Ron Choules fébrile dans son rôle

Avec un peu de chance, le bras droit... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Avec un peu de chance, le bras droit de Benoît Groulx, Ron Choules, pourrait rejoindre Pat Burns au chapitre des victoires dans la LHJMQ. Il en compte déjà 109 en carrière à titre d'entraîneur-chef.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Ce qui est bien quand on devient entraîneur-adjoint avec Benoît Groulx, c'est que le grand patron n'hésite jamais à passer le flambeau durant une saison de hockey.

Que ce soit pour aller faire du recrutement, pour évaluer ses joueurs sous un angle différent à partir des gradins, pour diriger Équipe Canada junior ou encore pour aller voir son fils en Norvège comme c'est le cas cette semaine, Benoît Groulx a toujours raté quelques matches ici et là.

Chez les Olympiques de Gatineau, Ron Choules ne va pas trop s'en plaindre. Il dirigera le deuxième de quatre matches consécutifs en l'absence de l'entraîneur le plus titré de la LHJMQ mercredi à Drummondville. À Boisbriand dimanche, Choules a signé la 109e victoire de sa carrière d'entraîneur-chef pour rejoindre Alain Sanscartier à ce chapitre. S'il peut obtenir deux victoires sur trois à Drummondville, Val-d'Or et Rouyn-Noranda d'ici la fin de la semaine, il rejoindrait le légendaire Pat Burns avec 111 victoires.

«Pat Burns, hein? Wow!» Voilà les premiers mots qui sortent de la bouche de Ron Choules quand on lui mentionne ces statistiques.

L'entraîneur montréalais âgé de 52 ans a du plaisir à diriger la circulation derrière un banc. 

Ses parents lui ont d'ailleurs rappelé comment la vie faisait drôlement les choses quand ils sont venus le voir à Boisbriand dans la victoire de 5-3 des Olympiques dimanche.

«Ils m'ont rappelé que j'avais quitté la maison pour aller jouer à Hull à l'âge de 17 ans et que 35 ans plus tard, je dirigeais la même équipe. C'est le cycle de la vie. J'ai l'intention d'avoir du plaisir. Nous avons un bon groupe de joueurs. Le système de jeu a déjà été bien installé par Benoît Groulx. Je suis content de me retrouver avec lui, un des meilleurs de la profession. Je ne sais pas ce qui va se produire l'été prochain, alors je dois m'assurer de ne pas gâcher la sauce en son absence!»

À part sa première année dans la LHJMQ en 2008 où il a terminé avec 18 victoires en 22 matches pour finir la saison en force avec le Titan d'Acadie-Bathurst, Choules n'a pas vraiment eu l'occasion  de diriger des formations très talentueuses au cours de sa carrière. En incluant les séries éliminatoires, il est rendu avec un dossier de 116-205 en 321 matches comme entraîneur-chef.

Il a enfin la chance de diriger une équipe dynamique et puissante en ce moment. «C'est la première fois que j'ai un club avec autant de talent sous la main. J'ai mangé mon pain noir dans cette ligue. Je pense que je suis presque devenu noir moi-même! Mes clubs ont toujours travaillé très fort. Par contre, la majorité du temps, nous étions en mode défense pour survivre. Avec les Olympiques, nous pouvons imposer notre plan de match parce que nous sommes les agresseurs.»

Contre les Voltigeurs

Les Olympiques (37-15-3) tenteront d'ailleurs d'imposer leur rythme aux Voltigeurs (24-29-2) mercredi alors qu'ils pourront récupérer Gabryel Boudreau, remis d'une blessure qui lui a fait rater quatre matches.

Mathieu Bellemare va toutefois rater un troisième match par mesure préventive. Il sera du prochain voyage en Abitibi. Il devait s'entraîner en après-midi mardi, mais la tempête a causé l'annulation de l'entraînement des gardiens.

Aucune progression à noter pour Austin Eastman et Dylan Callaghan. Ils n'ont pas patiné mardi.

Les Vikings encore champions

Il existe certaines certitudes dans la vie canadienne. Les journées durent 24 heures. Il y a quatre saisons. Vous payerez des impôts. Vous allez mourir. Et si vous habitez l'Est ontarien, vous assisterez à un championnat des Vikings de Casselman.

Champions des séries éliminatoires de la Ligue junior B de l'Est ontarien lors des deux dernières saisons, les Vikings se sont assuré le championnat de la saison régulière de la nouvelle Ligue junior centrale II, lundi soir, avec une victoire de 4-3 à Ottawa Ouest. Avec un match à disputer avant les séries, la troupe de Michel Ruest affiche un dossier impressionnant de 39-3-1. Les Blue Wings de Perth (37-4-2) ne peuvent plus les rattraper au classement de la ligue de 16 équipes.

Parmi les exploits du club cette saison, notons la saison sans défaite (21-0-1) en temps réglementaire à domicile. En marquant en moyenne six buts par match, les Vikings ont évidemment la meilleure attaque de la ligue. En accordant seulement 2,58 buts par rencontre, ils ont aussi la meilleure défensive.

Sur le plan individuel, Sébastien Plante a profité d'une prolifique saison pour s'assurer le championnat des compteurs avec une récolte de 51 buts et 106 points après 42 matches. Il n'a que 18 ans et les clubs du junior majeur courent après lui.

«Il a connu une année incroyable. Cinquante buts et 100 points, on ne voit plus cela dans le hockey. Il tenait son hockey serré dernièrement. Il voulait vraiment se rendre à 50 buts», a expliqué le directeur général Raymond Lavergne.

Ce dernier a travaillé fort durant l'année pour solidifier son noyau de joueurs déjà imposant. Il a surtout greffé des joueurs d'expérience à la jeune équipe qu'il avait en début de saison. Il a notamment été capable d'attirer un ancien choix des 67's d'Ottawa qui jouait dans la NCAA depuis un an et demi. Mark Golberg a inscrit 21 points en 14 matches depuis son arrivée des Tigres de R.I.T. «C'est un jeune homme d'Orléans qui s'est rendu compte qu'il ne ferait pas carrière au hockey. Il avait beaucoup de ses amis dans notre équipe et il voulait venir ici.»

Les défenseurs Nick Clark et Miguel Laurin sont également venus ajouter de la profondeur à la brigade défensive des Vikings par voie de transaction.

«Il fallait ajouter de l'expérience à notre club pour essayer d'aller chercher un autre championnat. Nous avons assemblé les morceaux du casse-tête pour avoir une belle profondeur à toutes les positions. Nous avons de bons entraîneurs, un club en santé et plusieurs joueurs qui ont l'expérience du junior A», a ajouté Lavergne, qui n'aurait jamais cru voir son club si haut au classement après le camp d'entraînement.

Repos avant les séries

Après leur dernier match de la saison vendredi à Alexandria, les Vikings bénéficieront d'un laissez-passer au premier tour des séries éliminatoires. Ils pourront se reposer en masse avant d'amorcer leurs séries le 1er mars.

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