La route se poursuit sans Trenin

«C'est évident que la perte de Yakov est... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

«C'est évident que la perte de Yakov est importante. C'est notre meilleur joueur de centre depuis deux ans, mais il ne faut pas s'apitoyer sur notre sort», a déclaré Benoit Groulx.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Moncton, Nouveau-Brunswick) Victime d'une fracture à un os du poignet vendredi dernier, Yakov Trenin refuse de croire que sa saison est terminée.

Le centre numéro un des Olympiques de Gatineau a confiance en ses coéquipiers. Il pense même qu'il pourrait venir les aider s'ils atteignaient la finale des séries de la LHJMQ.

« Je reste ici. Je ne m'en vais pas nulle part. J'espère jouer à nouveau. Je n'ai pas mal à mon os fracturé, mais plutôt à la paume de ma main », a dit l'espoir des Predators de Nashville alors qu'il surveillait l'entraînement des Olympiques avant leur départ pour Moncton lundi matin.

Les radiographies de la fracture ont d'ailleurs été envoyées aux Predators afin que leur médecin y jette un coup d'oeil. Pour l'instant, Trenin pense qu'il pourra éviter l'opération.

« Dans ma tête, je pourrais être de retour dans cinq ou six semaines. De nouvelles radiographies seront prises dans deux semaines. » D'autres joueurs des Olympiques ont subi cette fracture identique par le passé et avaient dû s'absenter plus longtemps. Nicolas Meloche et Yoan Pinette avaient raté 8 à 12 semaines d'action pour guérir convenablement.

Le malheur de Trenin est survenu lors d'un violent contact au centre de la patinoire avec Zachary Malatesta en troisième période vendredi. « Je ne l'ai pas vu venir. J'ai haussé mes bras pour me protéger. L'impact a brisé mon poignet. C'était une mise en échec légale. C'est le hockey. J'ai continué de jouer après. J'ai même gagné quelques mises en jeu! », a-t-il ajouté en souriant.

Deux jours après avoir craint le pire, Benoît Groulx se disait prêt à passer à autre chose. Son club a d'ailleurs blanchi les Wildcats samedi sans Trenin et Nicolas Meloche. Ce dernier va réintégrer l'alignement dans le troisième match mardi.

« C'est évident que la perte de Yakov est importante. C'est notre meilleur joueur de centre depuis deux ans, mais il ne faut pas s'apitoyer sur notre sort. Yakov ne nous aidera plus à gagner des matches. Ceux qui sont dans le vestiaire devront faire la différence. Pour gagner en séries, il faut du courage et un sentiment d'urgence. Nous avons été témoins de cela samedi. »

Trenin parti, au moins la meilleure défensive de la LHJMQ demeure intacte. Guillaume McSween avait sa petite théorie lorsqu'il est débarqué à Gatineau en décembre. « Pour nous éliminer, il faudra vaincre notre défensive quatre fois dans une série. Ça ne sera pas facile à faire. »

Le capitaine Alexandre Carrier a esquissé un sourire quand on lui a rappelé ces propos avant de sauter dans l'avion lundi.

« Si on se fie à la philosophie de McSween, on est encore en bonne position! Et nous avons gagné notre dernier match sans Trenin et Meloche. C'est bon pour la confiance. Si nous avions perdu 5-0, ça aurait pu nous jouer dans la tête, mais quand toute l'équipe pousse dans la même direction, ça peut remplacer un joueur important. »

Blacksmith en renfort

En l'absence de Trenin, Chiwetin Blacksmith a pu disputer un premier match en séries éliminatoires samedi. Le rapide patineur de 6'2'' a bien réagi et il a joué plus souvent qu'à l'habitude. À l'entraînement lundi, il avait même obtenu une promotion dans un trio offensif avec Pavel Laplante et Vitalii Abramov. À son premier match à Gatineau en janvier, il avait marqué deux buts en jouant sur un trio offensif. Ce rôle lui avait échappé rapidement toutefois.

« Habituellement, c'est rare d'avoir une deuxième chance. J'espère en tirer profit. J'ai connu un bon match samedi parce que j'étais affamé! Je sens une pression pour remplacer Yakov. Mais au moins, je sais que j'ai déjà été capable de produire dans ce genre de situation. »

Coup dangereux de Conor Garland : fin de non-recevoir

Benoît Groulx était à prendre avec des pincettes lundi matin avant l'envolée de son équipe vers Moncton.

Après le match de samedi, il avait fait parvenir une séquence vidéo à la ligue où Conor Garland frappe son défenseur Gabriel Bilodeau d'un coup de casque au visage. À son avis, le geste méritait une suspension. Le directeur de la sécurité des joueurs de la LHJMQ n'était pas du même avis.

« Je me suis fait dire que ma demande n'était pas sérieuse et que la prochaine fois que j'enverrai une vidéo où il n'y a pas de sanction, on m'imposera une amende. Dorénavant, je vais donc me fier au superviseur en place pour envoyer des séquences douteuses à la ligue comme ç'a été le cas pour la suspension à Nicolas Meloche. »

Lundi matin, Gabriel Bilodeau disait éprouver de la difficulté à manger tellement sa mâchoire lui faisait mal. « J'imagine qu'il aurait fallu une commotion cérébrale pour punir le coup. Le joueur des Wildcats s'est projeté la tête dans les airs pour me frapper au visage. »

Benoît Groulx s'est défendu d'être un « envoyeur de clips » à la LHJMQ en affirmant qu'il avait expédié une douzaine de séquences en 12 ans.

« Nous sommes quatre entraîneurs qui prenons notre travail très au sérieux. À quatre, nous avons 30 ans d'expérience dans la ligue. Nous n'envoyons jamais de clips pour rien. Nous pensions qu'il y avait des éléments clairs et nets pour sanctionner le joueur fautif. Bilodeau s'est effondré sur la glace après le coup et il a encore mal deux jours plus tard. Il faut croire que nous avons encore des choses à apprendre. Il faudra m'expliquer la différence entre une sanction et une absolution. » 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer