Le cri du coeur des vétérans des Olympiques

Les vétérans qui pourraient jouer leur dernier match... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

Les vétérans qui pourraient jouer leur dernier match dans l'uniforme des Olympiques, Alexandre Carrier, Samuel Tremblay, Gabriel Boudreault et Yan-Pavel Laplante, prennent la menace d'une élimination très au sérieux.

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Pour emprunter le thème des jeux vidéo auquel Benoît Groulx a fait allusion après la troisième défaite des siens à Moncton, vendredi, les Olympiques ont besoin de deux victoires pour s'acheter quatre vies supplémentaires dans les séries éliminatoires de la LHJMQ.

Chez les Gatinois, quelques vétérans prennent la menace d'une élimination très au sérieux. C'est le cas des joueurs de 20 ans, Yan-Pavel Laplante, Gabryel Boudreau et Samuel Tremblay. À sa quatrième et dernière saison chez les Olympiques avant de passer chez les professionnels, Alexandre Carrier pourrait aussi disputer un dernier match dans le circuit Courteau malgré ses 19 ans. tout comme Guillaume McSween, Marc-Olivier Crevier-Morin, Jonathon Masters, Tristen Élie et Dylan Callaghan sont les autres joueurs de 19 ans qui achèvent leur stage junior majeur, quoi que certains d'entre eux pourraient revenir à titre de joueurs de 20 ans.

Le dos au mur, Yan-Pavel Laplante refuse de mourir et promet de vendre chèrement sa peau lundi soir.

«Je m'en vais jouer le match le plus important de ma vie. J'ai 20 ans et pour moi, la LHJMQ représente cinq ans de ma vie. J'ai passé de bons moments ici. C'est pour ça que je suis excité en pensant au prochain match. Pour moi et tous les autres joueurs de l'équipe, c'est impossible que ça se termine lundi», raconte celui qui partage la tête des compteurs des Olympiques avec Alex Dostie (sept points) dans la série face aux Wildcats.

Alexandre Carrier, lui, ne «veut rien savoir» de disputer son dernier match dans le seul uniforme qu'il a connu dans la LHJMQ. «Ça va être le fun de jouer à Guertin. Il va y avoir beaucoup de monde. C'est pour des matches importants comme celui-là que nous jouons au hockey. Il faut en profiter. Nous avons toujours confiance en nos capacités.»

Gabryel Boudreau a compté un gros but dans la première victoire des Olympiques contre les Wildcats à Gatineau samedi dernier. Il ne demanderait pas mieux que de répéter l'exploit.

«Nous avons un des buildings les plus bruyants de la LHJMQ. Ce n'est pas le fun pour personne de venir jouer ici. Je l'ai vécu dans le camp opposé. Nous avons besoin du septième joueur. Nos partisans sont capables de nous soulever. Comme joueur de hockey, tu veux toujours être le joueur qui va s'imposer dans les moments importants devant une foule aussi partisane.»

Dans le cinquième match, les Olympiques ont été frappés par un train qu'ils n'ont jamais vu venir quand les Wildcats ont amorcé une séquence infernale pour combler un déficit de trois buts et renverser les Gatinois à la grande stupéfaction de tous au Colisée de Moncton.

Le choc a été dur à encaisser, mais les vétérans du club assurent que la pilule a été avalée.

«Les remontées arrivent dans les séries. Ça fait partie du passé. Notre groupe a du caractère. Je vais jouer pour les joueurs de 20 ans, pour Carrier et pour tous les gars à côté de moi. Si les vétérans montrent l'exemple, les jeunes vont suivre. Nous avons justement un jeune gardien en qui nous avons pleinement confiance. Il sait que nous serons là pour lui. C'est une histoire d'équipe maintenant», lance Yan-Pavel Laplante.

Pour le capitaine Carrier, rien ne sert de penser aux deux victoires à aller chercher pour l'instant.

«On va se concentrer sur le prochain match. Nous sommes dans un bon état d'esprit. Nous savons pourquoi nous avons perdu et nous savons ce qu'il faut faire pour gagner. On ne lâchera pas le morceau, c'est sûr.»

Rumble n'envie pas ses adversaires

L'entraîneur-chef des Wildcats, Darren Rumble... (Martin Roy, LeDroit) - image 3.0

Agrandir

L'entraîneur-chef des Wildcats, Darren Rumble

Martin Roy, LeDroit

Certaines défaites laissent plus de cicatrices que d'autres.

Dans l'esprit de l'entraîneur-chef des Wildcats de Moncton, il est clair que la défaite de 7-1 encaissée par son club dans le troisième match de la série a été plus facile à avaler que celles subies par les Olympiques dans les deux matches suivants. Les Gatinois se sont inclinés 2-1 en prolongation et détenaient une avance de 4-1 avant de voir les Wildcats inscrire cinq buts sans réplique en troisième période.

Quand on lui a demandé si la défaite de 7-1 avait été un point tournant dans la série puisque ses équipiers avaient rebondi avec deux victoires consécutives, Darren Rumble n'en était pas très certain, mais il avait sa propre théorie.

«J'ai regardé notre défaite de 7-1 et je me suis dit que c'était une belle façon de perdre. Je pense que nous aurions été dévastés de perdre ce match 2-1 en fin de rencontre. Si on m'offrait l'option de nous faire rosser comme ça ou de nous faire crever le coeur en fin de match, je prendrais toujours le match qui te permet de te ressaisir plus facilement sur le plan émotif.»

En d'autres mots, il n'envie pas les Olympiques qui doivent se remettre d'une défaite en prolongation et d'une avance perdue en troisième période.

«Gatineau semble jouer de la même façon tous les soirs. Généralement, ce qui est arrivé dans le cinquième match ne se produit pas avec eux. On ne voudra pas aller sur ce terrain-là trop souvent. Pour nous, il s'agit de presser le bouton de redémarrage et d'aborder le sixième match comme s'il s'agissait d'un septième. Nous aurons deux chances pour coller la rondelle de la quatrième victoire à notre tableau.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer