. « Ils sont bien structurés et ils travaillent très fort. Aussi, ils ont le meilleur compteur de buts de la ligue ! »

Il parle évidemment de Giovanni Fiore. À 20 ans, il vient d'inscrire 52 buts, mais Landry a noté un autre atout chez ses adversaires. « C'est une équipe qui croit en ses moyens. » 

À ce compte, il n'y aurait rien de mieux qu'une victoire dans le premier match au Centre 200 pour semer le doute dans l'esprit des « Oiseaux ». Parce que les deux clubs sont séparés par plus de 800 kilomètres, la série se déroulera dans un format 2-3-2. En gagnant un des deux matches au Cap-Breton, la pression pourrait peser lourd sur les ailes des Screaming Eagles avec la tenue des trois matches suivants dans les entrailles du « Vieux Bob », là où il est ardu de gagner des matches dans une ambiance hostile.

Éric Landry n'attache pas trop d'importance au format de la série. Il préfère y aller étape par étape, un match à la fois.

« Quand j'étais dans la Ligue américaine, j'ai joué dans trois séries avec le format 2-3-2. Chaque fois, il y a eu un dénouement différent. Il y a trop d'importance accordée aux deux premiers matches. Une année, nous avions commencé la série chez nous. Nous avions gagné le premier match de peine et de misère. Puis, nous avions été lessivés dans le deuxième match avant de gagner les trois matches suivants sur la route. »

Fort d'une fiche de 14 victoires et sept défaites depuis son arrivée, Landry est gonflé à bloc pour le déclenchement des hostilités. « Depuis le jour un, tout le monde a élevé son jeu d'un cran. Du premier au dernier joueur. »

Yakov Trenin a assuré que son club serait prêt pour le moment de la saison où il faut limiter les erreurs. « Dans les séries, c'est aussi difficile d'affronter une équipe de septième place comme le Cap-Breton qu'une équipe de première place. Il faut jouer notre match. Quand nous le faisons, nous pouvons battre n'importe qui. »

Meilleur marqueur des Olympiques des séries de 2016, Vitalii Abramov se dit motivé à l'idée de récidiver ce printemps. « Les séries sont tellement différentes de la saison. Je l'ai vécu l'an dernier. J'ai éprouvé plus de difficultés dans les séries, mais l'expérience acquise va me servir. Si on se tient ensemble et qu'on travaille l'un pour l'autre, ça devrait bien aller. »

Quelques absents

Les Olympiques sont partis au Cap-Breton sans Vincent Milot-Ouellet (poignet), qui pourrait revenir au jeu plus tard dans la série. Toujours incommodé par une blessure au bas du corps, mais aussi endeuillé par le décès de sa grand-mère, Alex Breton n'a pas fait le voyage lui non plus. Le Gatinois Jacob Dumouchel a été rappelé de l'Intrépide.

Un «Aigle» retrouve son nid

Le mot d'ordre ne change pas. Dans le sport d'élite, il ne faut jamais avouer qu'on préfère un adversaire aux dépens d'un autre.

Yannik Bertrand, des Screaming Eagles du Cap-Breton, n'échappe pas à la règle. L'attaquant qui partage ses étés entre Orléans et Wendover dans l'Est ontarien était prêt à affronter n'importe qui au premier tour des séries éliminatoires de la LHJMQ. Par contre, il était un peu plus content que le reste de ses coéquipiers de croiser le fer avec les Olympiques de Gatineau.

«Je vais avoir pas mal de famille pour venir m'encourager à Gatineau ! Ils peuvent difficilement venir me voir au Cap-Breton, alors ils vont attendre que je passe par chez nous la semaine prochaine», a expliqué l'attaquant de 19 ans qui a terminé la saison avec neuf buts, 20 points et 118 minutes de punition en 60 matches.

Le colosse de 6'3'' et 200 livres ajoute rapidement qu'il n'y a pas d'autres explications pour justifier sa préférence d'une confrontation avec les Olympiques. «L'appui que je recevrai de ma famille, c'est la première chose à laquelle j'ai pensé quand j'ai su que nous allions jouer contre Gatineau.»

Bertrand se dit excité à l'idée d'amorcer les séries vendredi, surtout que son équipe a connu une saison plus que satisfaisante. «Notre grande force, c'est notre unité. Nous sommes très proches. Chacun a contribué à nos succès.»

L'autre facteur qui le rend fébrile, c'est qu'il sent qu'il aura un rôle à jouer dans les succès de son club même s'il est campé dans le quatrième trio. «Je suis encore sur la quatrième ligne, mais nos quatre trios jouent et tout change dans les séries. Il arrive souvent que les vedettes disparaissent pendant deux ou trois matches. Parfois, ce sont les joueurs des troisième et quatrième trios qui font la différence. Évidemment, j'espère être celui qui pourrait faire la différence, surtout quand nous serons à Gatineau !»




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