Dostie et Meloche ne s'emballent pas

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La Série Canada-Russie est terminée dans la Ligue de l'Ouest, la Ligue de l'Ontario et la LHJMQ. Les évaluations finales sont rentrées. Décembre approche. L'heure des grandes décisions aussi.

La semaine prochaine, Hockey Canada dévoilera sa liste finale des joueurs invités au camp de sélection de l'équipe nationale junior. En coulisses, on chuchote qu'environ 30 joueurs recevront des invitations. C'est peu. Écartés du camp d'évaluation estival, est-ce qu'Alex Dostie et Nicolas Meloche en ont fait assez en début de saison et dans la Série Canada-Russie pour se faufiler parmi les finalistes ?

Les deux représentants des Olympiques de Gatineau l'espèrent, mais leurs attentes ne sont pas élevées. Dostie a épaté la galerie en brillant dans le premier trio de l'équipe LHJMQ aux côtés de Pierre-Luc Dubois et Julien Gauthier, mais l'espoir des Ducks d'Anaheim se pose encore des questions.

« Mes deux matches ont bien été, mais les gens de Hockey Canada évaluent les joueurs depuis longtemps. Est-ce que deux matches peuvent changer leur opinion ? Ils savent exactement le type de joueurs qu'ils cherchent. Est-ce que je dois nécessairement jouer dans le top-6 pour obtenir une invitation ? Je n'en ai aucune idée. S'ils veulent de la vitesse et un attaquant avec un bon sens du jeu, c'est dans mes forces. Faudra aussi voir combien de joueurs seront prêtés par leurs équipes de la LNH à la dernière minute comme Francis Beauvillier ou Travis Konecny par exemple », a dit celui qui se remet d'une blessure mineure au haut du corps qui lui a fait rater le match de dimanche à Drummondville.

Chose certaine, au début de l'été, Dostie n'osait même pas rêver d'être invité au camp de sélection d'ÉCJ. « Mon objectif était d'être invité à la Série Canada-Russie pour la première fois. L'invitation m'a donné confiance. En plus, les dirigeants m'ont donné l'occasion de jouer avec deux méchants bons joueurs. Je ne me fais pas trop d'idée pour la suite des choses, mais c'est sûr que c'est le rêve de tout le monde de jouer au Championnat mondial junior. »

De son côté, Nicolas Meloche passe souvent sous le radar quand on parle de l'impressionnante brochette de défenseurs québécois. À la télévision, pendant la Série Canada-Russie, on a parlé en long et en large du Big-4 constitué de Thomas Chabot, Jérémy Lauzon, Philippe Myers et Samuel Girard.

Contrairement à ses deux participations précédentes, Meloche n'a pas été utilisé en avantage numérique. La situation aurait pu être frustrante, mais l'espoir de l'Avalanche du Colorado voyait les choses autrement.

« Si je joue au Championnat mondial, ça ne sera pas pour évoluer en avantage numérique. Chabot et Girard sont plus offensifs que moi. Ça ne serait pas mon rôle. Je serais là pour contrer l'adversaire et tuer des punitions. Je ne jouerais pas les plus grosses minutes, mais c'est un rôle qui me conviendrait. Déjà que je serais chanceux d'être là. »

Contre les Russes, Meloche a été solide en gardant son jeu simple tout en s'imposant dans ses batailles à un contre un. Gagnant de la médaille d'or avec l'équipe canadienne des moins de 18 ans au tournoi Ivan Hlinka, Meloche sait qu'il fait partie d'une cohorte talentueuse au Québec.

« Les défenseurs nés en 1997 et 1998 sont très bons. Pendant quelques années, on disait que la faiblesse de la LHJMQ se trouvait chez les défenseurs. Ce n'est pas le cas maintenant et j'espère qu'ils vont inviter plusieurs défenseurs de notre ligue. Nous avons limité les Russes à un but et très peu de chances de marquer. »

Comme Dostie, Meloche se fait réaliste à la veille des décisions. « J'aime mieux ne pas me faire trop d'attentes, mais j'aimerais être invité. Rendu au camp, tu ne sais jamais ce qui peut se produire. »

Trenin et Abramov font l'éloge de la LHJMQ

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Uniques représentants de la LHJMQ au sein de leur équipe nationale dans la Série Canada-Russie, Yakov Trenin et Vitalii Abramov ont sué à grosses gouttes sans pouvoir s'inscrire à la feuille de pointage dans les matches présentés à Chicoutimi et Baie-Comeau la semaine dernière.

Ils n'ont pas été les seuls à être frustrés par les représentants canadiens du circuit Courteau. La Russie a été limitée à un maigre but en deux matches. De retour à l'entraînement des Olympiques mardi, les deux Russes ont rapporté des échos du vestiaire russe.

« Les gars qui ont fait la tournée canadienne ont dit que l'équipe de la LHJMQ avait été la meilleure des trois ligues cette année. C'est l'équipe qui a été la plus difficile à affronter. Ils patinaient à fond de train. Ils avaient un bon avantage numérique », a lancé Abramov.

Yakov Trenin a tout de suite poursuivi la phrase de son coéquipier. « Nous n'avions pas d'espace sur la patinoire et le rythme du jeu était très rapide. »

Les deux Russes ont aussi constaté une fatigue généralisée chez leurs compatriotes. 

« Ils étaient partis de chez eux depuis un bon bout et ils ont voyagé à travers le Canada pour venir terminer la série au Québec sans journée de repos entre le dernier match en Ontario et le premier à Chicoutimi », a ajouté Abramov, qui était bien content de pouvoir converser dans sa langue avec ses coéquipiers et ses entraîneurs.

Ce dernier pense que l'équipe russe alignera environ 10 ou 11 joueurs qui ont participé à la Série Canada-Russie pendant le Championnat mondial junior. Abramov ne connaît toujours pas son sort. Trenin non plus.

Seront-ils avantagés parce qu'ils évoluent déjà sur les petites patinoires nord-américaines ? Parmi les derniers joueurs retranchés l'an dernier, Trenin n'avait pas de réponse. 

« C'est difficile à dire. Je veux juste faire l'équipe ! Comme joueur de centre, j'ai eu une transition à faire avec le système de jeu russe, mais je me suis bien débrouillé. J'ai gagné mes batailles pour la rondelle et plusieurs mises en jeu. »

Évidemment, leurs camarades se sont tournés vers les deux « experts » de la LHJMQ pour demander des informations sur les tendances des joueurs canadiens. Ils ont également eu du plaisir à affronter Dostie et Meloche. « J'avais dit à Dostie de garder la tête haute », lance Trenin.

De répondre Dostie, qui passait justement dans le couloir pendant Trenin parlait mardi. « Qui a gagné hein ? Qui ? Qui ? Qui?! » Trenin et Abramov se sont contentés de sourire en disant qu'ils seraient plus gros, plus rapides et plus disciplinés au Championnat du monde.

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