Le Cap-Breton se balance des prédictions

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Marc-André Dumont a réalisé un sommet en récoltant 39 victoires à la barre des Screaming Eagles du Cap-Breton. En huit saisons dans la LHJMQ, il n'a jamais gagné autant qu'avec son édition actuelle.

Mariane L. St-Gelais, Archives Le Quotidien

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Ils ont terminé trois rangs devant les Olympiques avec 12 points de plus, mais les Screaming Eagles du Cap-Breton ne semblent pas avoir la faveur des observateurs de la LHJMQ.

Au jeu des prédictions, la plupart des experts qui couvrent les activités du circuit Courteau pensent que les Gatinois vont créer la « surprise » du premier tour en éliminant l'équipe néo-écossaise. Pourtant, celle-ci a déjà déjoué tous les pronostics du début de saison en récoltant 39 victoires avec une bande de gamins.

L'affront ne semble pas ébranler leur entraîneur-chef, Marc-André Dumont, qui avait déjà un script bien établi pour répondre aux questions des journalistes sur la série Gatineau-Cap Breton.

« Nous ne regardons pas ces choses-là. La seule chose qui compte pour nous, c'est notre façon de jouer. C'est comme ça depuis le 15 août. Cela a été notre priorité toute l'année et nous n'allons pas changer notre manière d'aborder les choses. »

N'empêche, les Eagles viennent de terminer au 7e rang de la LHJMQ pour une deuxième année consécutive en récoltant le même nombre de points (82) avec deux équipes bâties bien différemment. L'an dernier, ils étaient armés pour aller jusqu'à la coupe. Cette année, ils comptent bien quelques vétérans de premier plan, mais ils ont sacrifié leur meilleur joueur - Pierre-Luc Dubois - pour préparer l'avenir du club.

Encore une fois, Dumont ne déroge pas de son discours pour expliquer les succès de ses « Aigles ». « La saison régulière, c'est déjà du passé pour nous. Nous avons adopté une attitude de développement cette saison. Pour nous, c'est le moment présent qui compte. Point final. Chaque jour, il fallait devenir meilleur. Beaucoup de monde a été surpris par notre saison. Je serais hypocrite de dire que j'en fais le même constat. Quand je vois notre groupe travailler aussi fort. Quand je vois nos vétérans s'occuper des jeunes parce qu'ils considèrent qu'ils font partie de la solution, je me dis que nous méritons ce qui nous arrive. Nos vétérans croient en nos jeunes. Ceux-ci font partie intégrale de nos succès. »

L'ancien adjoint de Benoît Groulx en 2006 et 2007 a un match bien particulier qui lui vient en tête pour témoigner de sa confiance envers ses jeunes troupiers. C'était le 12 février à Victoriaville. Son équipe avait gagné 4-2. « Il nous manquait des vétérans à la ligue bleue. Nous avons joué ce match-là avec cinq défenseurs de 16 et 17 ans et nous avons limité les Tigres à 18 tirs. Toute la saison, nos jeunes ont grandi. Nous les avons ménagés en leur donnant du repos ici et là, mais ils ont aussi affronté les gros canons offensifs des autres clubs.

Les Eagles, c'est bien sûr Giovanni Fiore, le meilleur franc-tireur de la LHJMQ avec 52 buts. C'est Massimo Carroza qui vient au 25e rang des marqueurs et Olivier Leblanc, le quart-arrière qui aura la tâche de ralentir les ardeurs de Vitalii Abramov, mais c'est aussi quatre défenseurs de 16 et 17 ans et deux gardiens recrues du même âge.

Malgré tout, cette équipe a compté 270 buts cette année. Les Olympiques en ont compté 234. «Tout le monde a contribué. Nous jouons à quatre trios depuis le début de l'année. Notre principale force, c'est l'esprit de groupe et le crédit doit revenir à nos joueurs plus âgés.»

N'empêche, Dumont doit être content de ne pas avoir Benoît Groulx, le «roi des surprises», dans les pattes cette année. À leur dernière confrontation en 2014, la série avait été très courte.

«Je reviens à mes réponses précédentes. Je ne regarde pas ça. Ce qui est important, c'est de jouer comme il faut. Et ça commence chez nous vendredi.»

Trenin est aussi redoutable qu'Abramov

Yakov Trenin n'a pas besoin de faire d'envolées... (Archives) - image 3.0

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Yakov Trenin n'a pas besoin de faire d'envolées oratoires pour afficher ses couleurs en vue des séries éliminatoires. Il compte démontrer son savoir-faire sur la glace, pas dans les journaux.

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À l'approche des séries éliminatoires, les Olympiques de Gatineau peuvent se compter privilégiés d'avoir le champion compteur de la LHJMQ dans leurs rangs. Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que le compatriote russe de Vitalii Abramov représente une menace tout aussi redoutable pour attaquer le camp ennemi.

À 6'2'' et 210 livres, Yakov Trenin est taillé sur mesure pour le hockey de printemps. Il est imposant. Il est fort. Il gagne des mises en jeu. Il tue des punitions. Il bloque des tirs. Il joue en avantage numérique. Il distribue les coups d'épaule. Il use l'adversaire. En plus, il peut compter et préparer des buts.

L'espoir des Predators de Nashville a été un des joueurs les plus utilisés par l'équipe nationale de la Russie au dernier Championnat mondial junior. Ce n'était pas le fruit du hasard. L'an dernier, quand il s'était blessé dans le premier match de la série de deuxième ronde contre les Wildcats de Moncton, les Olympiques avaient piqué du nez. Le « train de Chelyabinsk » est un atout important chez les Gatinois. Au moment où il s'apprête à donner ses derniers coups de patin avec les Olympiques, il a mis sa « face de match ». Pas de sourire. Pas de clichés. Trenin veut remercier l'équipe de ne pas l'avoir échangé à la date limite des transactions.

« Je suis prêt. Je suis excité. Je suis concentré. »

Pas moyen de le faire parler bien plus. Même s'il s'apprête à tourner une page importante de sa carrière de hockeyeur, il refuse de se laisser emporter par les émotions.

« Je ne suis pas encore émotif. Peut-être quand ça sera fini. Je pense juste aux séries. »

Justement, Trenin doit avoir hâte de reprendre là où il a laissé après avoir été victime d'une blessure au poignet pendant les dernières séries. « J'ai déjà oublié cette blessure », lance-t-il sèchement.

Quand on lui demande s'il pense avoir été un morceau essentiel de la fulgurante remontée au classement des Olympiques, Trenin répond qu'il n'est pas plus important qu'un autre. « Tous les joueurs sont importants, surtout pendant les séries. Je veux aider le club à se rendre le plus loin possible. C'est ma dernière chance de jouer au hockey junior. »

Si Trenin s'est bien gardé de montrer ses émotions avant le déclenchement des séries, son entraîneur Éric Landry, lui, est bien conscient du rôle vital qu'occupe le pur-sang de son club.

« Yak a traîné le club sur ses épaules pendant un méchant bout depuis que je suis arrivé. Il a pris le club en charge et quand ça ne marche pas pour lui, c'est quelqu'un d'autre qui se lève. C'est Vitalii. C'est Will Thompson. C'est Crevier-Morin. C'est Zack MacEwen. C'est Mathieu Bellemare. C'est un peu tout le monde. »

Trenin vient d'égaler la meilleure saison de sa carrière dans la LHJMQ avec une récolte de 30 buts et 67 points en seulement 54 matches.

À 17 ans, il avait été le meilleur patineur des Olympiques pendant les séries éliminatoires où la troupe de Benoît Groulx avait surpris l'Armada de Blainville-Boisbriand. François Brassard avait été l'autre joueur le plus utile à l'équipe. Trenin n'a pas eu la chance de démontrer toute son utilité l'an dernier. Sans le dire ouvertement, il est déterminé à avoir un impact au cours des prochaines semaines.




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