La guérison miracle de Trenin

La blessure de Yakov Trenin l'avait gardé à... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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La blessure de Yakov Trenin l'avait gardé à l'écart du jeu jusqu'à la fin des séries éliminatoires.

Martin Roy, Archives LeDroit

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À Gatineau, on disait qu'une fracture du poignet avait mis fin à sa saison. À Nashville, il faut croire que le diagnostic n'a pas été interprété de la même façon.

Quinze jours après avoir apparemment été victime d'une fracture du scaphoïde, Yakov Trenin, le centre qui a désespérément manqué aux Olympiques de Gatineau pendant la deuxième ronde des séries de la LHJMQ, était de retour au jeu dans la Ligue américaine.

Contre toute attente, le Russe de 19 ans a participé au match éliminatoire des Admirals de Milwaukee samedi soir. Trenin avait quitté Gatineau lundi dernier dans le but d'aller rencontrer les médecins de l'équipe qui l'a repêché dans la LNH. Il devait être à Nashville que de passage. Il n'a jamais eu à revenir.

La bonne décision

Cette guérison miracle a plongé les Olympiques dans l'embarras. Deux jours après la blessure de Trenin dans le premier match de la série contre les Wildcats de Moncton, Benoît Groulx avait avancé que la saison de son meilleur centre était terminée. Une fracture du scaphoïde met généralement 8 à 12 semaines à guérir. Le défenseur Nicolas Meloche avait déjà subi cette même blessure par le passé.

Les Olympiques ont-ils sauté aux conclusions trop rapidement? Pas du tout, assure Benoît Groulx.

«Selon les radiographies, nos médecins ont déterminé que sa saison était terminée. Il ne servait à rien de jouer à la cachette. L'orthopédiste nous a dit que nous ne pouvions plus compter sur lui, mais que nous en saurions davantage 10-12 jours plus tard, une fois l'enflure disparue. Il faut croire qu'il n'y avait pas de fracture finalement. Je ne pense pas que les Predators feraient jouer Yakov avec un poignet cassé. Quand il est parti pour Nashville, il devait revenir ici. Si nous étions encore en vie, il jouerait avec nous maintenant.»

Benoît Groulx n'avait pas parlé avec les Predators dimanche, mais à son avis, Trenin n'est jamais revenu de Nashville parce que les Olympiques étaient éliminés et parce qu'ils avaient d'autres projets pour lui.

«C'est une très bonne nouvelle. Ça veut dire qu'il n'a pas besoin d'opération. Nos médecins avaient dit qu'il fallait attendre deux semaines avant de voir s'il fallait une opération.»

Rappelé par les Admirals mercredi dernier, le capitaine des Olympiques, Alexandre Carrier, ne s'attendait pas à revoir Yakov Trenin aussi rapidement. «Je ne sais pas s'il a une fracture, mais je sais qu'il est capable de lancer», a-t-il dit lorsque joint par LeDroit dimanche. Carrier n'a pas encore pris part à un match des Admirals depuis son rappel.

Avant de partir pour Nashville avant le sixième match des Olympiques contre les Wildcats la semaine dernière, Yakov Trenin portait un plâtre au poignet droit, mais il avait dit que la douleur avait disparu. «Ils vont prendre d'autres radiographies et on verra après», avait-il lancé.

Dans son bilan de fin de saison, Benoît Groulx avait signalé que son «cheval au milieu de la glace» avait cruellement manqué à son équipe dans les cinq derniers matches de la série contre les Wildcats. Les Gatinois auraient-ils pu en batailler davantage s'ils avaient su qu'ils auraient du renfort pendant la prochaine ronde?

«On ne peut pas enlever les erreurs qui ont été commises dans cette série. Elles ont été faites et on ne peut pas retourner en arrière. Yakov va nous revenir l'an prochain en pleine forme. C'est ce qui compte», a expliqué Benoît Groulx.

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