Le Gatinois qui a marqué l'histoire des Olympiques

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Martin Ménard est le deuxième meilleur compteur de l'histoire des Olympiques.

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Trois mille matches. Sept conquêtes de la coupe du Président. Une consécration ultime: la coupe Memorial de 1997.

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Malgré trois autres championnats en 2003, 2004 et 2008, la coupe Memorial n'est jamais revenue à Gatineau.

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Un joueur de la région a joué un rôle vital dans deux championnats remportés par les Olympiques de Hull en 1995 et 1997. Il a ensuite aidé son équipe à soulever la coupe Memorial, se taillant même une place dans l'équipe d'étoiles du tournoi de 1997.

Martin Ménard a 39 ans aujourd'hui. Après quelques années dans les ligues mineures professionnelles, il est devenu représentant chez Coca-Cola à Ottawa. Il est marié et père de deux enfants. Avec le recul, il constate l'ampleur de l'exploit réalisé par son équipe en 1997.

«À la coupe Memorial de Kamloops, en 1995, on s'était fait rincer. Granby avait gagné en 1996, mais avant ça, le Québec n'avait pas gagné depuis 25 ans. On voulait montrer que c'était possible de répéter l'exploit au Québec. Presque 20 ans plus tard, nous (les Olympiques) n'avons pas gagné une autre coupe Memorial. Je réalise à quel point c'est dur de gagner ce trophée.»

Le Gatinois est d'autant plus fier d'avoir remporté le championnat canadien de hockey junior devant ses partisans. «Il y avait du monde dans la cabane dans ce temps-là! Il y avait cinq rangées de partisans debout.»

Ce championnat a-t-il représenté le fait saillant de sa carrière?

«L'année de la coupe Memorial a été la cerise sur le gâteau, mais la journée où on m'a confirmé ma place chez les Olympiques a été la plus belle de ma carrière. Natif de Gatineau, j'ai grandi en admirant Luc Robitaille et Guy Rouleau. Je ne pensais jamais devenir membre de cette équipe.»

Il se trompait royalement. Après 3000 matches, il demeure le deuxième meilleur compteur de l'histoire de la franchise des Festivals/Olympiques de Hull/Gatineau avec 378 points en 194 matches. Luc Robitaille le devance avec 424 points. En séries éliminatoires, Ménard a été tout aussi dominant avec 87 points en 53 parties.

«On disait que j'étais trop petit à 5' 8" (1,73 m) et j'envisageais la route des collèges américains. Je n'ai donc pas été repêché dans la LHJMQ et j'ai joué avec les Sénateurs d'Ottawa dans la Ligue centrale à 17 ans. Claude Julien était mon entraîneur. Pierre Dorion était directeur général.»

Julien est devenu entraîneur adjoint à Robert Mongrain l'année suivante et il a suggéré à Ménard de le suivre chez les Olympiques. «J'avais peur de perdre mon admissibilité dans la NCAA, mais Charles Henry m'a promis une place avec l'équipe et il m'a fait signer un contrat.»

Ménard a inscrit 100 points à sa première année avec les Olympiques. Il a enchaîné avec des saisons de 137 et 141 points. «Je dois beaucoup à M. Henry. C'est un monument. Il s'est toujours assuré d'avoir des équipes gagnantes. Il a été l'architecte de tout ça.»

Son moment le plus émotif en carrière est survenu juste avant la finale de la Coupe Memorial contre Lethbridge. Le noyau de l'équipe avait été sensiblement le même depuis trois ans et le moment de vérité était arrivé.

«Nous avions fait la période de réchauffement avec des chandails de pratique. Quand nous sommes rentrés dans la chambre, Claude Julien nous a remis nos chandails de match. Il a demandé à chacun d'entre nous ce que ça représentait de l'enfiler pour la dernière fois. La moitié des joueurs pleurait dans la chambre!»

Menés par les Christian Dubé, Pavel Rosa, Martin Ménard et le gardien Christian Bronsard, les Olympiques ont gagné le match décisif 5-1.

Malgré trois autres championnats en 2003, 2004 et 2008, la coupe Memorial n'est jamais revenue à Gatineau.

Martin Ménard, lui, se dit choyé d'avoir écrit quelques chapitres de l'histoire glorieuse de l'équipe de sa région.

Charles Henry, le pilier de l'organisation

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Charles Henry a été directeur général et/ou gouverneur de l'équipe pendant 1760 des 3000 premiers matches de la franchise.

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Quand il est débarqué chez les Olympiques de Hull avec Wayne Gretzky comme nouveau propriétaire au début de la saison 1985-1986, l'équipe outaouaise n'avait pas gagné une série éliminatoire en 12 ans d'existence.

À sa première année, avec Pat Burns comme entraîneur-chef ainsi que Guy Rouleau et Luc Robitaille comme fers de lance, les Olympiques ont gagné leur premier championnat sans subir la défaite en 15 matches des séries éliminatoires.

Charles Henry a remis sa démission aux Olympiques avant la saison 2010-2011. Il a été directeur général et/ou gouverneur de l'équipe pendant 1760 des 3000 premiers matches de la franchise. À ce jour, les Olympiques demeurent l'organisation la plus titrée de la LHJMQ avec sept bannières de la coupe du Président.

«Quand je suis arrivé, il fallait changer la mentalité de l'équipe. Notre premier geste a été de changer les couleurs de l'équipe. Nous avons emprunté les couleurs des Raiders d'Oakland dans la NFL. Les Kings de Los Angeles ont repris nos couleurs par la suite! Notre philosophie était d'essayer de gagner chaque année par respect pour nos partisans», a dit Charles Henry cette semaine avant de s'envoler vers la Floride avec Walter Gretzky, père de la Merveille.

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