La dure tâche de remplacer Groulx

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Les Olympiques ont gagné trois matches depuis le départ de Benoît Groulx, qui dirige maintenant le Crunch de Syracuse.

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Au fil des ans, les Olympiques de Gatineau ont eu de la difficulté à se remettre des absences de leur entraîneur-chef Benoît Groulx.

Quand il a quitté pour Rochester après la coupe du Président de 2008, Mario Richer n'a survécu que 20 matches avant de remettre sa démission. Il avait été remplacé par Jérôme Dupont, qui avait ramené l'équipe dans le premier tiers de la ligue avant la fin de la saison.

Quand Groulx a laissé momentanément son équipe entre les mains de ses adjoints pour diriger Équipe Canada junior pendant les Championnats du monde de 2014 et 2015, l'équipe avait également piqué du nez. C'est au tour de Mario Duhamel de remplacer Benoît Groulx cette saison. Après 15 matches, les Olympiques n'ont gagné que trois fois et ils occupent la cave du classement de la LHJMQ.

Les Gatinois traversent une mauvaise passe, mais au moins, ils démontrent des signes d'amélioration. Dans leur dernier match, contre l'Armada de Blainville-Boisbriand, c'est Samuel Montembeault qui a fait la différence en refusant de céder malgré l'insistance des Olympiques.

Quand un club roule sur une longue séquence de victoires, il lui arrive de gagner des matches qu'il ne mérite pas. Quand une équipe est sur une séquence perdante, il lui arrive aussi d'échapper des matches qu'elle aurait dû gagner. Est-ce que les Olympiques sont rendus là ?

« Je ne pourrais pas dire. C'est la première fois de ma carrière d'entraîneur que je traverse une séquence comme ça, répond Mario Duhamel. J'ai plutôt été habitué à vivre l'inverse. [...] Je pense que nous avons beaucoup progressé dans les dernières semaines. Ce week-end, contre l'Armada qui a le vent dans les voiles, nous avions l'air d'une vraie équipe de hockey. Nous avons joué cinq bonnes périodes. Il y a des signes qui ne mentent pas. Nous avons une équipe qui se tient. La défaite de dimanche a fait mal, mais j'aime l'attitude des joueurs. Leur mentalité change par rapport aux défaites. »

Alex Dostie avait 17 ans la dernière fois qu'il a vécu une période creuse avec les Olympiques. Benoît Groulx avait quitté son club un 3 décembre pour aller joindre l'équipe nationale junior. Quand il est revenu le 9 janvier, les Olympiques n'avaient gagné qu'un match sur 13... Et ils en avaient perdu un autre à Halifax avant de finalement savourer la victoire à Charlottetown.

« C'était en fusillade, dans un match où Nicolas Lachance avait été incroyable. On s'était replacé après ça. Nous n'avons besoin que d'une victoire pour repartir les moteurs. »

Contre les Islanders, les Olympiques avaient été dominés 47-28 au chapitre des tirs, mais ils avaient mis fin à leur séquence noire avec un gain de 4-3. La pression venait de tomber. On se souvient de la suite. En danger de rater les séries, les Gatinois avaient gagné 12 de leurs 15 derniers matches pour remonter le classement et surprendre l'Armada de Blainville-Boisbriand en première ronde éliminatoire.

Dostie ne peut s'empêcher de penser à cette séquence de la saison 2014-15 en constatant les déboires des siens cette année. « C'est un peu la même histoire. Ce n'est pas un manque d'effort. Nous trouvons les moyens de perdre au lieu de gagner. Nous n'avons pas à rougir de notre dernier week-end. Nous n'avons pas été capables de percer Samuel Montembeault, mais nous savons que nous pouvons rivaliser contre les meilleurs. »

Halifax sans Groulx fils

Parlant de Benoît Groulx, les Mooseheads de Halifax seront les prochains visiteurs au centre Guertin mercredi soir. Ceux-ci débarqueront cependant à Gatineau sans le fils du nouvel entraîneur du Crunch de Syracuse. Benoît-Olivier Groulx et Jared MacIsaac, les deux premiers choix du dernier repêchage de la LHJMQ, sont plutôt à Sault Ste-Marie où ils participent au Défi mondial des moins de 17 ans. Le jeune Groulx ratera donc la seule visite des Mooseheads chez lui cette saison.

Retour au jeu graduel pour Anthony Gagnon

Anthony Gagnon... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit) - image 3.0

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Anthony Gagnon

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Blessé à une épaule dans le deuxième match hors-concours des Olympiques au mois d'août, Anthony Gagnon a mis près de 10 semaines avant d'amorcer un retour au jeu progressif contre l'Armada de Blainville-Boisbriand dimanche dernier.

Première sélection des Olympiques au repêchage de 2015 (mais au deuxième tour), Gagnon a fait des débuts modestes puisqu'il n'a effectué que trois ou quatre présences sur la patinoire, mais au moins, l'attaquant de Saint-Jean-sur-Richelieu a eu l'occasion de mettre son épaule à l'épreuve.

Il a été frappé dès qu'il a été lancé dans la mêlée. L'attaquant de 17 ans en était presque soulagé. «Je voulais tester l'épaule en partant parce que je ne voulais pas avoir de crainte. L'épaule est correcte. Ça s'est bien passé.»

L'ancien du Collège Charles-LeMoyne avait été prévenu qu'il serait inséré dans l'alignement en douceur. Il s'attendait à un temps de glace limité. «C'est le plan de m'intégrer tranquillement à l'équipe. C'était mon premier match et le coach ne voulait pas me placer dans une mauvaise situation.»

Mario Duhamel a ajouté que le match présenté à la télévision lui avait permis de «réduire son banc» et de jouer à trois trios dans un duel très serré. «Il a peu joué, mais j'ai aimé ses présences. Plus ça avançait, plus il s'investissait sur le plan physique. Anthony a une très bonne tête. Il est fiable offensivement et défensivement. Je le vois au centre parce qu'il distribue bien la rondelle.»

À 16 ans, Gagnon avait connu un départ fracassant dans la LHJMQ en récoltant six points en cinq matches hors-concours. Son temps de glace avait été réduit au début de la saison régulière et sa confiance en avait souffert. Aux Fêtes, après avoir inscrit cinq points en 29 matches, il avait choisi de retourner dans la ligue midget AAA.

«Même si j'ai commencé l'année ici l'an dernier, je ne me sens pas encore comme un vétéran, mais je vais travailler fort pour devenir un joueur régulier. Quand j'aurai retrouvé mon rythme, j'espère pouvoir aider l'équipe en zone offensive autant qu'en zone défensive. Pour l'instant, je vais me concentrer sur les petits détails. Je ne veux rien brusquer.»

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