Chiwetin Blacksmith, l'espoir de la Nation crie dans la LHJMQ

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Les Olympiques veulent donner du temps à leur numéro 40, Chiwetin Blacksmith, afin qu'il puisse exploiter son talent au maximum.

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(Moncton) Portant fièrement le casque du guerrier assigné au joueur du match par l'ensemble de ses coéquipiers, Chiwetin Blacksmith flottait sur un nuage mardi soir.

Rayé de l'alignement pendant les cinq premiers matches des séries éliminatoires, il a été un élément clé de la deuxième victoire des Olympiques dans la série contre les Wildcats de Moncton.

Deux buts et deux passes. Pas si mal pour un joueur qui disait ressentir la pression de remplacer la contribution du «train» Trenin sur un trio offensif.

Benoît Groulx a fait remarquer que peu de clubs parviennent à insérer un joueur dans leur alignement avec des résultats semblables en séries éliminatoires. «Notre profondeur a une valeur inestimable. Les trois Ontariens que nous avons greffés à notre club durant la saison - Blacksmith, Tristen Élie et Austin Eastman - ont totalisé six points dans le troisième match. C'est un luxe que nous apprécions en ce moment.»

Trois rares qualités

Pour l'entraîneur-chef gatinois, Chiwetin Blacksmith possède trois qualités rares et convoitées.

«Gabarit, vitesse, finesse. Quand un joueur rassemble ces trois qualités, il faut être patient avec lui. Il est clair que Chiwetin est doté d'instincts offensifs. Il doit cependant s'assurer de devenir un joueur efficace dans les trois zones. Il doit être capable de réaliser le bon jeu défensif quand on mène par un but. Il a manqué de constance cette saison. Son jeu est échevelé, mais nous travaillons avec lui pour qu'il joue dans notre structure.»

Selon Groulx, l'attaquant de 18 ans possède tous les outils pour compter plus de 20 buts dans la LHJMQ. «Ces joueurs sont durs à trouver, mais nous en avons quelques-uns dans notre équipe.»

À Gatineau, on compte donner du temps à Blacksmith afin de lui permettre d'exploiter son talent et se faire une niche dans un trio offensif, ce que les Colts de Barrie n'étaient pas prêts à faire quand ils l'ont libéré dans la Ligue de l'Ontario plus tôt cette saison.

Réaliser son rêve 

Déterminé, Blacksmith est prêt à tout pour réaliser son rêve de jouer au hockey professionnel. Il peut compter sur le support entier de sa petite communauté de Waswanipi, une réserve autochtone située à trois heures de route au nord-est de Val-d'Or. 

«Pour jouer au hockey, mes parents m'ont envoyé à Sudbury quand j'étais en quatrième année. J'y suis resté sept ans avant d'aller à Rockland, à l'Académie internationale et canadienne pendant deux saisons et demie. J'étais là quand j'ai été repêché dans la Ligue de l'Ontario.»

L'athlète de 1,88 m (6' 2") a pu s'expatrier grâce à l'appui de sa communauté crie. «Nous sommes 2500 habitants, mais je suis le cinquième hockeyeur à jouer dans la Ligue canadienne junior. Deverick Ottereyes, qui a joué avec les Olympiques, a été le quatrième. J'ai été choyé. Le conseil de bande a subventionné l'aspect hockey quand j'étais à Sudbury et Rockland. Le conseil des écoles Crie a payé mes études. Et à la maison, j'ai quatre frères plus âgés qui me poussent à réussir!»

Parce qu'il vient d'une région éloignée où le hockey n'était pas aussi organisé, Blacksmith a dû prendre les bouchées doubles à son arrivée à Sudbury. «Les autres enfants de mon âge avaient une longueur d'avance sur moi. Aujourd'hui, je dois encore combler ce retard. Les autres joueurs de 18 ans de la ligue sont plus forts. Je dois me renforcer sinon je vais avoir une carrière en montagnes russes. Je suis motivé. Je vais tout faire pour m'améliorer.»

S'il peut trouver l'équilibre entre son jeu offensif et défensif, Benoît Groulx pense que Blacksmith sera promis à un bel avenir. «Il possède des habiletés certaines avec la rondelle. Il lui reste à travailler son jeu sans celle-ci.»

Repêchage de la LNH: Gatineau espère qu'Abramov sera vite choisi

Vitalii Abramov est le plus sérieux candidat au... (Archives Le Droit) - image 3.0

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Vitalii Abramov est le plus sérieux candidat au titre de meilleur marqueur, lui qui a terminé la dernière campagne au cinquième rang, avec 93 points en 63 matchs à son année recrue. 

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Le classement final du Centre de soutien au recrutement de la LNH publié mardi a éveillé une lueur d'espoir chez les Olympiques, lorsqu'ils ont vu Vitalii Abramov apparaître au 29rang des patineurs évoluant en Amérique du Nord.

Au classement de mi-saison, le Russe de 17 ans pointait au 56rang.

Recrue offensive par excellence au Canada cette saison, Abramov aurait maintenant une petite chance de se faufiler en première ronde du prochain repêchage.

Les Olympiques espèrent qu'une équipe de la LNH le considérera ainsi. Une sélection au premier tour permettrait à l'équipe gatinoise d'éviter une situation potentiellement désagréable. Dans les règles, chaque équipe de la Ligue canadienne de hockey (LCH) a le droit d'aligner deux joueurs européens. Techniquement, les Olympiques ne parleront pas au repêchage européen de l'été prochain, parce qu'ils misent sur les retours de Yakov Trenin et Vitalii Abramov.

Le problème, c'est qu'ils se retrouveraient avec seulement un Européen si Trenin ou Abramov arrivaient à se tailler un poste dans la LNH dès la saison 2016-2017. Pour éviter ce scénario, la LCH permet à ses équipes de repêcher un troisième joueur européen quand un de leurs «euros» est sélectionné au premier tour dans la LNH.

Si Abramov faisait partie des 30 premières sélections du circuit Bettman l'été prochain, les Olympiques pourraient ainsi ajouter un Européen à leur liste.

«Ça viendrait nous protéger au cas où Yakov Trenin faisait le saut chez les Predators de Nashville. On repêcherait tard de toute manière, mais on ne se retrouverait pas le bec à l'eau si on pouvait compter sur un troisième joueur européen. Yakov a été repêché en deuxième ronde. Les Predators l'ont bien aimé au dernier camp d'entraînement. Il y a cependant congestion au centre chez eux. Je ne pense pas qu'il sera prêt à monter tout de suite, mais au hockey, des fois, ça va vite», a expliqué Benoît Groulx mercredi.

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