L'ère Duhamel commence à Gatineau

Mario Duhamel débarque à Gatineau avec la ferme... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Mario Duhamel débarque à Gatineau avec la ferme intention d'être un digne sucesseur des Burns, Vigneault, Julien et Groulx.

Patrick Woodbury, LeDroit

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La saison morte des Olympiques de Gatineau est officiellement terminée.

Mercredi après-midi, 25 espoirs passeront par le Centre Robert-Guertin afin de rencontrer le nouvel entraîneur-chef de l'équipe la plus décorée de la LHJMQ. Jeudi, ils sauteront sur la glace pour deux séances d'entraînement avant d'aller participer à un tournoi de recrues à Rockland, de vendredi à dimanche.

Heureux élu pour remplacer Benoît Groulx, l'entraîneur au plus long règne derrière le banc de l'équipe gatinoise, Mario Duhamel amènera un vent de fraîcheur chez les Olympiques. Son approche sera différente de son prédécesseur, mais en même temps, elle rejoindra beaucoup celle de Groulx qui misait sur la vitesse, l'intensité et la combativité de ses joueurs pour mener son équipe vers les plus hauts sommets.

Âgé de 41 ans, Mario Duhamel débarque à Gatineau afin de poursuivre la tradition gagnante instaurée à l'ère de Pat Burns. Comme Burns, Alain Vigneault, Claude Julien et Benoît Groulx, le plan de carrière de l'entraîneur de St-Bruno est d'accéder au niveau professionnel. Duhamel s'y est baigné pendant deux saisons comme entraîneur-vidéo avec l'Avalanche du Colorado, mais il espère que son passage avec les Olympiques pourra le reconduire vers le meilleur circuit de la planète.

«J'ai eu la chance de goûter à la LNH. Ça m'a permis d'élargir mes connaissances et mon réseau de contacts. J'ai beaucoup appris à côtoyer les meilleurs joueurs au monde. J'ai amené ce bagage chez les Huskies l'an passé. Éventuellement, j'aimerais devenir entraîneur-chef dans la Ligue américaine, mais il faudra y aller une étape à la fois. Toute ma concentration est consacrée aux Olympiques maintenant.»

Ancien attaquant au niveau collégial, Duhamel a rapidement réalisé qu'il ne ferait pas carrière au hockey en tant que joueur. Inspiré par son père, qui était entraîneur, il a commencé à diriger ses propres équipes en très bas âge. Il a fait ses classes en commençant au hockey mineur et même au baseball junior pour ensuite passer quatre ans comme adjoint à Martin Russell au Collège Charles-LeMoyne, avec lequel il a gagné deux championnats de la Ligue midget AAA.

Il a ensuite fait le saut dans la LHJMQ où il a été adjoint d'André Tourigny pendant quatre bonnes saisons avec les Huskies de Rouyn-Noranda. Après huit ans comme adjoint, il a fait ses débuts comme entraîneur-chef chez les Voltigeurs de Drummondville en 2009. Là-bas, ses équipes ont connu énormément de succès.

À titre comparatif, Duhamel a dirigé 266 matches dans la LHJMQ. Exactement le même nombre que Claude Julien. Sauf que Duhamel a gagné 15 matches de plus (156) que Julien (141) en saison régulière. L'actuel entraîneur des Bruins de Boston a toutefois marqué l'histoire des Olympiques avec ses retentissantes victoires en séries éliminatoires.

«C'est un privilège d'être associé à la riche histoire des Olympiques. On sent tout de suite que l'environnement te pousse à gagner ici. J'écoutais Luc Robitaille parler de l'impact de Pat Burns sur cette organisation au tournoi de golf (de sa fondation) vendredi. C'est assez spécial de pouvoir suivre cette lignée.»

Première depuis 2013

De retour aux commandes d'une équipe pour la première fois depuis son départ des Voltigeurs en 2013, Duhamel dit être un entraîneur-chef dans l'âme même s'il a fait ses classes comme adjoint pendant presque une décennie.

«Comme adjoint, j'ai beaucoup appris auprès des Russell et Tourigny. J'étais adjoint, mais j'avais énormément de responsabilités et de latitude. J'étais prêt quand je suis arrivé à Drummondville. C'est pour ça que j'accorde beaucoup d'importance à mes adjoints en leur attribuant la place qu'ils doivent avoir.»

Comme entraîneur, les partisans des Olympiques peuvent s'attendre à voir un homme engagé, passionné, qui amènera de l'entrain à ses joueurs.

«Je cherche des joueurs dynamiques et énergiques qui jouent avec émotion. Je veux rassembler une équipe rapide, habile et physique qui sera capable de jouer contre tous les styles d'équipes.»

Pour amorcer son aventure olympienne, Duhamel s'est installé dans le quartier du Plateau avec sa femme et ses trois enfants âgés de huit, six et trois ans.

Quelques moments marquants

Avec Équipe Canada

«Nous n'avions pas nécessairement une équipe puissante, mais nous avions une très solide défensive avec les Morgan Rielly, Matt Dumba (notre capitaine), Michael Matheson, Slater Koekoek et Griffin Reinhart. Un petit gars de chez vous, Domenic Graham, qui était mon gardien à Drummondville, a fait partie de cette équipe championne. Nous avions perdu notre premier match 5-2 contre la Suède. L'entraîneur-chef Steve Spott avait fait connaître aux joueurs leurs quatre vérités après cette défaite. Le tournoi était court et les joueurs avaient répondu favorablement. Nous n'avions pas perdu d'autres matches et nous avions battu la Suède en finale.»

Avec l'Avalanche du Colorado

«C'était assez spécial d'avoir la chance d'être choisi pour compléter une équipe d'entraîneurs dans la LNH et de contribuer aux succès de la franchise. À notre première année, nous avions gagné le championnat de notre conférence. Patrick Roy avait gagné le trophée Jack-Adams. On avait récolté 112 points au classement.»

Avec les Huskies

«J'occupais un rôle d'arrière-plan dans l'administration, mais j'étais impliqué dans le quotidien de l'équipe. Ce championnat a été un amalgame de plein de choses. Nous avons créé notre propre chance, bien sûr. Dès le premier jour, le message était très clair au niveau de l'identité du club et de nos attentes. Ce groupe de joueurs avait un désir d'apprendre et une rapidité pour assimiler les nouveaux enseignements. C'était un groupe uni qui avait du plaisir à venir à l'aréna pour apprendre et se dépasser chaque jour. Les leaders ont montré beaucoup d'enthousiasme.»

Avec les Voltigeurs

Sean Couturier... (Danny Allard, Archives La Tribune) - image 3.0

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Sean Couturier

Danny Allard, Archives La Tribune

«À Drummondville, à ma première année comme entraîneur-chef, j'ai vu la progression de Sean Couturier qui a gagné le championnat des compteurs de la LHJMQ à l'âge de 17 ans. C'était le premier à réussir l'exploit à cet âge depuis Sidney Crosby. Cette année-là, nous avions gagné le championnat de notre division. Gabriel Dumont avait compté 51 buts, un fait rare au hockey d'aujourd'hui. J'ai aussi assisté à l'éclosion d'Ondrej Palat l'année suivante. Il avait travaillé très fort dans son été d'entraînement et il était passé d'un joueur de troisième ligne à 18 ans à un joueur de 100 points à 19 ans. Il avait finalement été repêché par Tampa Bay en septième ronde. C'est une fierté d'avoir contribué, en partie, à ses succès et d'avoir nourri son rêve d'atteindre la LNH.»

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