Le succès sourit à Duhamel partout

Les trois hommes de hockey Gilles Bouchard, André... (Rocket Lavoie, Le Quotidien)

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Les trois hommes de hockey Gilles Bouchard, André Tourigny et Mario Duhamel, réunis le temps d'une photo à l'Île-du-Prince-Édouard, où se déroule la séance du repêchage de de la LHJMQ

Rocket Lavoie, Le Quotidien

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Le défi de remplacer Benoît Groulx aurait pu effrayer plusieurs candidats. Ça n'a pas été le cas du nouvel entraîneur-chef des Olympiques de Gatineau.

La première fois qu'il a été appelé à diriger une équipe dans la LHJMQ, Mario Duhamel avait remplacé Guy Boucher chez les Voltigeurs de Drummondville. Ceux-ci venaient de gagner la coupe du Président et Boucher avait fait le saut dans la LNH avec le Lightning de Tampa Bay.

À son deuxième mandat d'entraîneur-chef dans le circuit Courteau, Duhamel débarque à Gatineau avec une bague de championnat. Il avait le titre d'assistant au directeur général Gilles Bouchard chez les Huskies de Rouyn-Noranda. Ce dernier a définitivement apprécié ses services et il pense qu'il pourra grandement aider la cause des Olympiques.

«J'ai toujours aimé m'entourer de gens compétents. Mario s'occupait d'un tas de trucs chez nous. Nous avions une conférence téléphonique tous les lundis avec Yannick Dumais (l'autre directeur adjoint). C'est un homme intelligent et minutieux qui connaît la game de l'intérieur. Il savait comment parler aux joueurs. Je l'envoyais passer des messages et je pouvais voir que la réaction était bonne», a lancé Gilles Bouchard.

En signant un contrat de deux ans avec une année d'option chez les Olympiques, Duhamel croit que son expérience vécue avec les Huskies et même ses deux années comme entraîneur-vidéo de l'Avalanche du Colorado vont l'aider à reprendre sa place derrière un banc.

«J'avais un rôle effacé, mais j'étais quand même sur le terrain. Gilles m'a laissé beaucoup de place, même sur la glace. Je pouvais aller discuter avec les joueurs entre les périodes. J'ai appris comment faire progresser un club dans l'équipe de gestion. Ça m'a permis d'établir de nouveaux contacts. J'ai assisté au Défi mondial U17 en Colombie-Britannique. J'étais au Championnat mondial U18 au Dakota du Nord.»

Trois années se sont écoulées depuis qu'il a dirigé une équipe dans la LHJMQ, mais Duhamel arrive à Gatineau avec un nouveau bagage d'expérience. «J'ai peaufiné mon style. Je sais quand il faut être pointilleux et quand je peux laisser tomber les détails que je ne contrôle pas. Mon passage dans la LNH m'a permis d'identifier les vrais besoins des joueurs.»

Tourigny convaincant

André Tourigny, lui, a passé sept saisons à côtoyer Mario Duhamel avec les Huskies et l'Avalanche du Colorado. Ses commentaires sur l'embauche de son ami à Gatineau convaincront tous les sceptiques.

«La première année où il a travaillé avec moi à Rouyn-Noranda, j'ai reçu le titre de l'entraîneur de l'année. La première année où il a travaillé avec Patrick Roy, il a reçu le titre de l'entraîneur de l'année. La première année où il a travaillé avec Gilles Bouchard, il a reçu le même titre. Quand ça arrive une fois, tu dis O.K. Quand ça arrive trois fois, ça donne une idée de la valeur de l'individu», a lancé l'ancien entraîneur-adjoint des Sénateurs d'Ottawa, qui dirigera les Mooseheads d'Halifax cette saison.

André Tourigny a ajouté que Duhamel était un des entraîneurs les plus sous-estimés de la LHJMQ. «C'est un gars d'équipe. Il a des connaissances et il analyse le jeu d'une façon extraordinaire. C'est un leader, un bon communicateur et un bon psychologue. Il sait sur quel bouton appuyer. Il est fonceur et c'est un enseignant. Quand tu rassembles toutes ces qualités, ça ne peut pas faire autrement que d'être un excellent candidat.»

Évidemment, Tourigny croit aussi aux chances de Duhamel de retourner dans les rangs professionnels. «Il a été deux fois en nomination pour le titre de l'entraîneur de l'année à Drummondville. Il a participé au carré d'as quatre fois en neuf ans dans la ligue. Je n'ai aucun doute qu'il pourra retourner chez les pros.»

Pas de transaction en vue, affirme Patenaude

La LHJMQ va ouvrir sa fenêtre de la période des transactions du repêchage vendredi matin. Chez les Olympiques, le directeur général Marcel Patenaude ne pensait pas être en voie d'annoncer quelque chose pour regarnir sa banque de choix.

«On m'a offert des choix pour nos gardiens et un défenseur de 20 ans, mais rien de bien excitant. J'aimerais bien aller chercher des choix, mais pas à tout prix. On veut se donner le temps d'évaluer nos joueurs comme il faut. S'il faut faire des transactions au camp d'entraînement, c'est ce que ne nous ferons. Certains DG veulent se faire un nom en transigeant. Je ne ferai pas une transaction juste pour aller chercher un choix de cinquième ronde», a dit l'homme d'expérience qui n'a jamais vraiment été gâté en choix au repêchage quand il était à Halifax.

Il n'est pas dit que les Olympiques ne bougeront pas sur le plancher du repêchage samedi au Eastlink Center. «Pendant le repêchage, les choix valent de l'or. Il faudra faire attention. Rendu aux Fêtes, ce sont les joueurs actifs qui valent de l'or et les choix qui ne valent plus rien», a lancé Patenaude en rigolant.

Vendredi matin, les Olympiques confirmeront toutefois l'envoi d'Alexandre Alain à l'Armada de Blainville-Boisbriand pour conclure la transaction qui avait amené Mark Grametbauer et Samuel Tremblay en janvier. Ainsi, les Olympiques vont récupérer les choix de deuxième ronde en 2017 et de troisième ronde en 2018 qu'ils avaient cédés à l'époque.

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