Le Grand Manitou des Olympiques se prononce

Charles Henry pense qu'une fois que le directeur... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Charles Henry pense qu'une fois que le directeur général et l'entraîneur-chef auront été nommés, les propriétaires devront les laisser travailler sans s'immiscer dans les opérations hockey.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Son nom apparaît sept fois sur la coupe du Président à titre de directeur général, président ou gouverneur des Olympiques de Hull/Gatineau. Il a notamment eu le flair d'embaucher Pat Burns, Alain Vigneault, Claude Julien et Benoît Groulx.

Charlie Henry était bien évidemment soulagé pour son dernier protégé quand Benoît Groulx a obtenu une deuxième chance au hockey professionnel cette semaine. L'entraîneur gatinois avait bien gardé le secret de son association avec le Lightning de Tampa Bay, mais il n'avait pas hésité à consulter son mentor avant d'accepter le poste avec le Crunch de Syracuse.

Benoît Groulx a d'ailleurs remercié Charles Henry sur toutes les tribunes lorsqu'il a commenté son départ des Olympiques cette semaine. Ensemble, ils ont connu plus de hauts que de bas, mais même dans la bisbille, ils ont toujours été complices.

L'ancien Grand Manitou des Olympiques se tient toujours au courant de ce qui se passe avec le club qu'il a quitté après la saison 2010-2011. L'équipe a bien atteint la finale dans l'année qui a suivi son départ, mais la franchise la plus titrée de la LHJMQ n'a jamais pu passer la deuxième ronde des séries par la suite.

Le départ de Groulx laisse Henry perplexe. Sans directeur général et sans entraîneur-chef, les Olympiques se doivent maintenant de poser les bons gestes pour s'assurer de maintenir leur tradition gagnante. Les prochaines semaines seront déterminantes à son avis. Se fiant à son expérience passée, le légendaire homme de hockey avait certaines recommandations à faire au groupe d'actionnaires en place.

«Je ne sais pas qui sera le prochain directeur général, mais il serait tout à fait naturel que celui-ci choisisse un chum pour le poste d'entraîneur-chef. À l'époque où j'étais directeur général, mon entraîneur devait remplir un critère principal. Il devait avoir le potentiel de diriger une équipe dans la Ligue nationale. Je n'ai jamais été chaud à l'idée d'embaucher des entraîneurs qui avaient été congédiés ailleurs dans la ligue.»

L'autre conseil de Henry? «Une fois que le directeur général et que l'entraîneur auront été nommés, il faudra que les propriétaires les laissent travailler sans s'immiscer dans les opérations hockey comme c'était le cas avant. Benoît Groulx a tenu l'équipe à bout de bras dans les dernières années. Celui qui le remplacera devra avoir les coudées franches», laisse-t-il tomber.

Plaidoyer pour Marty Johnston

Convaincu qu'il y a de bons candidats dans la région d'Ottawa/Gatineau pour le poste d'entraîneur-chef, «Charlie» a bien voulu mettre son chapeau de directeur général pour mousser la candidature de «son homme». Comme il a eu la main heureuse en puisant dans sa propre cour au fil des ans, il ne surprendra personne en ne modifiant pas sa recette. Pour lui, le prochain coach devrait être son ancien capitaine, Marty Johnston. Travailleur infatigable, il a gagné la coupe Memorial avec les Olympiques en 1997. Il est âgé de 37 ans.

«Il a contribué à bâtir le programme de hockey de l'Université Carleton et il a amené son équipe au championnat canadien deux fois dans les trois dernières années. Il dirige comme il jouait. C'était un guerrier. Ses équipes sont à l'image des Olympiques de Hull des bonnes années. Marty vient à l'aréna pour travailler tous les jours. Il est bilingue. Il a le potentiel de gravir les échelons.»

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