Le fantôme du «Vieux-Bob» s'agite

Signe que les séries éliminatoires de la LHJMQ... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Signe que les séries éliminatoires de la LHJMQ approchent, le fantôme du «Vieux-Bob» est sorti de sa cachette. Les visiteurs de vendredi soir, les Remparts de Québec, savent ce que cela signifie: les dieux du hockey seront contre eux à Gatineau.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Le fantôme du «Vieux-Bob» a fait une apparition à l'entraînement des Olympiques jeudi matin. Une dizaine de journalistes faisaient le pied de grue pour s'entretenir avec les joueurs de Benoît Groulx à leur sortie du vestiaire. C'est cinq fois plus qu'à l'habitude.

Quand ils se sont pointés dans le corridor après avoir retiré leur équipement, les joueurs portaient des t-shirts noirs avec l'inscription «C.U.B.». Ça sera leur slogan pendant leur prochaine mission. Les joueurs ont tenu à conserver le secret du code. Assurément, ce n'était pas un matin pas comme les autres au centre Robert-Guertin. On pouvait facilement humer l'odeur des séries.

Benoît Groulx semblait fébrile à l'idée de partir à la quête de sa quatrième coupe du Président avec un affrontement contre les Remparts de Québec vendredi soir. «C'est très excitant. Nous avons la chance de commencer les séries à la maison, devant nos partisans. Il y avait une belle ambiance ici le dernier week-end quand nous avons joué contre Val-d'Or et Rouyn-Noranda. Nous espérons qu'il y aura autant de monde pour recréer cette ambiance contre Québec en fin de semaine.»

Du bon côté de l'histoire

Les Olympiques (46-19-3) ont terminé leur saison avec 46 victoires, le troisième plus haut total du circuit Courteau en 2015-16. Les Gatinois ont ainsi compilé la cinquième meilleure fiche de leur histoire de 43 ans. Pourront-ils se frayer un chemin jusqu'en finale?

L'histoire est de leur côté. C'est la 10e fois que les Olympiques gagnent au moins 42 matches dans une saison.

Lors des neuf occasions précédentes, ils ont gagné la coupe six fois, atteint la finale à deux reprises et le carré d'as une autre fois.

Contre les Remparts (28-33-7) en perte de vitesse depuis le mois de janvier, la première ronde s'annonce inégale. À un journaliste de Québec qui lui suggérait que les Remparts avaient rarement été aussi négligés dans une série, Benoît Groulx n'a pas eu le choix de répondre: «Tu as raison.»

Boudreau se permet de rêver

Finaliste à deux reprises quand il portait l'uniforme du Drakkar de Baie-Comeau, Gabryel Boudreau est bien placé pour savoir si les Olympiques ont des chances d'étirer leur printemps jusqu'en mai. L'attaquant de 20 ans ne voulait pas sauter d'étapes, mais il a avoué que les similitudes étaient nombreuses entre son Drakkar de 2013 et 2014 et ses Olympiques de 2016.

«À ma première année, Philippe Cadorette, un jeune gardien de 17 ans, nous avait transportés. Cette année, nous avons deux gardiens de 17 ans qui peuvent faire le travail avec Mathieu Bellemare et Mark Grametbauer. À l'attaque, nous avions de gros noms. Je trouve aussi que Vitalii Abramov ressemble à Petr Straka dans ce qu'il peut amener à l'équipe avec sa vitesse. Puis, nous avons une très bonne défensive.»

Ce constat amène Boudreau à rêver à une autre participation en finale. «Si nous jouons comme nous en sommes capables, nous pouvons nous rendre loin. Je suis sûr, sûr, sûr que nous pouvons nous rendre en finale.»

L'autre ressemblance avec les équipes finalistes du Drakkar de Boudreau?

«Nous avons beaucoup de profondeur. À Baie-Comeau, nos quatre trios jouaient. Ce n'était pas l'histoire d'un ou deux trios. Je me souviens facilement des noms de mes coéquipiers de quatrième trio. Ce n'était pas des no names. Ils savaient jouer au hockey. Ici aussi, ces gars peuvent produire.»

C'est uniquement sur le plan individuel que Boudreau voit une différence entre son expérience avec le Drakkar et celle des Olympiques. «À mes deux premières finales, je n'étais pas le leader. J'étais le petit gars qui suivait le bateau. J'ai acquis beaucoup d'expérience en séries. C'est à mon tour de mener les autres, à 20 ans.»

Bellemare tiendra le fort vendredi

Mathieu Bellemare aura l'honneur d'amorcer les séries éliminatoires... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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Mathieu Bellemare aura l'honneur d'amorcer les séries éliminatoires devant le filet des Olympiques vendredi soir.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Benoît Groulx a fait son choix. Mathieu Bellemare aura l'honneur d'amorcer les séries éliminatoires devant le filet des Olympiques vendredi soir.

Le Shawiniganais a souvent bien réagi en situation de pression cette saison. À son dernier défi, il a excellé pour limiter les Foreurs de Val-d'Or à un seul but. Il a ainsi éclipsé un vieux record de Martin Biron en conservant la meilleure moyenne de la LHJMQ pour un gardien recrue.

«Nous sommes à l'aise avec nos deux gardiens. Nous sentons tout simplement que Mathieu est prêt à relever le défi vendredi.»

Bellemare sera devant le filet dans le premier match des Olympiques contre les Remparts. Y sera-t-il encore pour le deuxième match samedi? Après tout, Benoît Groulx a déjà indiqué qu'il se sentirait à l'aise dans un système d'alternance pendant les prochaines séries.

«Un match à la fois», a-t-il répondu.

La décision du coach a eu tôt fait de réjouir le gardien de 17 ans. «J'ai travaillé fort toute l'année pour commencer les séries. C'est là que ça compte. Ça sera à moi de livrer la marchandise.»

Quand les médias lui ont demandé s'il avait eu une discussion avec son entraîneur à propos du système d'alternance, il a été honnête. «C'est vous qui m'apprenez la nouvelle que je serai le partant [vendredi]. C'est rare que nous sachions qui va jouer avant le jour du match. Je m'en venais vous parler sans savoir qui était le partant.»

Mathieu Bellemare a haussé son pourcentage d'arrêt au-dessus de la barre magique de ,900 dans le dernier match à Val-d'Or. Statistiquement, Bellemare (moyenne de 2,43 et 90,1% d'arrêt) a eu l'avantage sur Mark Grametbauer (2,48 et 89,7%) pendant l'ensemble de la saison même si les chiffres de Grametbauer se sont beaucoup améliorés après son arrivée à Gatineau.

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