Deux périodes ont gâché une superbe saison

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Les Olympiques de Gatineau ont connu une excellente saison, la cinquième meilleure de l'histoire de la franchise, en cumulant 95 points.

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Pas plus tard que vendredi soir dernier, profitant d'une avance de 4-1 en troisième période du cinquième match de leur série contre les Wildcats de Moncton, les Olympiques semblaient se diriger vers une présence dans le carré d'as des séries de la LHJMQ.

Ils étaient à 19 minutes de prendre une avance de 3-2 dans la série avant de rentrer à Gatineau. Soudain, le ciel leur est tombé sur la tête. Il y a eu ces deux périodes atroces. La troisième du cinquième match à Moncton et la première dans le sixième match à Gatineau. D'un seul trait, une superbe saison a tourné au vinaigre.

Benoît Groulx est revenu sur ce dénouement inattendu dans son bilan de saison mercredi.

«On venait de balayer les Remparts de Québec. [...] J'avais rarement senti mon équipe aussi prête que pour cette série contre Moncton. Nos joueurs étaient concentrés. Et puis, il y a eu ce premier match tout croche que nous avons échappé chez nous. Ça ne nous a pas ébranlés. C'était peut-être dû à l'inactivité. En même temps, le verdict est tombé. Nous avions perdu Yakov Trenin.»

La perte du centre numéro un était lourde, mais Benoît Groulx avait senti ses joueurs se regrouper plus que jamais. «Nous avons livré une performance exceptionnelle dans le deuxième match gagné 3-0. Ça nous a amené de l'énergie et de la confiance pour aller gagner 7-1 à Moncton. Puis, nous sommes inconsciemment retombés dans le mode où nous pensions finir la série vendredi. Conor Garland ne touchait pas à la rondelle. [...] Nous avons échappé le quatrième match en prolongation sur une erreur individuelle.»

Dans le cinquième match pivot, les Olympiques menaient 3-1 après deux périodes, mais Benoît Groulx était hanté par de mauvais présages. «Nous menions, mais je nous sentais vulnérables. Je n'avais pas vécu ce sentiment de la saison avec cette équipe-là. Après la deuxième période, j'ai dit à Ron (Choules) que si nous sortions vivants de ce match, il allait falloir remercier quelqu'un. Nous ne faisions pas les bons jeux. Nous avions été opportunistes. On jouait approximativement.»

Benoît Groulx était rongé par l'inquiétude dans cette troisième période. Il jetait constamment un oeil au cadran. Il rappelait ses joueurs à l'ordre à chaque temps d'arrêt. Ils les anticipaient même.

«Les Wildcats roulaient à quatre trios. On sentait la confiance de leur coach. Ils avaient le momentum de leur côté. On sentait venir la remontée. Quand ç'a fait bang, ç'a fait bang pour vrai! Ils ont compté sur toutes les chances que nous leur avons données. C'était quelque chose que nous n'avions pas fait de l'année. Dans cette troisième période, ils ont compté cinq buts. Dans la première période à Gatineau, ils ont marqué quatre buts. En deux périodes, ça fait neuf buts. C'est quand même incroyable. Ça et ça. C'était fini... Ça s'appelle les séries. Tu n'as pas droit à l'erreur.»

La situation est malheureuse. Benoît Groulx souhaite toutefois que son groupe tire une leçon de cette épreuve. Il a également souligné que l'absence de Trenin a pesé lourd. «Plus tu avances dans les séries, plus la perte de ton meilleur centre paraît. Nous n'avions plus notre cheval au milieu de la glace.»

N'empêche, Benoît Groulx a tenu à féliciter ses joueurs pour leur saison de 95 points, la cinquième meilleure de l'histoire de la franchise.

«Les joueurs y ont cru. Les partisans aussi. Nous avons adoré leur support. Il n'y a qu'une équipe qui va gagner. D'autres clubs seront déçus. Nous avons 18 joueurs qui peuvent revenir l'an prochain. Nous avons récolté 95 points avec une équipe relativement jeune. C'était un peu inattendu. Il faut poursuivre notre route la saison prochaine.»

Alain prêt pour son nouveau défi

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Alexandre Alain

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Choix de première ronde des Olympiques de Gatineau en 2013, Alexandre Alain était sous le choc quand il a appris son transfert à l'Armada de Blainville-Boisbriand lundi soir, mais il était déjà retombé sur ses pattes mercredi.

«Je suis correct là, même si j'ai à vivre un deuil. Ça faisait deux saisons complètes que j'étais ici. J'ai développé de belles amitiés. J'habitais dans une famille de pension incroyable. D'un autre côté, je suis content de relever un nouveau défi avec l'Armada. C'est une équipe qui sera compétitive. Je pouvais difficilement mieux tomber pour le hockey et pour l'école», a expliqué le joueur étudiant par excellence des Olympiques cette saison.

Le centre de 18 ans pensait faire partie des plans des Olympiques la saison prochaine puisqu'il arrivera à maturité et que l'équipe tentera de faire un plus long chemin dans les séries éliminatoires au printemps 2017. «Nous avions de grosses attentes pour notre club cette année et l'année prochaine, mais je ne contrôle pas les transactions. L'Armada aura aussi un bon club et je suis excité d'aller là-bas.»

Benoît Groulx a expliqué qu'Alexandre Alain a été l'agneau sacrifié pour arracher le gardien Mark Grametbauer à l'Armada en janvier. Dans les livres de l'équipe, il était le deuxième meilleur gardien de 17 ans la LHJMQ derrière Mathieu Bellemare. Groulx a aussi avancé qu'Alain ne lui avait pas démontré qu'il pouvait jouer dans un premier ou deuxième trio après deux saisons à Gatineau.

«On s'est cherché un deuxième centre toute l'année. Peut-être que nous n'avons pas laissé assez de temps à Alexandre de faire sa place. Il a joué un peu avec Vitalii Abramov ou sur la deuxième vague de l'avantage numérique. On le voit devenir éventuellement un deuxième centre, mais au bout du compte, il nous aura permis d'acquérir un gardien qui a une énorme valeur. On verra ce que nous ferons avec nos gardiens. On finira sûrement par en échanger un, mais notre réflexion n'est pas là en ce moment.»

De son côté, Alexandre Alain ne pense pas avoir obtenu une véritable chance de se faire valoir dans un rôle offensif à Gatineau. «J'ai été déçu de ça. On dirait que j'étais toujours placé dans ma chaise sur le troisième trio et que je ne pouvais pas bouger de là. C'est fini maintenant. Je passe à autre chose.»

Benoît Groulx a quand même apprécié l'esprit guerrier de l'attaquant de Québec à Gatineau. «Alex est un joueur, une personne et un étudiant modèle. Il excelle en désavantage numérique et sur les mises en jeu. Son éthique de travail est irréprochable.»

Voilà des qualités recherchées par l'Armada depuis leur arrivée à Boisbriand.

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