Rouleau compresseur russe

Éric Landry a réuni les Russes Yakov Trenin (photo)... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

Agrandir

Éric Landry a réuni les Russes Yakov Trenin (photo) et Vitalii Abramov dans un même trio.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Neuf victoires. Quatre défaites. C'est la fiche des Olympiques de Gatineau depuis qu'Éric Landry a remplacé Mario Duhamel à titre d'entraîneur-chef le 23 janvier dernier.

En un peu plus d'un mois, le club de l'Outaouais est passé de l'incertitude de participer aux séries à la 11e place du classement général. Avec huit matches à jouer en saison régulière, il faudrait une catastrophe pour qu'ils ratent le rendez-vous printanier.

En fait, les partisans des Olympiques n'ont toujours pas assisté à une seule défaite à domicile depuis que Landry a changé de rôle derrière le banc. Mercredi soir, lors de la visite des Tigres de Victoriaville, ses équipiers tenteront de gagner un huitième match consécutif au centre Robert-Guertin.

Depuis le début de cette séquence heureuse, Éric Landry répète qu'il n'a pas eu à réinventer la roue. Les joueurs ont admis qu'ils travaillaient plus fort pour exploiter davantage leur talent, qu'ils portaient une attention particulière aux détails et qu'ils s'étaient serré les coudes défensivement.

Il y a toutefois une chose qui a changé par rapport à l'ancien régime. Landry a réuni Yakov Trenin et Vitalii Abramov dans un même trio... en permanence. Le duo russe lui a rendu la monnaie de sa pièce en produisant des buts à un rythme infernal. À deux, ils ont récolté pas moins de 45 points dans la dernière séquence de 13 matches. Là-dessus, Trenin a été suspendu un match.

«Ce n'est pas nouveau qu'ils jouent ensemble. Ils avaient commencé un peu avant Noël», lance Landry.

Ce qui est nouveau, c'est qu'ils sont devenus inséparables. Sous Benoît Groulx l'an dernier et Mario Duhamel cette année, les deux vedettes russes se retrouvaient surtout ensemble sur l'attaque massive.

Les deux espoirs de la LNH assurent ne jamais avoir exigé de jouer ensemble auparavant, mais ils sont heureux que la chimie ait eu la chance d'opérer. En compagnie de l'heureux partenaire qui complète leur trio, ils font maintenant trembler les défensives adverses. Abramov a amassé en moyenne plus de deux points par match en février (22 points en 10 matches). Trenin a amassé 17 points pendant la même période.

Le style russe

«Moi, je joue avec les coéquipiers que le coach veut bien me donner, mais c'est sûr que c'est plus facile pour moi de jouer avec Vitalii, indique Trenin. On pratique le style de jeu russe. Nous aimons contrôler la rondelle plus longtemps au lieu de la projeter dans le fond de la zone. On lance moins. On attend la deuxième vague de l'attaque pour compléter des jeux.»

Pour Vitalii Abramov, son explosion offensive du dernier mois ne tient pas seulement de sa réunion avec son compatriote. «C'est évident que Yakov et moi, on se connaît un peu plus, mais je pense que toute l'équipe joue beaucoup mieux. C'est un tout.»

Les bénéficiaires

Mitchell Balmas et Jeffrey Durocher sont les deux ailiers gauches qui ont le plus bénéficié de leur temps de jeu avec le duo explosif. «C'est un duo dynamique. Ils sont rapides, forts et agiles. Ils trouvent les espaces libres sur la glace pour se créer des chances de marquer ou pour en créer pour les autres. À Charlottetown, j'ai déjà joué avec Daniel Sprong et Filip Chlapik. Ils sont dans la même catégorie, sauf que nos Russes ont peut-être un petit quelque chose de plus», raconte Balmas.

Durocher apprécie aussi sa place aux côtés d'«Abracadramov» et du «train» Trenin. «Ils sont tellement offensifs, alors c'est sûr qu'ils m'en apportent aussi. En même temps, j'essaie d'être leur conscience défensive en restant un peu plus haut dans le jeu pour empêcher les revirements.»

Éric Landry, lui, aime récompenser certains joueurs qui connaissent de bons matches en les plaçant avec les Russes. «Quand je remarque qu'un joueur fait du bon boulot, j'aime lui donner la chance de se faire valoir avec Vitalii et Yakov. Je fais la même chose avec le duo de Zack MacEwen et Daniel Del Paggio. Par contre, nos succès passent avant tout par notre jeu défensif et nos défenseurs qui relancent l'attaque rapidement.»

Où seraient les Olympiques aujourd'hui s'ils avaient choisi de sacrifier Trenin à la date limite des transactions ? Pas certain que les partisans veulent savoir !




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer