Crevier-Morin veut finir en force

S'il ne veut pas quitter Guertin et Gatineau... (Martin Roy, archives Le Droit)

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S'il ne veut pas quitter Guertin et Gatineau trop rapidement, Marc-Olivier Crevier-Morin n'a qu'à étirer au maximum sa saison en causant la surprise en séries.

Martin Roy, archives Le Droit

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Marc-Olivier Crevier-Morin était d'excellente humeur, mercredi, quand les Olympiques de Gatineau ont repris l'entraînement. Un large sourire illuminait le visage du capitaine, sur la patinoire du Centre Robert-Guertin.

Aussi bien en profiter au maximum. Il s'agit, après tout, de sa dernière semaine - en saison régulière - dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

« Ne me parle surtout pas de ça. Tu vas me faire pleurer », a-t-il déclaré d'emblée devant le journaliste.

Il blaguait. Un peu.

« C'est certain que j'essaie d'en profiter le plus possible. Enjoy the moment, comme on dit. Je sais que ça s'en vient, mais que veux-tu faire ? Il faut une fin à tout dans la vie », a-t-il enchaîné.

Crevier-Morin a pourtant été prévenu. Trois fois plutôt qu'une.

Il complète présentement sa quatrième saison en Outaouais. Lors des trois précédentes, ses coéquipiers de 20 ans lui ont dit qu'il devait profiter au maximum de son expérience. « Chaque année, les gars de 20 ans disent que ça passe vite. Je les écoutais, mais je ne pouvais pas vraiment comprendre. Maintenant, je comprends. »

Crevier-Morin n'est pas le seul joueur qui s'apprête à faire ses adieux au « Vieux-Bob ». Ses coéquipiers Daniel Del Paggio et Zack MacEwen se trouvent dans le même bateau que lui.

Le défenseur risque de vivre la séparation plus intensément que les deux attaquants.

Del Paggio est arrivé en Outaouais cet automne, après avoir passé les deux dernières campagnes à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

MacEwen, c'est le même chose. En plus, il sait déjà où il s'en va. Il ira rejoindre le club école des Canucks de Vancouver, dans la Ligue américaine, dès que son stage junior sera terminé.

« Je tiens quand même à profiter le plus possible du temps qu'il me reste à passer ici », dit, malgré tout, le deuxième meilleur marqueur des Olympiques.

Crevier-Morin, lui, a porté les couleurs d'une seule formation dans la LHJMQ. Quand on lui a cousu le « C » sur le chandail, il s'est fort bien acquitté de ses responsabilités de capitaine.

Si les Olympiques ont réussi à redresser leur barque, dans la deuxième portion du calendrier régulier, il y est forcément pour quelque chose.

Phénoménal

« Marc-Olivier, il a fait une job phénoménale. Sa contribution a été très bonne sur le plan physique, et je ne parle pas uniquement de ses mises en échec. Sa présence sur la patinoire, sa façon de se donner lors de toutes ses présences sur la patinoire, tout ça nous a vraiment beaucoup aidés », commente son troisième entraîneur-chef, Éric Landry.

« Pour lui, l'équipe passe en premier et ça paraît dans son jeu. Il a réussi à entraîner les autres joueurs de notre équipe avec lui. »

S'il ne veut pas quitter Guertin et Gatineau trop rapidement, Crevier-Morin sait comment s'y prendre.

Il n'a qu'à étirer au maximum sa saison en causant la surprise en séries.

Au fait, avec le succès connu depuis l'arrivée de Landry, les Olympiques peuvent-ils être pris à la légère ?

Ils ont quand même remporté 13 de leurs 17 derniers matches...

« On est quand même un peu les underdogs, pense Crevier-Morin. Nous avons réussi à ouvrir beaucoup de yeux dernièrement, mais nous n'avons pas réussi à battre toutes les autres équipes. Certaines vont forcément nous prendre à la légère. »

« Moi, je pense qu'on peut compétitionner avec n'importe qui. On va le prouver dans les séries. »

Pour la suite des choses, Marc-Olivier Crevier-Morin n'est pas trop certain. Il n'y a pas si longtemps, il rêvait de gagner sa vie sur patins. Ça n'a pas complètement changé. Il ne sait cependant pas quand, ni comment il obtiendra son prochain défi.

Se trouvera-t-il du boulot dans les ligues mineures ? Devra-t-il passer par les circuits universitaires canadiens ? « Je veux jouer, dit-il. J'attends juste les offres. »

L'attaque des 67's ne décolle pas face aux Petes

Les 67's d'Ottawa devront attendre un peu avant d'obtenir leur ticket pour les séries éliminatoires dans la LHOntario.

Les joueurs de Jeff Brown avaient besoin d'obtenir un seul point, dans leur match de mercredi, pour atteindre cet objectif. C'était juste un peu trop en demander.

Dans un match présenté en après-midi, en cette semaine de relâche, ils ont été blanchis 2-0 par les Petes de Peterborough, à la Place TD. Leo Lazarev, de plus en plus comme l'homme de confiance à l'approche du hockey de printemps, a connu un autre fort match. Face à la meilleure formation de la section Est, le gardien russe des 67's a repoussé 26 rondelles.

Il n'a alloué qu'un but, en fait. Le dangereux Logan DeNoble l'a battu en première période. Steven Lorentz, un espoir des Hurricanes de la Caroline, a complété la marque dans un filet désert alors qu'il restait moins d'une dizaine de secondes à écouler à la rencontre. Son vis-à-vis Scott Smith, un gardien d'expérience, a juste été un peu meilleur que lui. Un mois après avoir célébré son 20e anniversaire de naissance, le géant de six pieds et cinq pouces a enfin réussi son premier jeu blanc au niveau junior majeur. Les gros attaquants d'Ottawa, Artur Tyanulin, Austen Keating et Mathieu Foget, se sont retrouvés sur la patinoire lors des deux buts marqués par l'adversaire.

Les 67's obtiendront deux autres opportunités d'aller chercher le point qui leur manque. Ils ont deux matches de plus à jouer, à domicile, ce week-end.




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