La recrue de l'année: Bellemare ou Abramov?

Nouveau recordman de la LHJMQ pour la meilleure... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Nouveau recordman de la LHJMQ pour la meilleure moyenne de buts alloués par un gardien recrue, Mathieu Bellemare montera-t-il sur la grande scène? Ou est-ce que ce sera Vitalii Abramov, le meilleur compteur parmi les recrues de la Ligue canadienne de hockey?

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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L'un a remporté le trophée de la recrue offensive de la saison dans la LHJMQ. L'autre a mis la main sur le trophée de la recrue défensive de l'année.

Mercredi soir, au gala des Rondelles d'or du circuit Courteau à Montréal, l'un des deux sera sacré recrue par excellence de la saison 2015-16.

Meilleur compteur parmi les recrues de la Ligue canadienne de hockey, Vitalii Abramov montera-t-il sur la grande scène? Ou est-ce que ce sera Mathieu Bellemare, nouveau recordman de la LHJMQ pour la meilleure moyenne de buts alloués par un gardien recrue?

Une chose est sûre. Le titre reviendra à un joueur des Olympiques de Gatineau. Les deux athlètes de 17 ans étaient dans une classe à part cette saison. Tellement, que la ligue n'a même pas nommé de troisième candidat!

Au moment de s'entretenir avec LeDroit lundi, Abramov ne savait même pas qu'il pouvait gagner un autre titre individuel. Il ignorait encore plus qu'il devait se rendre à Montréal pour aller cueillir son prix. Mathieu Bellemare était au courant de sa nomination, mais personne ne lui avait parlé des détails de la soirée.

Comme ils se connaissent mieux que quiconque, pourquoi ne pas demander aux deux finalistes de nous parler de leur concurrent? Avec le large sourire qui le caractérise, Vitalii Abramov a d'abord parlé de Bellemare en se rendant à l'évidence.

«C'est un bon gardien. Il nous a beaucoup aidés cette saison et il continue de le faire pendant les séries. Il est un élément important de notre équipe. Je n'ai que de bonnes choses à dire à son sujet.»

À force de le cuisiner, le marqueur de 93 points en 63 matches a poussé sa réflexion un peu plus loin. «Ce que j'aime de Mathieu, c'est qu'il arrive souvent à faire un arrêt clé dans des situations dangereuses. Il est plus petit comme gardien, mais ça ne fait aucune différence. Il est toujours prêt pour disputer les matches importants.»

Le spectacle Abramov

Ayant gardé les filets pendant 2500 minutes cette saison, Mathieu Bellemare a eu une place de choix pour admirer le moteur offensif de son équipe.

«Vitalii est capable de placer notre équipe en bonne position. Il a inscrit beaucoup de points cette année. Offensivement, c'est un gros élément. Il m'impressionne par sa capacité de trouver l'espace libre pour amener un lancer au filet. Il utilise sa vitesse pour se démarquer. Aussi, il est capable de varier sa vitesse pour surprendre l'adversaire.»

Et dans les entraînements, affronter Vitalii Abramov, c'est comment?

«Ça dépend des fois. Je le connais bien, donc je connais ses tendances, mais il lui arrive de sortir des feintes que je n'avais jamais vues avant! Il n'a pas le plus gros lancer, mais il est précis. Il sait surtout à quel moment il doit décocher. Il est capable de faire un petit mouvement pour me faire bouger un peu et lui donner une ouverture. Il sait quoi faire avec une rondelle!»

Bellemare peut remercier sa bonne étoile d'avoir abouti à Gatineau, où il a établi un record de franchise avec 25 victoires pour un gardien recrue. Il a aussi égalé un record de la LHJMQ avec quatre blanchissages pour un gardien de première année.

Il ne serait jamais débarqué dans le vestiaire des Olympiques si Alex Bureau n'avait pas pris une retraite prématurée en début de saison. Cette nouvelle a forcé Benoît Groulx à transiger avec Shawinigan pour aller chercher Bellemare, qui était coincé dans un ménage à 3-4 gardiens là-bas.

Benoît Groulx (entraîneur de l'année) et Alex Dostie (joueur le plus gentilhomme) seront aussi en nomination au gala mercredi soir.

Prière de ne pas nourrir le chat sauvage

Conor Garland... (photo pascal ratthé, archives le soleil) - image 3.0

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Conor Garland

photo pascal ratthé, archives le soleil

Quand un hockeyeur inscrit 128 points dans une saison, il retient l'attention.

Tous les yeux seront rivés sur Conor Garland dans la prochaine série entre les Olympiques et les Wildcats de Moncton. L'attaquant américain de 1,73 m (5' 8") et 73 kg (160 livres) n'est pas juste bon. Il a aussi le sens du spectacle.

Dans sa dernière série contre Victoriaville, il s'est mis des partisans à dos à force de malmener les Tigres sur la feuille de pointage ou encore en faisant le mort après avoir encaissé une solide mise en échec pour renaître de ses cendres quelques minutes plus tard. Aussi, à la vue de tous, il ne s'est pas gêné pour retirer ses gants et gesticuler en se frottant le pouce à son index et son majeur pour démontrer qu'il était un money player.

Des partisans ont commencé à l'accueillir avec des affiches méprisantes dans les derniers matches de la série. Il était copieusement chahuté à chacune de ses présences sur la patinoire. Après l'avoir eu dans les pattes pendant cinq matches consécutifs, l'entraîneur-chef des Tigres, Bruce Richardson, avait une remarque pour les partisans des Olympiques.

«Garland aime se faire haïr. Il se nourrit de ça. Ça ne le dérange pas du tout. Ça le rend meilleur. Il me fait penser à Mike Ribeiro dans ses années juniors. Tout ce qui compte pour lui, c'est que son équipe l'aime. Il me fait penser à moi quand j'étais joueur. Quand les gens me criaient des bêtises, ça me motivait. Ça démontrait que je faisais mon travail.»

Bruce Richardson ajoute qu'il y a peut-être un peu trop d'importance accordée au meilleur compteur de la LHJMQ.

«On parle beaucoup de Garland, mais les Wildcats n'ont pas gagné juste à cause de lui. Il y a beaucoup de profondeur dans cette équipe. Ils ont l'expérience d'avoir atteint la demi-finale l'an dernier. Ils sont gros. Ils frappent fort. Leurs joueurs de soutien ont livré la marchandise. Leur quatrième ligne a fourni deux buts dans le dernier match.»

Autre détail important. Tout le monde s'attend à ce que Garland soit plaqué solidement par ses adversaires. Paraît que c'est plus facile à dire qu'à faire.

«Garland rentre dans la tête des joueurs. Tout le monde l'a à l'oeil, mais il est dur à frapper tellement il est petit et agile. Et quand nous l'avons frappé, il n'a jamais perdu son sang-froid.»

Conclusion: attention à la façon de nourrir le chat sauvage!

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