La dernière chance de Laplante

Âgé de 20 ans, Yan-Pavel Laplante ne veut... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Âgé de 20 ans, Yan-Pavel Laplante ne veut pas rater sa dernière chance de briller en éliminatoires.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Ça s'est passé pendant le 68e match de la saison 2015-2016 des Olympiques samedi au centre Robert-Guertin.

Âgé de 20 ans, Yan-Pavel Laplante disputait le 251e et dernier match en saison régulière de sa carrière dans la LHJMQ. Sans crier gare, l'émotion a envahi son esprit.

«Ça m'a pris par surprise. Plus le match avançait, plus j'étais émotif, car je réalisais que la fin approchait. J'ai passé cinq ans dans cette ligue. J'y ai vécu les plus gros moments de ma vie. J'ai connu des hauts et des bas. J'ai dû surmonter des épreuves. Les prochaines séries seront celles de ma dernière chance et j'en suis excité. Nous avons un bon groupe de joueurs et nous pouvons nous rendre loin», a dit celui qui aura inscrit 90 buts et totalisé 183 points avec les équipes de Charlottetown, Victoriaville et Gatineau.

Le hockeyeur de Ste-Martine ne veut pas rater cette dernière chance. L'an dernier, il a gagné sa première série en carrière dans le circuit Courteau. Contrairement aux deux autres joueurs de 20 ans des Olympiques - Gabryel Boudreau et Samuel Tremblay -, il n'a jamais participé au carré d'as.

«C'est mon dernier défi qui s'en vient. Je veux en profiter le plus possible. Je viens de connaître ma meilleure saison en carrière avec la meilleure équipe pour qui j'ai joué. J'ai déjà joué avec de bons vétérans par le passé, mais mes équipes n'avaient pas de jeunes talents exceptionnels comme Vitalii Abramov. Aussi, je n'ai jamais évolué avec des joueurs qui avaient déjà fait des finales comme Nicolas Meloche et Gabryel Boudreau. Guillaume McSween a gagné la coupe. Samuel Tremblay a fait une demi-finale. Nous avons beaucoup d'expérience.»

L'entraîneur-chef Benoît Groulx a justement avancé que son équipe connaîtrait autant de succès que ses vétérans dans les prochaines séries.

«Nous avons un groupe de jeunes joueurs qui ont fait leurs preuves durant toute l'année, mais la clé, pour notre équipe, sera le rendement de nos vétérans. Ce sont eux qui doivent traîner l'équipe. Si chacun apporte ses forces, les autres vont suivre. Dans le cas de Pavel, il a acquis suffisamment d'expérience et de maturité pour connaître ses meilleures séries à vie.»

Benoît Groulx possède une bonne brochette de vétérans et il compte se fier à eux. «Notre équipe ira aussi loin que nos vétérans vont nous amener selon leur degré de motivation.»

Toujours à la recherche d'un contrat professionnel, l'ancien espoir des Coyotes de l'Arizona ne manquera pas de motivation à ses derniers pas dans le hockey junior. «Pour moi, tout est à propos des séries maintenant. Ma concentration est axée sur Québec. Il faut y aller une étape à la fois. En cinq ans dans la ligue, j'ai vu des clubs se faire surprendre ou encore se faire remonter.»

Libéré par les Coyotes l'été dernier, il s'agira aussi de sa dernière chance de se faire valoir devant les dépisteurs de la LNH. «À mes débuts, je pensais aux dépisteurs tout le temps. Je réalise maintenant que ça ne sert à rien d'y penser. Plus l'équipe va se rendre loin, plus ça va aider chaque joueur à se faire remarquer.»

En cinq ans dans le circuit Courteau, Laplante n'aura jamais été en aussi bonne position pour imiter les deux autres joueurs de 20 ans des Olympiques. La compétition sera féroce, mais un carré d'as ne relève pas du domaine du rêve.

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