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Benoît Groulx aura deux remplaçants

Depuis 2010-2011, Benoît Groulx portait deux chapeaux: celui... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Depuis 2010-2011, Benoît Groulx portait deux chapeaux: celui d'entraîneur-chef et celui de directeur général. Cette époque est révolue, selon le président du club, Alain Sear.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Le départ de Benoît Groulx vers les rangs professionnels va amener un changement de philosophie chez les Olympiques de Gatineau.

Depuis son retour de Rochester à partir de la saison 2010-2011, le Gatinois portait deux chapeaux: celui d'entraîneur-chef et celui de directeur général. Cette époque est révolue selon le président du club, Alain Sear. À l'issue d'une rencontre du conseil d'administration des Olympiques mercredi matin, il a été convenu que Benoît Groulx serait remplacé par deux hommes.

«Nous avons tenu des échanges sur l'orientation que nous voulions prendre et le résultat a été unanime. Nous aurons un directeur général et un entraîneur-chef même si ça entraînera une augmentation du budget de notre équipe. C'est devenu extrêmement exigeant d'occuper les deux fonctions pour faire une couverture complète des agents libres et de tous les tournois auxquels il faut assister», a expliqué M. Sear mercredi midi.

Depuis quelques semaines, la rumeur veut que M. Sear soit tenté de laisser son poste de président et de directeur général adjoint pour devenir directeur général. S'il a souvent fait part de cette intention auprès des membres de son entourage, sur la place publique, il continue de nier que c'est le cas.

«Je n'ai pas de commentaires à faire à cet effet», a-t-il simplement indiqué. De toute façon, si c'est l'avenue qu'il souhaite explorer, elle devra être approuvée par un vote des neuf actionnaires du club.

La division des postes d'entraîneur-chef et de directeur général pourrait également avoir l'effet de repousser certains candidats de premier plan. Éric Veilleux, notamment, reluquerait les deux fonctions pour quitter son poste d'entraîneur-chef dans la Ligue de la Côte-Est. Là-dessus, Alain Sear ne savait pas si la nouvelle direction du club allait éliminer des candidats.

«C'est la première fois que je parle publiquement de notre orientation. J'ai déjà 12 curriculum vitae sur mon bureau et c'est possible que nous décidions d'approcher d'autres personnes qui n'auront pas posé leurs candidatures.»

La question du repêchage

À l'origine, Benoît Groulx devait accompagner les Olympiques jusqu'au repêchage du 4 juin à Charlottetown, mais rien n'est moins sûr à présent qu'il a signé un contrat pour se joindre à l'organisation du Lightning de Tampa Bay.

Groulx a indiqué au Droit mardi soir que ses énergies se tournaient maintenant vers le Crunch de Syracuse, l'équipe qu'il dirigera dans la Ligue américaine. Il a ajouté qu'il n'avait pas l'intention de s'impliquer dans le processus d'embauche de son successeur et qu'il assisterait plutôt au repêchage de la LHJMQ à titre de parent et ambassadeur des Olympiques.

Qui sera responsable des opérations hockey dans l'intérim?

«Ça tombe bien parce qu'il n'y a pas d'opérations hockey pour le moment, répond M. Sear. Notre attention est dirigée vers l'administration, les budgets et la planification de la prochaine saison. J'aimerais bien avoir notre prochain entraîneur et directeur général en place avant le repêchage. D'ici là, Benoît m'a assuré qu'il resterait à ma disposition afin de poursuivre notre plan de match.»

Aucun candidat potentiel n'aurait été formellement approché par les Olympiques en date de mercredi matin, mais selon le président, le processus est maintenant enclenché. «Trois actionnaires vont éplucher les dossiers des candidats potentiels. Nous allons rencontrer les finalistes pour ensuite faire une recommandation aux neuf actionnaires. À la fin, il y aura un vote entre les actionnaires qui seront présents pour déterminer qui seront nos nouveaux hommes de hockey.»

Entraîneur-adjoint à Benoît Groulx cette saison, Ron Choules sera-t-il considéré à titre d'entraîneur-chef? «Je ne communiquerai pas les noms des candidats», a averti Alain Sear.

Ce qu'ils disent de la promotion de Benoît Groulx

«C'est une bonne nouvelle pour les Québécois qui jouent dans la Ligue américaine, incluant moi! Benoît, c'est le meilleur coach que j'ai eu dans ma carrière. Je crois qu'il a appris de sa première expérience à Rochester. Il sait que la Ligue américaine, ce n'est pas comme dans le junior. Les joueurs sont plus à leur affaire. C'est une business. Il y a plus d'individualisme, mais Ben pourra négocier avec ça.» Hubert Labrie, ancien capitaine des Olympiques (champions de la LHJMQ en 2008, finalistes en 2011)

«À la base, peu importe l'équipe qu'il dirigera, son message est toujours simple et clair. Il sait comment se faire respecter. Il serait capable de faire croire à une gang de nains qu'ils sont capables d'escalader une montagne si tout le monde accepte son rôle. Pour y arriver, il faut y croire. En 2011, quand nous tirions de l'arrière 3-1 contre Québec en demi-finale, personne dans notre vestiaire ne croyait en notre élimination. On a cru à notre remontée et nous l'avons complétée.» Tommy Tremblay, un des leaders de l'équipe finaliste de 2011, maintenant directeur du marketing chez les Cataractes de Shawinigan

«Je pense que ça va bien aller pour lui chez les pros. Je pense qu'il est resté un peu plus longtemps dans la LHJMQ parce qu'il avait des points à travailler. Il a déjà goûté à la Ligue américaine. Il saura à quoi s'en tenir. Comme joueur, je ne l'aimais pas toujours. Il était vraiment raide. Il aimait nous provoquer. Il ne pourra pas faire ça dans le pro, mais je dois admettre qu'il était toujours juste. Côté stratégique, il est vraiment fort.» Rock Régimbald, ancien des Olympiques, actuellement avec les Redmen de McGill

«Benoît est capable de sortir le meilleur de ses joueurs, que tu l'aimes ou que tu ne l'aimes pas! Son but principal, c'est de gagner et de t'aider à t'améliorer quotidiennement pour que tu sois meilleur que la veille. Il a une grosse force de caractère. Sa dernière expérience à Rochester aura été une bonne leçon pour lui afin de s'ajuster au hockey pro. Tu ne peux pas traiter les joueurs de la même façon. Les joueurs n'ont pas besoin d'être guidés autant, mais avec lui, quand tu arrives à l'aréna, tu dois être prêt à travailler.» Francis Wathier, double champion de la coupe du Président (2003 et 2004)

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