Un dernier voyage avec les Olympiques pour Carrier

Il est débarqué dans le vestiaire des Olympiques à l'âge de 15 ans. Avant même... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Martin Roy, Archives LeDroit

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Il est débarqué dans le vestiaire des Olympiques à l'âge de 15 ans. Avant même de fêter ses 16 ans en novembre, le premier choix du club en 2012 avait gagné la confiance de Benoît Groulx.

Le temps a filé rapidement. Alexandre Carrier a été repêché par les Predators de Nashville. Il est devenu capitaine des Olympiques. Il a été utilisé à toutes les sauces et à profusion. En fin de semaine prochaine, le défenseur de 19 ans fera son dernier voyage en saison régulière dans la LHJMQ. Fier de son protégé, Benoît Groulx le laissera partir chez les professionnels avec un pincement au coeur.

«C'est le meilleur défenseur que j'ai dirigé à Gatineau. Je n'ai aucun doute qu'il va jouer dans la LNH. Il n'est pas flamboyant sur la patinoire. Il n'est pas le plus costaud. Il n'a pas le meilleur lancer ou le meilleur coup de patin, mais il prend toujours les bonnes décisions. Il a été notre défenseur le plus fiable depuis le début de sa carrière. Hubert Labrie et lui sont les seuls à avoir joué des rôles importants chez nous à 16 ans. Même là, Labrie s'est surtout signalé en fin de saison.»

Benoît Groulx se souvient d'avoir insisté pour repêcher Carrier au quatrième rang du repêchage de 2012. Il l'avait vu à l'oeuvre dans le septième match d'une série avec son équipe d'Antoine-Girouard. «Il affichait une grande assurance. Son équipe était en contrôle quand il était sur la patinoire. Alexandre Carrier a connu un seul moment difficile dans sa carrière ici. C'était pendant deux matches à Halifax dans les séries quand il a dû surveiller Jonathan Drouin et Nathan MacKinnon à 16 ans.»

Pour illustrer l'utilité de son général de la défensive, Benoît Groulx vous invite à entrer dans sa tête pendant un match. «Quand nous éprouvons de la difficulté dans notre territoire, tout ce que je souhaite, c'est qu'il touche à la rondelle. Tout va s'arranger s'il l'obtient. Il va réorganiser le jeu.»

Alexandre Carrier n'a pas vu le temps passer depuis son entrée dans la LHJMQ. Contrat professionnel en poche, il a terminé sa saison en beauté avec 25 points en 25 matches depuis janvier. En carrière, il a récolté 135 points en 239 matches.

«Je ne me suis pas rendu compte que la fin approchait. J'ai eu une méchante belle vie à Gatineau pendant quatre ans. Je n'ai eu qu'à m'entraîner, aller à l'école et avoir du plaisir avec mes coéquipiers.»

Le hockeyeur de Varennes se souvient encore des jours qui ont précédé son repêchage à 15 ans. «J'avais eu un dîner avec Benoît Groulx. Il voulait mettre les points sur les 'i' parce que mon agent de l'époque, Gilles Lupien, n'était pas un fan de lui. J'ai changé d'agent et je me suis retrouvé avec Pat Brisson juste avant le repêchage. Je suis vraiment content d'avoir joué ici. Je suis devenu un meilleur joueur. En plus, j'ai appris l'anglais.»

De bons souvenirs

Dans ses souvenirs, Carrier retient la victoire surprise en première ronde des séries contre l'Océanic de Rimouski en 2013. «J'avais 16 ans. Dans la dernière minute du match d'élimination, j'étais sur la patinoire avec Étienne Boutet. Je vais aussi me souvenir de notre victoire contre Val-d'Or après avoir tiré de l'arrière 6-0 après une période quand j'avais 17 ans.»

Avec une poignée de matches à jouer dans le circuit Courteau, Carrier veut s'assurer d'ajouter à sa collection de souvenirs.

«En quatre ans, l'équipe n'a jamais été aussi solide que cette année. Nous avons le talent, la profondeur et la robustesse nécessaire pour faire un bout dans les séries éliminatoires. »

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