Séries terminées pour Trenin

La blessure de Yakov Trenine devrait le garder... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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La blessure de Yakov Trenine devrait le garder à l'écart du jeu jusqu'à la fin des séries éliminatoires.

Martin Roy, Archives LeDroit

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La pire crainte des Olympiques de Gatineau s'est concrétisée dimanche matin.

Blessé dans le premier match de la série contre les Wildcats de Moncton, Yakov Trenin ne pourra plus aider ses coéquipiers à gagner la coupe du Président. Le verdict est tombé. Il a été victime d'une fracture du poignet après avoir été cinglé.

«Fracture du scaphoïde. Je ne m'attends pas à le revoir des séries», a écrit l'entraîneur-chef Benoît Groulx dans un échange de messages textes avec LeDroit.

Le scaphoïde est l'os principal qui relie le poignet aux doigts de la main. «On ne sait pas encore combien de temps il aura besoin pour guérir. Il devra probablement être opéré. Pour l'instant, il faut attendre un peu. Il est encore enflé. Ce sont des choses qui arrivent. C'est la vie.»

Le centre numéro un de l'équipe avait été le meilleur attaquant des Olympiques pendant les séries de 2015. Dans la LHJMQ, il détenait le meilleur pourcentage de victoires dans le cercle des mises en jeu.

Son absence laissera un trou béant dans la formation, mais ses coéquipiers ont été capables de prendre le relais samedi dans un gain de 3-0. Sans dire qu'ils amorçaient le deuxième duel contre les Wildcats avec un fusil sur la tempe, les Olympiques n'avaient pas vraiment le choix de rebondir.

Avec la tenue des trois prochains matches à Moncton, les Gatinois se seraient trouvés en mauvaise posture pour remonter la série avec un déficit de 0-2. En plus de l'urgence de la victoire qui se faisait sentir, les hommes de Benoît Groulx ont composé avec un coefficient de difficulté supplémentaire samedi.

Positif

Trenin blessé, les Olympiques étaient aussi privés du défenseur étoile Nicolas Meloche, suspendu un match pour un coup à la tête de Conor Garland. 

Au grand soulagement des 3432 spectateurs, les locaux ont répondu au défi pour égaler la série 1-1. Le toit du «Vieux-Bob» a explosé quand Alex Dostie a compté le premier de ses deux buts en 19 secondes dans la dernière minute de la première période. Et quelques fissures sont apparues dans les fondations du vétuste amphithéâtre quand Gabryel Boudreau a ajouté le but d'assurance en deuxième période. Quelques secondes plus tôt, les Olympiques venaient d'écouler une infériorité numérique de deux joueurs pendant 1:51. Au lieu de réduire l'écart à 2-1, les Wildcats tiraient de l'arrière 3-0. 

«Je retiens plusieurs points positifs. Nous avons joué avec beaucoup de courage et beaucoup d'urgence. Notre désavantage numérique a été exceptionnel. Je trouve regrettable que nous ayons dû jouer à trois contre cinq pendant 1:51 pour avoir donné une pichenotte, mais celles-ci ne sont peut-être pas acceptables dans notre ligue», a indiqué Benoît Groulx.

Contrairement au premier match où il n'avait noté que les belles prestations de son gardien Mathieu Bellemare et de l'attaquant Alexandre Landreville, l'entraîneur a louangé ses 20 joueurs. «Bellemare a encore été très solide, mais il faut féliciter tout le monde. L'absence de deux morceaux importants a amené un sentiment d'urgence chez nos joueurs.»

Les Olympiques n'ont toujours pas accordé de buts en 26 infériorités numériques depuis le début des séries et cette situation amène les Wildcats à tenir leurs bâtons serrés selon leur entraîneur-chef, Darren Rumble.

«Ils sont forts sur le "PK" et nous éprouvons des difficultés sur notre avantage numérique depuis le début des séries. Nous n'avons pas été capables de compter malgré deux avantages numériques doubles dans ce match. Ç'a tué tout le momentum que nous aurions pu prendre. Nous manquons de confiance sur le jeu de puissance, mais les Olympiques ont accordé le moins de buts dans la ligue. Il y a une raison pour ça.»

Une partie de cette raison, selon Rumble, c'est le jeu des défenseurs, particulièrement celui d'Alexandre Carrier. «C'est une bête sur la patinoire. Il a l'air d'un défenseur de la LNH. En fait, tous leurs défenseurs arrivent à sortir la rondelle de leur zone avec aisance.»

Digne des meilleurs vétérans

Mathieu Bellemare fait le travail depuis le début... (Martin Roy, LeDroit) - image 3.0

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Mathieu Bellemare fait le travail depuis le début des séries.

Martin Roy, LeDroit

C'est une recrue de 17 ans. Il n'a que cinq matches d'expérience dans les séries éliminatoires de la LHJMQ. Pis après? Mathieu Bellemare a déjà signé deux blanchissages.

Celui contre les Wildcats samedi soir, après 26 arrêts, avait une saveur particulière. «Il a été plus difficile à obtenir que celui contre les Remparts», concède-t-il.

Après tout, il n'avait eu besoin que d'affronter 16 tirs pour blanchir Québec. «Aujourd'hui, c'était plus excitant. C'était vraiment important de jouer un bon match. Ça nous prenait une victoire.»

On dit souvent que le gardien de but est le joueur clé de son club pendant les désavantages numériques. Samedi, Bellemare a effectué quelques-uns de ses plus beaux arrêts pendant deux longs avantages numériques doubles des Wildcats. Le premier, d'une durée de 1:39, est survenu dans les premières minutes de jeu et il aurait pu permettre aux visiteurs de prendre une importante avance dans le match.

«Quand c'est arrivé, je me suis dit que j'allais voir mes premiers lancers assez rapidement! J'avais hâte de recevoir mon premier tir. Je me sentais très bien ce soir. J'étais dans ma zone. J'étais excité par l'énergie de la foule au début. L'ambiance est inexplicable ici. C'est assez incroyable quand l'aréna est plein. J'ai retrouvé mon calme rapidement cependant.»

Une heure après le match, l'entraîneur adjoint Ron Choules a fait une observation sur la confiance qu'a projetée son gardien recrue dans ce duel de haute importance. «Il avait le calme d'un vétéran de 30 ans!»

Toujours à son mieux quand la situation se corse, Mathieu Bellemare savait qu'il devait aider les siens à compenser les pertes de Nicolas Meloche et Yakov Trenin? «Dans les séries, tout peut arriver. Quand il nous manque deux joueurs, il faut s'ajuster et jouer dans la même structure. On ne pouvait pas se permettre d'aller à Moncton à 0-2. Cette victoire nous met en confiance.»

Mine de rien, les Olympiques ont blanchi Conor Garland dans les deux premiers matches de la série. Le meilleur compteur de la LHJMQ n'a qu'un point en quatre matches contre les Gatinois cette saison. Séries incluses, ça lui est arrivé seulement six fois en 69 matches en 2015-16. Trois contre les Gatinois.

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