Marcel Patenaude veut porter le flambeau

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Il a beau être en poste depuis à peine 24 heures, le nouveau DG des Olympiques, Marcel Patenaude, a déjà du pain sur la planche.

Patrick Woodbury, LeDroit

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S'il y a un endroit où il y a eu une grande stabilité chez les Olympiques de Hull/Gatineau au fil des ans, c'est bien au poste de directeur général.

Au cours des 31 dernières saisons, seulement deux hommes ont rempli cette fonction au sein de l'équipe la plus titrée de la LHJMQ: Charles Henry et Benoît Groulx. Durant cette période, l'équipe a gagné la coupe du Président à sept reprises tout en ne ratant jamais les séries éliminatoires.

Présenté sur la patinoire du Centre Robert-Guertin à titre de nouveau directeur général et directeur des opérations hockey des Olympiques jeudi matin, Marcel Patenaude est bien conscient de l'ampleur de son prochain défi. Après tout, il a oeuvré à toutes les positions inimaginables dans la ligue depuis... 32 ans. Il est donc bien placé pour connaître les standards d'excellence du club de l'Outaouais.

«Les Olympiques, c'est un symbole d'excellence et de victoires dans la LHJMQ. Je me suis promené sur le site Web de l'équipe et votre slogan est très accrocheur: une tradition à maintenir, un avenir à bâtir. Vous êtes la seule organisation de la ligue qui peut réellement utiliser ces termes-là. Je veux contribuer à cette tradition. Être un Olympique, c'est vouloir être champion chaque saison», a-t-il lancé en utilisant le «vous» dans son allocution comme s'il n'était pas encore membre à part entière de l'organisation.

Pas d'entraîneur avant le repêchage? 

À deux semaines du repêchage de la LHJMQ, l'ancien directeur général des Mooseheads d'Halifax admet qu'il aura du pain sur la planche. En plus de préparer la séance de sélection avec son recruteur-chef Christian Caron, il se lancera à la recherche de l'entraîneur qui pourra permettre à l'équipe de perpétuer sa tradition gagnante.

Les candidats sont nombreux. Il ne veut rien brusquer. «Notre priorité doit être accordée au repêchage. Comme je veux bien faire les choses, je compte prendre mon temps pour choisir notre prochain entraîneur. J'ai une courte liste d'entraîneurs qui m'intéressent. Je ne pense pas être capable de le nommer avant le repêchage. Il y a trop de bons candidats.»

«S'il y a un candidat local avec le profil des autres grands entraîneurs qui ont connu du succès ici, il sera mon choix.»

Marcel Patenaude
nouveau DG des Olympiques

Pour être considéré, Marcel Patenaude a établi un critère qui éliminera déjà quelques entraîneurs à la recherche d'un emploi. «Quand on regarde la liste des entraîneurs qui ont connu du succès ici, il y a un certain type qui se dégage: des passionnés qui avaient le profil de devenir des entraîneurs dans la LNH. Je voudrais poursuivre cette tendance. Le prochain coach devra avoir ce potentiel.»

Le nouveau directeur général a déjà des candidats en tête.

Au départ, il a avancé que les candidats locaux ne seraient pas favorisés, mais quand on lui rappelle que Pat Burns, Alain Vigneault, Claude Julien et Benoît Groulx étaient tous natifs de la région, il modifié son approche.

«S'il y a un candidat local avec le profil des autres grands entraîneurs qui ont connu du succès ici, il sera mon choix. Par contre, il faut être ouvert et savoir qu'il y a aussi de bons candidats de l'extérieur de la région. En fin de compte, nous allons choisir le meilleur.»

Recommandé par Charlie Henry, l'ancien Grand Manitou des Olympiques, Marty Johnston, sera notamment rencontré par Marcel Patenaude. «Je respecte l'opinion de Charlie. C'est sûr que je vais jaser avec Marty. En même temps, je suis un peu inquiet parce que je connais beaucoup de candidats compétents qui seront déçus à la fin du processus.»

D'abord et avant tout, Marcel Patenaude devra avoir des affinités avec son prochain coach. «Il faudra s'entendre sur les notions nécessaires pour construire une équipe championne.»

«Je vais enfin pouvoir connaître le secret de la Caramilk!»

Les succès des Olympiques de Gatineau en séries éliminatoires ont fait passer des nuits blanches aux équipes dirigées par Marcel Patenaude pendant sa longue carrière dans le circuit Courteau.

En 2003, il a vu les Olympiques soulever la coupe du Président dans le septième match de la finale au Metro Center. Dans la demi-finale de 2008, ses Mooseheads ont été balayés en quatre matches. Et en 2015, la troupe de Benoît Groulx a éliminé l'Armada de Blainville-Boisbriand au premier tour des séries.

Chaque fois, les équipes de Patenaude étaient favorites pour l'emporter. Dans ce contexte, il était bien content de changer de camp mardi.

«Chaque fois, je pensais vraiment que nous avions le meilleur club, mais nous n'avons pas gagné. Je suis content. Je vais enfin pouvoir connaître le secret de la Caramilk! J'ai demandé à Serge (Haché) tantôt s'il y avait de la potion magique ici ou s'il faisait quelque chose de spécial pour que cette équipe soit dans le coup année après année.»

Gatineau, le club honni de l'Armada

Directeur général adjoint avec l'Armada de Blainville-Boisbriand depuis deux ans, Marcel Patenaude a admis que son équipe souhaitait éviter les Olympiques à tout prix au printemps 2015. L'Armada avait pris le troisième rang. Les Gatinois, le 14e.

«Gatineau était le seul club qu'on ne voulait pas affronter en première ronde parce qu'on savait qu'on avait une chance de se faire éliminer par eux. Vous avez encore trouvé une façon de gagner. Je veux faire partie de cette équation-là.»

La saison prochaine, Patenaude voit déjà grand pour sa nouvelle équipe. 

«Sur papier, il y a un bon noyau de joueurs. Je vois de la congestion devant le filet et à la défense. L'équipe a une longueur d'avance sur les autres organisations là-dessus. Il reste à solidifier l'attaque, mais avec les deux Européens (Yakov Trenin et Vitalii Abramov) et le petit (Alex) Dostie, il y aura une très bonne possibilité de connaître une grosse saison», a dit l'homme qui compte s'installer à Gatineau pendant toute la saison.

Le DG Marcel Patenaude sur...

Le type d'équipe qu'il aime assembler: «Une équipe agressive qui joue de la bonne façon. Le choix de l'entraîneur aura son importance à ce niveau. Je l'ai vécu avec l'Armada, qui avait une façon bien à elle de travailler avec acharnement.»

Sa relation avec Benoît Groulx: «C'est une personne que je respecte énormément. Je l'ai connu tout jeune quand son père était dépisteur avec moi au Collège Français de Longueuil et de Verdun. Nous avons fait des écoles de hockey ensemble aussi. Le hockey représente tout pour lui comme pour moi.»

L'aide d'un directeur général adjoint: «Je ne me suis pas arrêté à cela encore, mais je ne pense pas d'en avoir besoin. Dans l'organigramme des Olympiques, je me rapporte au président et je suis très à l'aise de communiquer mes intentions à Alain Sear.»

Alain Sear sur le choix de Patenaude

«J'ai demandé à Benoît Groulx de nous dresser une liste de candidats pour le poste de directeur général. Quand le nom de Marcel Patenaude est sorti, il était évident pour moi qu'il était l'homme de la situation. Il a été le choix unanime du groupe d'actionnaires. Trois heures après son entrevue, une offre d'emploi a été envoyée à Marcel afin de régler le dossier le plus rapidement possible. Il a bâti des équipes incroyables à Halifax même s'il a eu le malheur de nous rencontrer deux fois!»

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