Bronsard, le héros insoupçonné

  • Des membres de la Gendarmerie royale du Canada transportent le précieux trophée sur la patinoire. (Etienne Ranger, Le Droit)

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    Des membres de la Gendarmerie royale du Canada transportent le précieux trophée sur la patinoire.

    Etienne Ranger, Le Droit

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  • Les Olympiques ont hissé une bannière avant le match en l'honneur de l'édition 1996-97 de la formation. (Etienne Ranger, Le Droit)

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    Les Olympiques ont hissé une bannière avant le match en l'honneur de l'édition 1996-97 de la formation.

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  • Les Olympiques ont hissé une bannière avant le match en l'honneur de l'édition 1996-97 de la formation. (Etienne Ranger, Le Droit)

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    Les Olympiques ont hissé une bannière avant le match en l'honneur de l'édition 1996-97 de la formation.

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  • Christian Bronsard renoue avec le trophée remporté il y a déjà 20 ans. (Etienne Ranger, Le Droit)

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    Christian Bronsard renoue avec le trophée remporté il y a déjà 20 ans.

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  • Sept autres ex-coéquipiers de Bronsard étaient au Centre Robert-Guertin, vendredi, pour la cérémonie. (Etienne Ranger, Le Droit)

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    Sept autres ex-coéquipiers de Bronsard étaient au Centre Robert-Guertin, vendredi, pour la cérémonie.

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Christian Dubé, Mathieu Descôteaux, Martin Éthier, Éric Naud sans oublier Martin Biron. Sur le marché des transactions, le directeur général Charles Henry avait pris soin d'ajouter tous les morceaux nécessaires à la construction d'une équipe championne lors de la saison magistrale de 1996-97.

Il y avait du talent au pouce carré dans le vestiaire des Olympiques de Hull. Chaque victoire avait son héros. Martin Ménard, Pavel Rosa, Donald MacLean, Jonathan Delisle, Peter Worrell. En vouliez-vous des vedettes ? Elles étaient là.

Et pourtant, personne n'avait envisagé que la pièce maîtresse allait être celle qui devait occuper le rôle de gardien numéro deux. Débarqué chez les Olympiques en pleines séries de 1996 pour remplacer un José Théodore blessé, Christian Bronsard n'était même pas certain d'être retenu avec l'équipe pour la grosse année de 1996-97.

Claude Julien lui avait finalement accordé un vote de confiance en début de saison, mais les Olympiques avaient quand même été chercher Martin Biron. C'était un gros nom. Un gardien repêché dans la LNH. Mais vers la fin de la campagne, il a commencé à flancher et Bronsard avait repris le filet. Il ne l'avait plus jamais perdu. Joueur le plus utile des séries de la coupe du Président, il a enchaîné avec une performance spectaculaire au tournoi de la coupe Memorial disputé au centre Robert-Guertin, là où il a probablement établi le record du joueur le plus souvent ovationné pendant un match. Du bout du banc, Martin Biron ne pouvait faire autrement que d'admirer le travail de son partenaire. Les Olympiques avaient pourtant payé le gros prix pour faire son acquisition en espérant qu'il les mène à la terre promise.

Fils de militaires, le petit gardien natif d'Allemagne était installé à Orléans depuis l'âge de 13 ans, mais c'est à Hull qu'il a vécu ses heures de gloire au printemps 1997. « J'avais été choisi le meilleur gardien du tournoi de la coupe Memorial. On dit que c'est le trophée le plus difficile à gagner avec la coupe Stanley. Ça fait partie des gros moments de ma vie même si j'ai gagné d'autres championnats après. »

Contrairement à Martin Biron qui a fait une belle carrière dans la LNH, Christian Bronsard n'a fait que cogner à la porte de la meilleure ligue au monde. Jugé trop petit à 5'9'', on ne lui a jamais donné sa chance.

« L'année suivante, j'ai joué avec l'équipe nationale du Canada et nous avons gagné la coupe Splengler. J'ai eu trois excellents camps dans la LNH, mais on m'a toujours renvoyé dans la Ligue américaine où j'ai conservé de très bonnes statistiques. J'ai performé partout où je suis allé, mais on me m'a jamais donné la chance de faire le grand saut », a dit celui qui a quand même gagné sa vie pendant 10 ans en jouant au hockey professionnel dans la Ligue américaine, la Ligue internationale, la East Coast League et en Europe où il a remporté un championnat en Angleterre en plus de jouer en Russie, en Allemagne et en France. Il a accroché ses jambières en 2008.

Toujours fier

Aujourd'hui, il s'occupe d'une érablière à Sainte-Thècle, près de Shawinigan, et il tient encore une école de hockey pour gardiens. Il n'a pas percé dans la LNH, mais Bronsard sera toujours fier de ce qu'il a accompli à Hull.

« Joueur le plus utile des séries. Meilleur gardien du championnat canadien. Champion de la coupe Memorial. Personne ne pourra m'enlever ça. Ça fait chaud au coeur de revenir ici. »

Que sont-ils devenus?

Martin Ménard

Après quelques saisons dans les ligues mineures, il a opté pour la stabilité. Il est rentré à Gatineau pour devenir représentant chez Coca-Cola.

Peter Worrell

Le dur à cuire a disputé près de 400 matches dans la LNH, surtout avec les Panthers de la Floride. Il est aujourd'hui entraîneur au niveau universitaire en Floride.

Colin White

Incluant les séries où il a gagné deux coupes Stanley, il a joué 911 matches dans la LNH. Il travaille toujours pour les Devils du New Jersey.

Jonathan Delisle

Décédé tragiquement dans un accident de voiture. Il a joué un match avec le Canadien tout en étant un préféré de ses entraîneurs pendant cinq saisons dans la Ligue américaine.

Steven Low

Après quelques saisons aux États-Unis et en Europe, l'ancien capitaine a troqué son bâton de hockey pour celui de peintre en bâtiment.

Marty Johnston

Il a opté pour le hockey universitaire avant de jouer quelques saisons dans les ligues mineures. Il est maintenant entraîneur-chef des Ravens de l'Université Carleton.

Mathieu Descôteaux

L'ancien choix de première ronde des Oilers a joué cinq matches pour le Canadien. Aujourd'hui, il est agent avec la Sûreté du Québec.

Donald MacLean

Il a joué 41 matches dans la LNH en se promenant d'une organisation à l'autre avant d'aller finir sa carrière en Europe.

Martin Éthier, Alexandre Couture et Francis Bélanger travaillent dans le domaine de la construction.

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