Pas de rancune chez Luc Robitaille

Luc Robitaille participait au tournoi de golf de... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Luc Robitaille participait au tournoi de golf de la Fondation Pat-Burns, vendredi à Gatineau.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Luc Robitaille a passé l'éponge. N'empêche, il regrette un peu l'échec des négociations. Il aurait bien aimé devenir propriétaire des Olympiques de Gatineau.

L'ancien joueur devenu homme d'affaires était de passage en Outaouais, vendredi. Il avait accepté la présidence d'honneur du tournoi de golf de la Fondation Pat-Burns.

Au printemps 2015, le géant de l'événementiel au sein duquel il occupe un poste de direction, AEG, ont cherché à faire l'acquisition de la franchise la plus titrée de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Robitaille en a parlé pour la toute première fois.

« Nous étions très intéressés. On regardait ça de très près avec AEG. Des fois, dans le monde des affaires, il y a des choses qu'on ne peut pas faire fonctionner », dit-il.

Le projet de Robitaille est définitivement mort et enterré. « Il faut continuer d'avancer », dit l'homme de 50 ans.

Avec AEG, il n'a pas le temps de se tourner les pouces. Le groupe possède, en totalité ou en partie, une centaine d'amphithéâtres sportifs en Amérique du Nord ainsi qu'en Europe. Le Staples Center et les Kings de Los Angeles sont deux de ses joyaux.

Robitaille aurait quand même aimé mettre la main sur le club junior qui lui a servi de tremplin. « C'est clair que c'est moi qui poussait ce projet, dit-il. D'un point de vue sentimental, ç'aurait été quelque chose de spécial. »

À défaut de pouvoir faire aboutir ce projet, il continue de s'investir à fond auprès des Kings, le club avec lequel il a marqué 557 buts entre 1986 et 2006.

Pour « Pat »

Vendredi, l'ancien ailier gauche était surtout content d'être à Gatineau pour rendre hommage à son « vieux chum ».

« Pat, il m'a montré à devenir un homme. Le fait de revenir ici pour aider sa fondation, c'est spécial. C'est clair que j'aimerais mieux qu'il soit ici... Mais c'est pas mal spécial de revenir », a-t-il reconnu.

Burns et Robitaille ont en quelque sorte pris leur envol au même moment. Durant la saison 1985-86, ils ont remporté ensemble la première Coupe du président de l'histoire des Olympiques.

Cette année-là, Robitaille et Guy Rouleau avaient tous les deux inscrit 191 points en saison régulière.

Robitaille avait remporté le titre de champion marqueur des séries éliminatoires de justesse. En 15 matches, il avait amassé 44 points. Rouleau, lui, en avait obtenu 43.

« Pat était un entraîneur tough, mais il était honnête. »

« Les gens pensaient qu'il se contentait de se fâcher et d'envoyer ses meilleurs joueurs sur la patinoire. En réalité, il en faisait bien davantage pour nous. Il savait par exemple très bien s'adapter en fonction de nos adversaires. »

La Fondation Pat-Burns est aujourd'hui dirigée par son fils, le Gatinois Jason Burns. Ce dernier se félicitait vendredi d'avoir pu attirer chez lui un ancien joueur de la trempe de Robitaille.

« C'était un must. Luc et mon père avaient une relation spéciale. C'est vraiment impressionnant qu'il soit là. Ce n'est pas un gars qu'on croise souvent en public. Nous sommes bien contents de l'avoir. »

La Fondation Pat-Burns cherche entre autres à soutenir les entraîneurs sportifs - toutes disciplines confondues - en Outaouais.

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