Martel marqué au fer rouge par Éric Landry

Richard Martel place le nouveau coach des Olympiques... (Archives, La Voix de l'Est)

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Richard Martel place le nouveau coach des Olympiques parmi les joueurs qu'il a préféré diriger dans son illustre carrière.

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Éric Landry fera ses débuts comme entraîneur-chef dans la LHJMQ en fin de semaine à Baie-Comeau et Chicoutimi.

Originaire de Gatineau, il tentera de suivre les traces d'autres entraîneurs locaux qui ont profité de leur passage chez les Olympiques de Hull/Gatineau pour accéder au niveau supérieur.

Pour l'instant, il est trop tôt pour déterminer si le jeune entraîneur de 42 ans aura le potentiel de s'élever au niveau des Pat Burns, Alain Vigneault, Claude Julien ou Benoît Groulx. Ce que l'on sait, c'est qu'à titre de joueur, il a marqué l'imaginaire d'un entraîneur légendaire du circuit Courteau.

Même s'il a quitté la LHJMQ en 2011, Richard Martel domine toujours le circuit avec ses 589 victoires en carrière. Il a notamment dirigé des équipes à Baie-Comeau et Chicoutimi, là où Landry lancera sa carrière d'entraîneur-chef ce week-end. Pour la petite histoire, le « roi Richard » a été l'entraîneur d'Éric Landry à ses premiers pas dans le métier avec le Laser de St-Hyacinthe en 1993. Vingt-quatre ans plus tard, le Gatinois occupe toujours une place de choix dans son coeur. Joint cette semaine au Saguenay, Martel souhaite beaucoup de succès à son « guerrier » dans son nouveau défi.

« Ce gars-là m'a marqué au fer rouge. Comme entraîneur, tu diriges des joueurs très importants qui parviennent à te rendre meilleur. Landry est un de ceux-là. À mon année recrue à St-Hyacinthe, j'ai gagné le titre de l'entraîneur de l'année. Éric a laissé son empreinte sur ce trophée-là. Il a eu un très gros impact sur ma carrière. »

Choix de 16e ronde des Bisons de Granby, Landry avait été blessé à la clavicule à son premier camp d'entraînement à 17 ans. Il avait partagé cette année avec ses amis au niveau midget AA et avec les Castors de Buckingham au niveau junior A. À 18 ans, il avait été invité au camp du Laser. Rapidement, il a retenu l'attention de Martel.

« Il était tout petit, mais le caractère, je reconnais ça à 100 miles à l'heure. » Pendant le camp, Martel avait demandé à Landry s'il jouait toujours avec autant d'intensité. Landry lui avait répondu qu'il ne connaissait pas d'autres façons de jouer. « J'en ai encore des frissons, rien qu'à y repenser ! »

En bonne compagnie

Landry lui a donné des saisons de 42 et 38 buts tout en passant 377 minutes au cachot en raison de son style « dans le tapis ». Devenu entraîneur-chef des Marquis de Jonquière dans la Ligue nord-américaine, Martel signale que Landry fait toujours partie de sa courte liste de joueurs électrisants.

« Il est au sommet de ma liste avec Antoine Roussel et Steve Bégin. Ce sont des vrais ! »

Évidemment, Éric Landry a adoré jouer pour Richard Martel. « J'ai basé ma carrière sur ce qu'il m'a enseigné. J'ai toujours joué à la dure en faisant passer l'équipe avant tout. Pour moi, c'était facile de jouer dans ce modèle. Richard était mon match parfait. C'est avec lui que je suis devenu un joueur de hockey et pas juste un gars qui jouait. C'est à son contact que j'ai commencé à prendre toutes mes décisions en fonction du hockey. »

Besoin d'un mentor

Les années ont passé. Martel et Landry ont fait leurs carrières chacun de leurs côtés. Martel dit ne pas connaître suffisamment Landry aujourd'hui pour prévoir s'il va réussir à s'établir comme entraîneur-chef. Il a toutefois un précieux conseil à offrir à son ancien protégé.

« Être entraîneur, ce n'est pas comme être un joueur. Éric a du caractère. Il est fougueux, mais ce qui est extrêmement important, c'est qu'il soit entouré de personnes de qualité. »

Martel cite en exemple les Burns, Vigneault, Julien et Groulx qui ont eu Charles Henry comme mentor. « Bob Hartley et Michel Therrien ont eu les frères Morrissette. Peu d'autres entraîneurs québécois ont accédé à la LNH sans être formés par ces gars-là. Un coach doit se faire coacher. Il doit être encadré. Ça m'a manqué d'avoir un mentor pour me guider dans ma carrière. Les jeunes entraîneurs ne doivent pas être laissés à eux-mêmes. Leur encadrement fera foi de tout. »

Jean-François Grégoire en réflexion

Jean-Francois Grégoire... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit) - image 3.0

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Jean-Francois Grégoire

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Premier adjoint de Mario Duhamel cette saison, Jean-François Grégoire n'était pas à l'entraînement des Olympiques au centre Guertin mardi matin. 

Après avoir congédié Duhamel dimanche et placé Éric Landry dans le fauteuil de l'entraîneur-chef lundi, les Olympiques ont offert un nouveau rôle à Grégoire. Celui-ci disposait de 24 heures pour réfléchir à cette proposition. 

Grégoire ne se retrouverait plus derrière le banc des Olympiques, mais plutôt sur la passerelle où il pourrait retransmettre ses observations à partir d'un angle différent. 

Éric Landry avait accepté ce changement d'assignation sous Benoît Groulx à l'époque. 

Les Olympiques sont activement à la recherche d'un autre entraîneur-adjoint pour épauler Éric Landry derrière le banc. Ils ont un candidat d'expérience bien en vue. Il reste à voir s'il acceptera. 

Chose certaine, cet homme d'expérience ne sera pas le premier entraîneur pour qui Landry a joué dans la LHJMQ. Richard Martel a donné sa parole aux Marquis de Jonquière pour l'année en cours. «Cette année, c'est impossible pour moi de venir aider Éric. Je vais respecter mes engagements, mais on ne peut jamais prédire l'avenir. Je tiens Éric en très haute estime», a dit celui qui est d'abord un entraîneur-chef dans l'âme.

Un espoir des Devils règle le cas des 67's

La bonne nouvelle, c'est que peu de personnes ont été témoins du pauvre spectacle offert par l'équipe locale. On a annoncé une maigre foule de 1458 spectateurs à la Place TD pour un match déplacé en raison de la présence du tournoi de la Coupe Davis de tennis à Ottawa.

S'il y avait des partisans des Devils du New Jersey dans la salle, ils ont été servis puisque leur espoir Michael McLeod a inscrit son premier tour du chapeau en carrière dans la Ligue de l'Ontario. Il a ajouté deux passes dans une victoire facile de 6-1 des Steelheads de Mississauga. Trent Fox a également engraissé sa fiche offensive avec une récolte d'un but et quatre points dans le gain des Steelheads (18-17-10).

Le défenseur Chris Martenet a offert la seule réplique en marquant son premier but dans l'uniforme des 67's (18-24-5), qui ont subi un quatrième revers consécutif dans un match qu'ils ont dominé 28-25 au chapitre des tirs. Leo Lazarev n'était pas en grande forme. Il a été remplacé par Olivier Lafrenière après avoir accordé quatre buts sur 18 tirs, mais le Franco-Ontarien a cédé deux autres buts sur sept tirs dans les 22 dernières minutes du match.

Les 67's reprennent l'action mercredi soir à la Place TD. Ils recevront les Frontenacs de Kingston.

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