Des Olympiques nerveux

Quelques joueurs des Olympiques ont rendu visite aux... (Etienne Ranger, Le Droit)

Agrandir

Quelques joueurs des Olympiques ont rendu visite aux enfants hospitalisés, comme Alexis Lavigne (photo), de la clinique de pédiatrie Le Copain de l'hôpital de Gatineau jeudi après-midi afin de leur remettre des cadeaux et signer des autographes. Pour certains, il pourrait s'agir d'une dernière sortie publique avec le club gatinois.

Etienne Ranger, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Avec deux matches à jouer avant l'ouverture du marché des transactions dans la LHJMQ, la  nervosité commence à s'installer dans le vestiaire des Olympiques de Gatineau.

Même si les 25 joueurs de l'équipe ont eu une rencontre avec la direction pendant le dernier week-end, ils en sont sortis avec plus de questions que de réponses.

Le directeur général Marcel Patenaude profitera-t-il d'un marché frivole pour monnayer ses meilleurs éléments en fonction de l'avenir ou sera-t-il tenté d'ajouter quelques pièces à son alignement pour brouiller les cartes en séries éliminatoires?

«Ce n'était pas trop clair. Ce qui est sûr, c'est que personne ici ne pensait que nous échangerions notre noyau de joueurs quand nous sommes arrivés au camp d'entraînement. Nous essayons de ne pas trop penser aux transactions, mais là, ça s'en vient. On se questionne un peu. On voit des choses sur les réseaux sociaux. C'est dur de penser qu'on pourrait jouer nos derniers matches avec certains de nos chums», a expliqué le capitaine Marc-Olivier Crevier-Morin jeudi.

Les Olympiques se rendront à Boisbriand pour affronter l'Armada vendredi et ils disputeront un dernier match à Guertin samedi en recevant le Phoenix de Sherbrooke. À sa troisième saison avec l'équipe gatinoise, Yakov Trenin se joindra à l'équipe nationale russe après ce match. L'espoir des Predators de Nashville espère qu'il ne s'agira pas de son dernier match à Gatineau.

«Je ne veux pas être échangé. Je suis confortable ici. Je ne veux pas changer d'air. J'habite dans une bonne famille d'accueil. J'ai de bons coéquipiers. Nous avons une bonne organisation. Comme joueur, je me suis beaucoup amélioré ici. Benoît Groulx a surtout fait de moi un meilleur joueur défensif. Je suis plus complet. J'aimerais rester.»

Rare Olympique de la première heure, Alex Dostie n'a aucune idée de ce qui l'attend pendant le temps des Fêtes. Les Gatinois occupent le 16e rang du classement à la surprise générale. «Ce n'est pas mon travail. Ma job, c'est de jouer au hockey. Je sais que notre directeur général a un travail à faire. Je vais me plier à ce qui est mieux pour l'équipe.»

Repêché en première ronde par les Olympiques en 2013, Dostie est toutefois profondément attaché à son équipe d'origine. «C'est ma quatrième année ici. Cette équipe a cru en moi. Elle m'a repêché plus tôt que mon rang prévu en 2013. Elle s'est occupée de moi quand j'ai été opéré à une épaule à 16 ans. Elle m'a aidé à me faire repêcher dans la LNH. Je suis vraiment bien ici. Je ne peux pas chialer. Je connais notre routine par coeur. C'est sûr que ça fait un peu peur d'aller vers l'inconnu. Je n'ai jamais été échangé.»

Nicolas Meloche, lui, connaît cette étrange sensation. Il a été acquis à gros prix par les Olympiques à l'ouverture des marchés l'an dernier. Il souhaite rester à Gatineau, surtout qu'il a une clause de non-échange dans son contrat.

«On a une bonne équipe qui manque un peu de constance. On a un bon groupe de gars. On a du fun ensemble. Si personne n'est échangé, je sens qu'on pourrait faire un bout ensemble.»

À deux matches de la pause de Noël, les Olympiques (13-16-3) ont toujours une fiche inférieure à ,500 et même s'ils chantent le même refrain depuis le début de l'année, il commence à se faire tard pour que le gâteau lève. Le capitaine Crevier-Morin pense quand même qu'il reste du temps.

«Sérieusement, je pense qu'on pourrait remonter le classement et gagner plus qu'une ronde dans les séries. Il faut juste qu'on commence à se trouver. On le fait souvent contre les meilleures équipes. Le problème, c'est qu'on ne sait jamais quand on va se présenter.»

Et l'explication derrière cette double personnalité des Olympiques? «Je n'ai aucune idée. C'est dur à expliquer», rétorque Crevier-Morin.

Finalement, c'est Marcel Patenaude qui devra répondre à cette question vitale.

Duo de buteurs

Marc-Olivier Crevier-Morin a compté cinq buts l'an dernier, mais le défenseur de 20 ans vient d'en compter trois à ses quatre derniers matches. Un hasard ?

Pas tant que ça croit le capitaine des Olympiques. Récemment, il a eu l'occasion d'être jumelé à Nicolas Meloche et c'est en évoluant à ses côtés qu'il a inscrit ses trois buts.

« Ça change la game un peu. Je ne veux rien enlever au mérite d'Alex Breton (son partenaire habituel), mais je sais que Nick a de l'expérience. Si je fais une gaffe, il va être là pour m'épauler. J'utilise aussi mon tir davantage, car s'il est bloqué, Nick va revenir vite. »

Avec ses quatre buts, Crevier-Morin s'est hissé parmi les 20 premiers francs-tireurs chez les défenseurs de la LHJMQ cette saison. Nicolas Meloche est huitième avec sept buts.

« Il est tellement intelligent en zone offensive. Il réussit souvent à attirer un ou deux joueurs vers lui. Ça me libère de l'espace et du temps pour tirer à ma guise. »

Reconnu pour son jeu défensif, Crevier-Morin ne peut s'empêcher de sourire quand les gens lui font remarquer qu'il est rendu une « machine à scorer ». « Les gens agissent comme s'ils sont surpris, mais j'en ai quand même compté cinq l'an dernier ! »

L'expérience avec Meloche pourrait cependant être de courte durée. À l'entraînement cette semaine, Crevier-Morin était de retour avec Breton. Meloche avait Simon Leclerc comme partenaire.

Brett Clark à Gatineau

Repêché par l'Avalanche du Colorado, Nicolas Meloche reçoit un visiteur spécial depuis mardi. Consultant au développement des joueurs de l'Avalanche, Brett Clark saute même sur la glace pour travailler avec son protégé, mais il donne aussi un coup de pouce à toute la brigade défensive des Olympiques. L'ancien défenseur de la LNH restera dans l'entourage de l'équipe jusqu'à dimanche où il appuiera tous les entraîneurs gatinois. Il avait notamment travaillé avec Mario Duhamel au Colorado.

« Nicolas progresse bien et je suis ici pour travailler certaines choses avec lui et pour créer de bonnes habitudes. C'est un très bon espoir pour nous. Nos attentes sont grandes envers lui. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer