Affronter Moncton, pas plus facile que Val-d'Or

L'attaquant Gabriel Paquin Boudreault et le défenseur Cody... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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L'attaquant Gabriel Paquin Boudreault et le défenseur Cody Donaghey, en février dernier, lors de l'un des deux seuls matches opposant les Olympiques aux Wildcats en saison régulière.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Ne comptez pas sur les Olympiques de Gatineau pour dire qu'ils ont poussé un soupir de soulagement quand l'Armada de Blainville-Boisbriand a éliminé les Foreurs de Val-d'Or dimanche soir.

Le triomphe hautement inattendu de la troupe de Joël Bouchard a évité un choc de titans dès le deuxième tour des séries éliminatoires entre les Foreurs (102 points) et les Olympiques (95 points).

Soudainement, les Gatinois venaient d'hériter des Wildcats de Moncton comme adversaires de deuxième ronde. Ils avaient aussi gagné l'avantage de la patinoire. Les Wildcats ont récolté 83 points avant de disposer des Tigres de Victoriaville en cinq matches au premier tour éliminatoire.

L'exploit de l'Armada a permis aux Olympiques de contourner les Foreurs, mais lundi matin, l'entraîneur-chef Benoît Groulx a banalisé cette «faveur» même si Wildcats ont connu une deuxième moitié de saison difficile. Des huit équipes toujours en lice pour gagner la coupe du Président, Moncton (9-11-6) est la seule à avoir présenté un dossier déficitaire après la date limite des transactions.

«À mon avis, Moncton a une équipe beaucoup plus équilibrée que Val-d'Or. Les Wildcats ont connu un passage à vide de 15 matches après les Fêtes. N'eût été cette période, ils auraient frôlé une saison de 100 points. Ils auraient pris le premier rang de leur division. Ils étaient à égalité avec nous à un certain moment. Leur mauvaise séquence a été salutaire. Quand ça va bien, une équipe a tendance à s'égarer de ce qui lui a permis d'avoir du succès, mais il faut croire que Moncton a retrouvé son chemin. Ils ont été excellents contre les Tigres.»

Pas le club d'un seul joueur 

Les Wildcats, c'est aussi Conor Garland, un marqueur de 128 points qui a participé à 48% des buts de son équipe. Encore là, Benoît Groulx refuse de se laisser berner par l'illusion que ses prochains adversaires sont le club d'un seul joueur.

«Moncton, ce n'est pas juste l'affaire du meilleur compteur de la ligue. C'est un club expérimenté qui sait comment jouer du hockey des séries. Ils patinent, ils frappent et ils peuvent gagner de plusieurs façons, un peu comme nous. Je pense que cette série sera serrée et qu'elle va se jouer sur très peu de choses.»

Et le format 2-3-2 qui va permettre aux Wildcats de jouer les matches trois, quatre et cinq à la maison?

«Ça ne me dérange pas du tout. Un match à la fois», avance Groulx, qui verra son club lancer la série à domicile vendredi et samedi.

Dans le vestiaire, il semble que le message de l'entraîneur gatinois avait déjà été saisi. Gagnant d'une cinquième série éliminatoire consécutive, Guillaume McSween a assuré qu'il n'avait aucune préférence entre Val-d'Or ou Moncton comme prochain adversaire.

«Pour gagner le gros trophée, il faudra battre n'importe quelle équipe qui se dressera sur notre passage. C'est sûr que Val-d'Or avait une grosse équipe, mais on est au courant que Moncton a aussi une très bonne équipe. On les connaît moins parce qu'on joue contre eux deux fois par année, mais on était prêt à jouer contre n'importe qui.»

Enfin, Benoît Groulx était présent à Boisbriand dimanche quand l'Armada a éliminé les Foreurs. Surpris par ce dénouement imprévu?

«Par rapport à mes attentes au début de la série, oui, mais après avoir vu jouer l'Armada dans les derniers matches, non. Ils ont fait ce qu'il fallait pour gagner. Leurs succès sont pleinement mérités. Ils n'ont rien volé. Il y a un mois et demi, Joël Bouchard avait surpris bien des gens en affirmant qu'il visait la coupe. Il faut croire que ses joueurs s'en sont souvenus. Quand une équipe y croit, elle peut renverser la vapeur.»

Les Wildcats rappellent des souvenirs de Brad Marchand

Lors du dernier affrontement entre les deux clubs... (Archives La Presse) - image 3.0

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Lors du dernier affrontement entre les deux clubs en séries, l'agitateur des Bruins, Brad Marchand, revêtait l'uniforme des Wildcats.

Archives La Presse

Les chemins des Olympiques et des Wildcats se croisent rarement en séries éliminatoires. Le dernier affrontement entre les deux clubs remonte à la demi-finale de 2006. Benoît Groulx est le seul acteur «survivant» de cette époque où l'entraîneur des Wildcats était Ted Nolan.

Sur la glace, il y avait du talent au pied carré. C'était la première année de Claude Giroux chez les Olympiques et la dernière de David Krejci. Dans le camp des Wildcats, la défensive était impressionnante avec les Keith Yandle, Andrew MacDonald et Luc Bourdon. L'ancien Olympique Philippe Dupuis était le meneur de l'attaque, mais Benoît Groulx se souvient surtout de l'émergence d'un jeune Brad Marchand dans cette série remportée en cinq matches par les Wildcats.

La petite peste des Bruins de Boston avait 17 ans, mais au grand dam de Groulx, il avait été le meilleur joueur de la série. «La série était 2-1 pour les Wildcats et on pensait pouvoir se rapprocher d'eux parce qu'ils avaient des joueurs blessés sur leurs deux premiers trios. Finalement, Brad Marchand s'était levé et il avait fait la différence avec un dénommé Martins Karsums que l'on oublie!»

Benoît Groulx se souvient aussi que David Krejci s'était blessé à une épaule dans le cinquième match. «Les carottes étaient cuites à partir de là. Le quatrième match avait été très serré, mais Marchand avait été... le joueur qu'il est aujourd'hui dans la LNH.»

Les Wildcats avaient gagné les deux derniers matches par des pointages identiques de 3-1. L'agitateur des Bruins avait récolté deux points dans chacun des deux matches.

Deux ans plus tard, Marchand a terminé sa carrière junior dans la honte dans les gradins de Robert-Guertin. Un problème d'attitude jumelé à un rendement en dessous des attentes avait porté les Mooseheads d'Halifax à le rayer de l'alignement dans le quatrième match d'une série demi-finale balayée par les Olympiques.

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