Long voyage: une bonne idée à retravailler

«Je ne veux pas chercher 522 excuses [...],... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Je ne veux pas chercher 522 excuses [...], mais ce voyage n'était pas évident pour nos joueurs», dit le dg des Olympiques, Marcel Patenaude.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Sept parties en 12 jours avec 3800 kilomètres de route sans jamais revenir à la maison. C'était du jamais vu pour les Olympiques de Gatineau.

Le club de la LHJMQ a été le premier à tenter l'expérience d'effectuer un seul voyage dans les Maritimes au lieu de s'y rendre à deux reprises pendant une saison comme le veut la coutume.

Le concept a été élaboré par le président du club Alain Sear et même s'il faudra du temps avant de mesurer les impacts de ce voyage, les Olympiques ont déjà pris note des avantages et des inconvénients d'une telle stratégie.

Sur la glace, les résultats n'ont pas été concluants. Le club a gagné un seul de ses sept matches, mais au niveau logistique, tout s'est bien déroulé même si des ajustements seront apportés si l'expérience devait être répétée.

Voyage à reporter 

Le directeur général Marcel Patenaude retient trois points de ce long périple dans l'Est du Canada. « Le concept n'est pas mauvais. Sur le plan logistique, ça s'est passé A1, mais si c'était à refaire, je déplacerais un match qui nous a forcés à jouer deux matches en deux jours à Charlottetown et Bathurst. Sur le plan scolaire, même si nous avions un tuteur avec nous, il faudra évaluer les répercussions sur les études des joueurs parce qu'ils ont manqué plusieurs heures de classe. Enfin, si c'était à refaire, je ferais ce voyage une semaine plus tard. »

Sur ce dernier point, Patenaude a des preuves à l'appui. Les Olympiques sont partis dans les Maritimes après seulement quatre matches joués en saison régulière. Plusieurs joueurs rentraient à peine de leurs camps de la LNH. Des joueurs comme Nicolas Meloche, Alex Dostie, Zack MacEwen et Vitalii Abramov ont donc passé cinq semaines consécutives dans leurs valises. Ils sont vidés. Certainement pas à leur mieux.

« En voyage, nous n'avons pas eu le temps de nous entraîner. Les clubs nous attendaient pendant qu'on voyageait. Notre club n'était pas encore rodé. Nous n'avions pas encore pris notre élan. Le 'timing' de ce voyage n'était pas bon. Je le repousserais plus tard en octobre », ajoute Patenaude.

Le directeur général a bien noté le manque de cohésion dans le jeu de son équipe. En même temps, il réalise que les chances de succès de ses protégés étaient diminuées en raison de la conjoncture des événements. « Nous avons acquis Daniel Del Paggio dans ce voyage. Il est rentré sans pouvoir s'entraîner. Yakov Trenin est revenu au jeu après avoir raté six mois d'action. Il va avoir besoin de temps. Zack MacEwen est un joueur important pour nous, mais il arrive lui aussi. C'est beau de coacher avec la vidéo, mais il faut s'entraîner. Je ne veux pas chercher 522 excuses pour expliquer nos résultats, mais ce voyage n'était pas évident pour nos joueurs. Nous en parlerions moins si nous avions gagné deux matches de plus, mais nous avons une meilleure équipe que notre fiche. »

La cave du classement

Aujourd'hui, les Olympiques occupent la cave du classement de la LHJMQ. Ça aussi, c'est du jamais vu depuis plus de 35 ans. Le bon côté des choses, c'est que les Gatinois n'auront plus à retourner dans les Maritimes cette saison.

« Ça va nous permettre d'éviter 20 heures d'autobus. À long terme, ça sera bénéfique. Notre plus long voyage sera à Chicoutimi et Baie-Comeau. »

Pour le président du club Alain Sear, l'objectif principal était justement de couper dans le « kilométrage » de son équipe. 

« Là-dessus, c'est sûr que nous allons économiser beaucoup. Habituellement, on retourne toujours dans les Maritimes à la période des transactions de janvier. Nous traînons des joueurs qui sont échangés. Il y a souvent des tempêtes de neige. Là, nous avons roulé sur du pavé sec. »

Un Franco-Ontarien joint l'Océanic

La LHJMQ comptera un deuxième hockeyeur franco-ontarien dans ses rangs cette saison. Après Yannick Bertrand (Orléans) qui entame sa deuxième saison avec les Screaming Eagles du Cap-Breton, l'agent libre Alexandre Renaud vient de signer un contrat avec l'Océanic de Rimouski. L'attaquant de 20 ans a passé les quatre dernières saisons dans la Ligue de l'Ontario, principalement avec le Sting de Sarnia. Originaire de Gloucester, le géant de 6'5'' a terminé sa carrière en Ontario dans l'uniforme des Generals d'Oshawa avec une récolte de 13 buts et 25 points en 64 parties en 2015-16. Il a connu sa meilleure saison avec le Sting à 18 ans. Il avait amassé 28 points en 65 parties. Alexandre Renaud a disputé son hockey mineur avec les Rangers de Gloucester. Il a ensuite été repêché par le Sting après une solide saison avec les 67's d'Ottawa dans le midget AAA mineur.

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