Le «grand manitou» des Olympiques s'inquiète

L'ex-gouverneur de l'équipe, Charles Henry, estime qu'autant les... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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L'ex-gouverneur de l'équipe, Charles Henry, estime qu'autant les Olympiques que la Ville de Gatineau doivent mettre de l'eau dans leur vin dans l'épineux dossier Robert-Guertin.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Charles Henry est de plus en plus inquiet pour l'avenir des Olympiques de Gatineau.

Alors qu'une tempête, une autre, fait rage à l'hôtel de ville dans le dossier du remplacement du centre Robert-Guertin, l'ancien gouverneur du club craint que les propriétaires de l'équipe brandissent bientôt la menace d'un déménagement.

Celui qui a été le «grand manitou» de l'organisation pendant 25 ans, établissant sa tradition d'excellence, pense aussi que l'équipe doit régler certaines choses de son côté pour aider à l'aboutissement de ce dossier.

Le projet, on le sait, piétine depuis des années, et le temps commence à presser. Une résolution pour démolir le vénérable amphithéâtre à la fin de la saison 2017-2018, donc dans moins de deux ans, est en vigueur.

«Il faut que les deux parties s'assoient et fassent quelque chose de positif, pas toujours critiquer et lancer des roches.»

Charles Henry
ancien gouverneur des Olympiques

«Si les Olympiques ont des problèmes à l'interne, c'est à eux de régler leurs problèmes. Les propriétaires des Olympiques sont des hommes d'affaires très intelligents. S'il y a un cancer, c'est à eux de s'en débarrasser et s'organiser pour avoir de bons éléments pour aller à la Ville, s'asseoir avec eux et avoir quelqu'un à la Ville qui va comprendre ce que les Olympiques passent au travers», a-t-il déclaré lors d'une entrevue en marge d'une conférence de presse pour la Fondation Pat-Burns.

Les deux côtés de la médaille

En entrevue avec LeDroit un peu plus tard, il a refusé de préciser sa pensée concernant ce «cancer». «Je ne suis pas rendu à ce point-là. S'ils ne sont pas capables de le "figurer"...», a-t-il soupiré.

«Ce n'est pas toute la responsabilité de la Ville ce qui se passe, il y a deux bords à une médaille, comme on dit. Oui, il faut un nouvel aréna, mais je ne suis pas sûr que ça va venir demain. Il faut que les deux parties s'assoient et fassent quelque chose de positif, pas toujours critiquer et lancer des roches. Ce n'est pas quelque chose qui est facile, mais c'est une chose qui devrait se faire», avait-il dit au préalable.

Dans ce dossier, «il n'y a pas eu assez de give and take sur les deux bords», estime-t-il aussi.

La construction d'un complexe multiglaces par l'un des deux groupes intéressés à le gérer sous le modèle d'un organisme sans but lucratif (OSBL) - les Sénateurs d'Ottawa et Vision Multisports Outaouais - pourrait nécessiter l'adoption d'un projet de loi privé à Québec, a appris LeDroit cette semaine. Cela ne pourrai past se faire avant la session parlementaire d'automne à Québec.

Henry a quitté les Olympiques en claquant la porte en 2010, remettant sa démission en raison de nombreuses divergences d'opinions avec la direction sur la façon de mener l'équipe. Il s'était notamment alors déclaré solidaire avec l'entraîneur-chef du temps, John Chabot, dont les services n'avaient pas été retenus pour laisser le champ libre au retour derrière le banc de Benoît Groulx.

Charles Henry n'est retourné à l'aréna Guertin qu'en de rares occasions et il a refusé toutes les demandes de l'équipe pour hisser une bannière en son honneur dans les hauteurs de l'amphithéâtre de la rue Carillon, aux côtés des sept bannières de championnat de la LHJMQ et du titre de la coupe Memorial de 1997 qu'il a aidé le club à remporter.

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