Capitaine Crunch!

Le directeur général du Crunch, Julien Brisebois accompagné... (Photo tirée du compte Twitter du Crunch de Syracuse)

Agrandir

Le directeur général du Crunch, Julien Brisebois accompagné de son nouvel entraîneur, Benoit Groulx

Photo tirée du compte Twitter du Crunch de Syracuse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le monde du hockey s'attendait à voir Benoît Groulx passer à la Ligue américaine d'une journée à l'autre, mais la destination finale de l'entraîneur-chef gatinois représentait un secret bien gardé.

Alors que le mariage semblait naturel avec l'organisation des Sénateurs d'Ottawa, mardi après-midi, c'est plutôt le Lightning de Tampa Bay qui a annoncé son embauche. Lundi, le directeur général des Sénateurs, Pierre Dorion, avait tenu des propos élogieux envers l'entraîneur qui se trouvait dans sa cour chez les Olympiques de Gatineau.

Mardi, Benoît Groulx a même avoué que le poste d'entraîneur des Senators de Binghamton lui avait été offert, mais que la possibilité de diriger le Crunch de Syracuse lui convenait mieux.

« Quand Pierre Dorion m'a indiqué que je n'étais pas son homme pour le job à Ottawa, il était clair dans mon esprit que l'offre du Lightning était celle qui me convenait le mieux. J'ai vraiment aimé les gens que j'ai rencontrés et avec qui je vais travailler là-bas. J'ai cependant été très bien traité par Pierre Dorion et Randy Lee. »

Cette offre du Lightning est certes sortie de nulle part. C'est Julien Brisebois, assistant au directeur général Steve Yzerman, qui a fait les premiers pas. Les deux hommes se connaissent depuis des années. « Il m'a demandé si je voulais passer une journée ou deux avec lui. Je l'ai rencontré et nous avons parlé de tout et de rien. Plus tard, je l'ai rencontré avec Steve Yzerman pour parler de hockey. Ça m'a emballé. »

Comme la dernière fois où il a fait le saut dans la Ligue américaine avec les Americans de Rochester de 2008 à 2010, il ne sera pas très loin de Gatineau. Syracuse est à 3 h 30 de route. À Rochester, il avait été embauché par Jacques Martin. Quand celui-ci a quitté le navire, Groulx s'est retrouvé isolé.

Contexte favorable

À Syracuse, il évoluera dans un contexte plus favorable. Son lien avec Julien Brisebois semble déjà solide. Avec le Lightning, il travaillera aussi avec les espoirs repêchés par Al Murray, le directeur du recrutement. Ce dernier a construit l'équipe canadienne que Groulx a menée à la médaille d'or au Championnat mondial junior de 2015.

« J'ai vraiment senti que les gens en place avec le Lightning croient en moi. Nous avons les mêmes valeurs. Ils veulent me fournir les outils pour réussir. »

À bien y penser, Groulx pense même que ce fut une bénédiction de ne pas accéder à la Ligue américaine l'an dernier comme il l'avait souhaité. Il a ainsi pu voir son fils connaître une saison exceptionnelle dans la Ligue midget AAA du Québec. Il a même pu accompagner Benoît-Olivier en Norvège aux Jeux olympiques de la jeunesse. Dans quelques semaines, il pourrait devenir le tout premier choix de la séance de sélection de la LHJMQ.

« J'ai vécu une année extraordinaire avec les Olympiques et avec mon fils. Avec ce qui s'en vient au repêchage pour lui et avec la décision inattendue que je viens de prendre, c'est difficile de demander mieux. Je me sens privilégié », a dit celui qui remplacera Rob Zettler à la barre du Crunch. Ce dernier a été muté à un poste indéterminé mardi.

Armé d'un contrat à long terme, Benoît Groulx va se rendre à Tampa Bay mercredi pour rencontrer les membres de l'organisation qui s'apprête à attaquer le carré d'as des séries de la coupe Stanley.

Son association de plus de 12 ans avec les Olympiques presque terminée, Groulx n'a pas vraiment l'intention de s'occuper des opérations hockey d'ici au repêchage.

« Je ne participerai pas au processus d'embauche de mon successeur. Je reviendrai à Gatineau dimanche pour vider mon bureau. Si les Olympiques ont besoin de moi, ils pourront me consulter. Je serai au repêchage de la ligue. En tant que parent ou ambassadeurs des Olympiques? Je ne le sais pas. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer