MacEwen attire les dépisteurs de la LNH

Zack MacEwen... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Zack MacEwen

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Jamais repêché dans la LHJMQ, Zack MacEwen est arrivé tardivement dans le circuit Courteau. L'an dernier, à 19 ans, il était une recrue chez les Wildcats de Moncton.

Convaincus qu'ils pouvaient mettre la main sur un joueur sur le point d'éclore, les Olympiques de Gatineau ont flairé la bonne affaire cet été. Le directeur général Marcel Patenaude a profité d'un surplus de joueurs de 20 ans chez les Wildcats pour leur soutirer l'attaquant de 6'4'' et 212 livres pour une bouchée de pain : un choix de cinquième ronde.

Après tout, MacEwen n'avait marqué que 10 buts en 66 matches pendant la saison 2015-16. Inséré dans un trio offensif à Gatineau, le patineur de l'Île-du-Prince-Édouard a déjà fracassé son record personnel. Après 21 matches, il a déjà récolté 13 buts, un sommet qu'il partage avec Vitalii Abramov chez les Olympiques.

Non seulement a-t-il été invité au camp d'entraînement des Ducks d'Anaheim en début de saison, mais ceux-ci lui ont proposé un contrat de la Ligue américaine pour l'année prochaine. Or, le clan MacEwen a préféré attendre et il ne regrettera pas sa décision. Toutes les semaines, Marcel Patenaude signale recevoir des appels d'équipes de la Ligue nationale. « Il génère de l'attention. Les clubs s'informent à son sujet. Pour nous, il s'agit d'une aubaine. Aujourd'hui, il nous rapporterait beaucoup plus si nous devions l'échanger, mais nous n'avons pas encore décidé de la direction à prendre pendant la prochaine période des transactions. »

Grâce à sa progression fulgurante, le grand gaillard pourrait maintenant valoir un choix de première ronde et peut-être même un jeune espoir. Si plusieurs observateurs du circuit Courteau sont surpris du rendement offert par MacEwen cette saison, c'est tout le contraire pour le joueur en question. En fait, il n'attendait qu'une véritable chance pour se mettre en marche.

« Tout se passe exactement comme je l'avais envisagé. J'espérais pouvoir offrir beaucoup plus avec un rôle accru et c'est ce qui se produit. Je n'avais pas nécessairement un rôle offensif à Moncton. Les Wildcats avaient beaucoup de profondeur et j'avais commencé la saison dans un quatrième trio. Des blessures m'ont permis d'obtenir des promotions durant l'année. Quand j'ai gagné la confiance de l'entraîneur, j'ai joué davantage et c'est là que j'ai commencé à récolter plus de points. »

Doté d'un physique imposant, MacEwen arrive à générer l'attention des recruteurs de la LNH malgré son âge avancé. Mieux vaut tard que jamais, mais il essaie de ne pas voir trop loin pour l'instant.

« Mon agent me dit seulement ce qu'il veut que j'entende. Je me concentre sur mon jeu présentement. Quand le temps sera propice, si une équipe m'aime, nous allons gérer la situation. Il y a des clubs qui me regardaient l'an dernier, mais pas vraiment sérieusement. J'espérais éclore pour leur montrer ce que je pouvais faire avec un rôle plus important. »

Par moments, MacEwen se demande où il serait rendu s'il avait pu percer une équipe de la LHJMQ à 17 ou 18 ans, mais il préfère voir le bon côté des choses. « Il y aura toujours un questionnement, mais je suis content d'être rendu où je suis aujourd'hui. On m'a mis de côté quand j'étais plus jeune, mais je suis arrivé au bon endroit. Je joue avec beaucoup plus de confiance. Je me sens beaucoup plus respecté sur la glace même s'il me reste encore beaucoup de choses à apprendre et travailler. »

«Je voulais vraiment jouer ce match-là»

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Alex Dostie

Martin Roy, Archives Le Droit

Il n'a pas recommencé à patiner avec ses coéquipiers, mais Alex Dostie pense pouvoir reprendre l'action vendredi quand les Olympiques recevront le Drakkar de Baie-Comeau.

Blessé au haut du corps vendredi dernier à Shawinigan, le Drummondvillois a raté son rendez-vous contre les Voltigeurs dimanche. «Je voulais vraiment jouer ce match-là», dit-il.

L'espoir des Ducks d'Anaheim est un véritable poison quand il affronte l'équipe qu'il adulait dans son enfance, mais un autre facteur le motivait à vouloir jouer ce match au centre Marcel-Dionne. Dimanche, les Voltigeurs ont retiré le #61 du Gatinois Derick Brassard.

«C'était une de mes idoles de jeunesse. C'était en plein dans l'âge où je suivais assidument les Voltigeurs. J'admirais Derick Brassard et Guillaume Latendresse. Derick a habité chez ma tante pendant un an. Quand je l'ai vu à l'aréna dimanche, il s'est souvenu de moi ! Il est venu me voir. Il m'a serré la main. Il a pris de mes nouvelles. J'étais content.»

Deuxième compteur des Olympiques avec 24 points en 20 matches, Dostie a inscrit au moins un point dans chacun de ses quatre derniers matches. Il totalise 11 points pendant cette séquence. «Je me sens bien maintenant. Ce n'est rien de bien grave comme blessure.»

Chez les Olympiques, on pense que Dostie sera en mesure de poursuivre sa séquence prolifique dès vendredi. «On va l'évaluer sur une base quotidienne. On parle d'une blessure mineure», a assuré le directeur général Marcel Patenaude.

Avant d'être démantelé par la force des choses dimanche dernier, le trio de Dostie, Yakov Trenin et Daniel Del Paggio commençait à être carrément dangereux. Excellent passeur, Del Paggio a récolté des points dans sept de ses 10 derniers matches pour un total de 11 points. 

Quant à Trenin, il a finalement trouvé sa vitesse de croisière après avoir mis du temps à se remettre d'une fracture de la jambe. 

Le Russe a une séquence de neuf matches avec au moins un point. Il a ajouté 14 points à sa fiche pendant cette période.

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